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No Man's Sky - Dans l'espace personne ne vous entendra farmer ...

Attendu comme le messie par une armée de joueurs PC et PS4, No Man’s Sky a enfin daigné pointer le bout de son nez. L’attente valait-elle la peine ou le jeu aurait-il, comme tant d’autres, été survendu ?

Petit rappel du principe de No Man's Sky pour les retardataires : aux commandes d'un vaisseau spatial capable de sauter de galaxie en galaxie, vous explorez des planètes générées procéduralement (comme de l'aléatoire mais le résultat est le même pour tout le monde) afin d'atteindre le cœur de l'univers qui recèle un étrange secret. Autant vous le dire tout de suite, vu le grand nombre de planètes présentes dans le jeu (18.446.744.073.709.551.616 pour être précis) et le temps de jeu annoncé par les créateurs d'Hello Game d'une centaine d'heures, nous n'avons pas eu le temps d'atteindre l'objectif ultime du jeu. Mais ne dit-on pas que le voyage importe plus que la destination ? Alors, en voiture Simone !



Voici le point de départ de votre aventure : votre vaisseau est cassé sur une planète quelconque et il faudra le réparer

Dès le début, le jeu vous lance dans le vif du sujet : vous êtes sur une planète inconnue et votre vaisseau est cassé, totalement inutilisable ne serait-ce que pour quitter la planète alors ne pensez même pas effectuer un saut vers une autre galaxie. Pour cela, il vous faudra récupérer les ressources présentes sur la planète avec votre Multi-Outil, pistolet hybride permettant d'extraire les ressources aussi bien que d'attaquer les quelques ennemis que vous croiserez. Une fois le vaisseau réparé, il faudra ensuite acquérir de nouvelles technologies pour pouvoir effectuer les fameux sauts et rentrer dans le vif du sujet. L'exploration pourra ainsi commencer, vous menant de planètes arides avoisinant les 70°C le matin à celles plus fraiches tournant à -85°C en pleine nuit, avec des risques de tempêtes sur la pointe du Cotentin, mais je m'égare. Ces planètes seront l'occasion de découvrir des paysages variés et parfois splendides, malgré un moteur graphique que l'on pourrait qualifier de « léger ». En tant que colons sur ces planètes hostiles, vous aurez l'opportunité de découvrir officiellement ces planètes ainsi que la faune et la flore les composant et même de les renommer si l'envie vous en prend. C'est marrant cinq minutes mais on s'en lasse vite et on ne touche plus aux noms des planètes, leur préférant les noms aléatoires choisis par le jeu. Mais en uploadant (ou téléversant, pour nos amis immortels de l'Académie Française) vos découvertes, vous aurez quelques crédits en récompense et là, on dit tous en chœur « Merci No Man's Sky ! ».


Le menu Pause recense toutes les planètes et espèces que vous avez pu découvrir

Une fois au sol, le joueur dispose de 3 « outils » principaux : le Multi-Outil, l'Exocombinaison et le vaisseau. Vous pouvez gérer l'inventaire de ces derniers ainsi que leurs upgrades à partir du même écran, une upgrade vous faisant perdre un espace de stockage. Il faudra bien choisir car les emplacements sont limités et n'augmentent pas très vite. Il ne sera ainsi pas rare, dans les premières heures de jeu, de passer de longues minutes à transférer des ressources entre la combinaison et le vaisseau afin d'optimiser les emplacements disponibles. A noter qu'un emplacement du vaisseau permet de stocker le contenu de deux emplacements de la combi … Bref, c'est un peu déroutant, surtout vu le grand nombre de ressources disponibles sur les planètes comparé à celles qui vous seront réellement utiles dans le jeu. Vous apprendrez cependant très vite quelles ressources sont critiques (Plutonium, Carbone, Thamium 9, etc.) et à bien les agencer mais les premières heures seront néanmoins pénibles. Comme évoqué un peu plus haut, vous récoltez les ressources directement sur les planètes, ou dans l'espace sur des astéroïdes,  à l'aide de votre Multi-Outil mais gare, les sentinelles rôdent. Il s'agit de robots qui patrouillent sur les planètes en plus ou moins grand nombre dépendant de la quantité de ressources rares s'y trouvant : plus il y a de ressources, plus il y a de sentinelles ; alors ne vous gavez pas trop devant elles ou elles vous le feront regretter et vous pourriez passer de vie à trépas. Mais rassurez-vous, la mort n'est pas trop punitive : le système est comparable à celui des Darks Souls et il vous faudra retrouver votre tombe, sur terre comme dans le ciel (amen), pour récupérer votre inventaire.


