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Daemon X Machina - Test

Des combats de robots armés de flingues et d'épées dans un monde post-apocalyptique et une ambiance d'anime japonais. Voilà la promesse de Daemon X Machina qui propose un soft assez rare sur la Switch. Promesse tenue ? Pas tout à fait.

La première bande-annonce de Daemon X Machina (DMX) présentée à l'E3 avait de quoi enthousiasmer les possesseurs de l'hybride de Nintendo. Il faut dire qu'en dehors de ses licences phares, la Switch manquait de jeux plus adultes et orientés action. Mais malheureusement, on ne peut pas dire que le soft soit à la hauteur des espérances.

Le jeu débute par une séance de création de personnage. Vous pouvez choisir à peu près tout, du sexe à la taille des sourcils, en passant par la voix et la  couleur de la tenue. Ensuite, vient la personnalisation de votre mécha, aussi nommé "Arsenal" que vous piloterez pendant les missions. Pour l'instant, peu d'options en dehors de la couleur mais ça ira mieux ensuite.

"Et la Lune regardait par terre"

Et vous voilà propulsé après quelques lignes de dialogue dans votre première mission-test pour savoir si vous êtes digne d'être un Outer, un mercenaire chargé de détruire les IA ennemies. L'occasion, avant de faire un point sur le scénario, de tester le gameplay. Globalement de ce côté là c'est assez bon, votre robot se déplace bien, les commandes sont assez complexes, notamment pour switcher vos armes, mais on s'y fait rapidement et le système de visée est plutôt intuitif. Mais on remarque déjà le premier problème: les personnages secondaires vous parlent pendant les batailles. Beaucoup. Si on n'écoute pas attentivement les voix en anglais ou en japonais selon le réglage, il faut jeter un oeil dans le coin inférieur gauche pour suivre le dialogue, ce qui n'est pas très pratique. Ils vous donnent pourtant des infos parfois importantes sur votre mission, ou sur le scénario.


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Conséquence: on rate quelques détails alors que l'histoire est assez complexe. Pour faire simple: la Lune est tombée ce qui a fait quelques dégâts. Les machines se sont rebellés contre les Hommes et certains humains ont obtenu des capacités surdéveloppées. Pour reconquérir le monde, les autorités incarnées par des consortiums en concurrence engagent des mercenaires qui eux mêmes se montent en groupe. Le tout sous la supervision de l'Orbital, une force soi-disant neutre. Et ça va peut être vous surprendre, mais ce type de situation crée des tensions et tout menace d'exploser n'importe quand.

Nous n'en dirons pas plus sur le scénario pour ne pas gâcher la surprise mais quand on passe sa complexité initiale, et le fait qu'il soit présenté via de longues scènes de dialogues parfois mal jouées avec zéro mise en scène, il n'est pas inintéressant.

Transformers low-cost

En revanche, un autre défaut de DMX, c'est son aspect technique. Evidemment, la Switch ne cherche pas à rivaliser avec les consoles concurrentes en termes de graphismes, et les développeurs ont eu la bonne idée d'apporter une direction artistique type "anime" pour gommer ces limitations, mais là c'est vraiment limite. Les environnements sont pauvres, les textures parfois grossières et  les animations faciales très limitées. En plus de ça, les design des méchas et de la plupart des ennemis sont assez basiques. Même les changements apportés à votre Arsenal sont assez peu visibles tant l'aspect général est bordélique et sans âme. Quand à la personnalisation de votre personnage évoqué au début de cet article, n'y prêtez pas trop attention, en dehors du hangar qui sert de hub, vous ne le verrez quasiment jamais, il restera dans son robot la plupart du temps.

Même chose pour son nom, vous aurez vite fait d'oublier celui que vous avez choisi puisque tout le monde vous appelle Rookie (le bleu), et ce même une fois bien avancé dans l'aventure quand vous êtes un mercenaire qualifié.

Ajoutez à ça une musique hard-rock dynamique mais vite soûlante, qui ne s'arrête jamais même pendant les phases de hub pourtant plus calmes.


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Des petits détails mais qui gâchent l'expérience de jeu, surtout que comme les missions ont toutes tendances à se ressembler, on peine à se motiver à en lancer une nouvelle une fois de retour dans le hub. Il existe les missions principales qui fonctionnent sur un mode linéaire: chaque mission débloque la prochaine. Et les missions libres qui font office de quête secondaire pour gagner plus d'argent et d'équipements. Mais même quand on vous propose une mission d'exploration ou d'infiltration, le but est le même: buter tout le monde. Et même si les combats ne sont pas trop mal faits, on se lasse vite.

Pour les amateurs de customisation, il reste la possibilité de booster son Arsenal et même son personnage avec des améliorations chirurgicales, de nouveaux équipements, d'autres à crafter etc. Mais tout passe par plusieurs menus très complexes où on a peine à savoir exactement quoi faire. Le fait que les armes aient des noms complexes (certainement plus réalistes) n'aide pas à les identifier. (Je connais pas, moi, le HPM-101-FW, dites-moi juste "gros fusil d'assault").


DR.

Pour résumer, une direction artistique sympa qui limite la casse des graphismes limités, un scénario intéressant mais mal raconté et beaucoup de petits défauts qui parasitent toute l'expérience. Dommage pour un jeu qui avait de belles idées.

A propos de l'auteur

Je regarde plein de films et sur mon temps libre je suis journaliste. J'ai eu peur devant Paranormal Activity et je me suis endormi devant Interstellar. Mes goûts n'engagent que moi.

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