Au début du jeu, l'espace disponible dans l'Exocombinaison est assez limité ...

Et ça, c'est la partie fun du jeu : l'exploration, le craft, la rencontre avec les aliens dans les spatioports pour acheter divers produites ou vaisseaux. Mais hélas, tout n'est pas rose : tout d'abord, en dépit de leur variété, certaines planètes finissent par se ressembler à d'infimes nuances près et d'autres nous sont apparues comme carrément vides ou peu s'en faut. De même, le système de craft, aussi intéressant soit-il avec les éléments naturels que nous connaissons, nécessite de chercher certaines ressources pendant assez longtemps et parfois même à l'autre bout de la planète et là, c'est le drame. Il n'est pas rare de se retrouver à devoir traverser une planète, nous forçant ainsi à passer 10 minutes à piloter le vaisseau au–dessus d'une planète dont le relief et la surface chargent sous nos yeux … Ça casse un peu la beauté des paysages de les voir charger à grands renforts de traits noirs le temps que le chargement soit complet. Toujours concernant le vaisseau, les combats spatiaux ne sont pas extrêmement maniables, ni très dangereux car il suffit de s'éloigner des assaillants pour qu'ils vous oublient malgré un système d'indice de recherche proche de GTA. Pour finir, la plus grande critique que l'on pourrait formuler est que le jeu est ultra-répétitif de la mort ! On saute dans une nouvelle galaxie, on analyse les planètes qui la composent, on y atterrit, on prend nos ressources et nos upgrades, on va voir les voisines si elles sont intéressantes et on saute encore, et encore, et encore, et encore, et encore …


Oooooh un ... un arbre ... ?

On pourrait ainsi reprocher à No Man's Sky son manque d'objectif réel à court ou moyen terme ne réussissant pas à motiver pleinement sauf peut-être l'envie d'améliorer les capacités de stockage du vaisseau mais ils valent cher donc il vous faudra farmer ou partir explorer les planètes pour trouver des upgrades de l'Exocombinaison disséminées au hasard sur les planètes. Hello Games semblait avoir entendu les critiques et avait annoncé, il y a quelques semaines, que du contenu additionnel serait prochainement ajouté via des patches gratuits et non des DLC payants … Avant de faire volte-face, sans doute après avoir réalisé la manne financière que cela représentait, en annonçant qu'ils allaient peut-être faire des DLC. Seul l'avenir nous dira ce qu'il en est réellement.


Voici un Gek, l'une des trois races présentes dans le jeu

Bilan mitigé donc pour ce No Man's Sky qui nous a clairement été survendu, tant par Hello Games que par Sony. Les défauts et promesses non tenues sont légions mais HG promet du nouveau contenu prochainement (patch ou DLC ? mystère), wait & see ... Cependant, le jeu se veut contemplatif et réussit ce pari en permettant de décompresser après la journée en explorant des planètes variées. Bref, NMS est un jeu zen dans lequel il fera bon se perdre à condition d'avoir du temps à y consacrer (ne pensez pas vous y mettre juste pour 5 minutes) et de ne pas être rebuté par des mécaniques répétitives ou un prix assez élevé pour un jeu indé.

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A propos de l'auteur

Métalleux confirmé // PlayStation lover // Bouffeur de manga // Cinéphile mais pas zoophile // Codeur professionnel // Lecteur électronique et câlineur de chatons since 1987.

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