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Amped 3 - Test

Surtout réputé pour le premier épisode axé simulation, Amped 3 marque un virage dans la série. Fun, humour, et gros tricks sur pistes noires !

Les programmes de self-destruction tels que Jackass, Dirty Sanchez ou bien encore CKY semblent passés de mode. Pour les médias seulement, qui ont fait le tour de la question. Il s'agit désormais d'un véritable état d'esprit, très présent dans le monde des « riders ». Amped 3 s'appuie sur ce courant pour nous offrir un jeu de snowboard décalé, très orienté arcade.

Oh... le pied d'un arc en ciel !
Oh... le pied d'un arc en ciel !
La série des Amped a vu le jour en 2002, avec un premier opus qui avait fait l'unanimité : graphismes soignés, jouabilité subtile et durée de vie conséquente. S'ensuit un deuxième épisode dans la même lignée. En 2005, la série refait son apparition avec ce troisième volet qui marque un réel changement de direction. Deux minutes de jeu, et une descente de piste plus tard (déguisé en lapin rose), et l'on aura compris qu'à aucun moment les développeurs n'ont décidé de se prendre au sérieux. On va donc incarner un snowboarder, qui ne quitte jamais le reste de sa fine équipe, composée de personnes loufoques aux délires douteux.

Dès les premières descentes, on constate qu'enchaîner les tricks se fait sans difficulté. Quelques combinaisons simples, bien connues des habitués de ce genre de jeux (cf. la série des Tony Hawk), suffisent à rentrer des combos impressionnants à base de Method 1080° to Boardslide to Switch Nose Manual, ou autres rotations, grabs et slides. La prise en main immédiate est donc très agréable, et ravira les plus impatients. Au fur et à mesure de l'avancée du jeu, les possibilités se font plus grandes, et le panel de tricks s'étoffe (on pourra même faireTricks en haute altitude au programme
Tricks en haute altitude au programme
ralentir le temps à la sauce Matrix pour gérer au mieux ses combinaisons). Les éléments du décor peuvent à peu près tous être utilisés pour sauter ou slider. Certaines pistes offrent également la possibilité de réaliser des sauts surhumains de plusieurs centaines de mètres, au cours desquels on aura tout le temps de faire grimper le score au maximum (toujours très jouissif). On débloquera également de nouveaux moyens de locomotion tels que la moto neige, la luge, on encore la bouée gonflable.

Notre rider aura l'occasion d'évoluer sur sept domaines skiables différents (dont Avoriaz, cocorico). Ces vastes étendues offrent une réelle sensation de liberté. Il est en effet possible d'accéder facilement à n'importe quelle partie du domaine. L'action n'est en aucun cas linéaire et le joueur est entièrement libre de ses déplacements. Le joueur pourra alors se retrouver seul au fin fond de la montagne, avec pour seul ami sa planche de snow, à dévaler la poudreuse et à enchaîner les tricks. On regrettera toutefois que les différents domaines soient assez similaires, un peu plus de diversité dans les décors n'aurait pas été de trop. Skieurs et snowboarders viendront se mêler à la partie, et leur fréquentation dépendra du lieu où l'on se situe sur la carte. Les graphismes ne sont pas transcendants et les textures sont plutôt grossières. Le style des personnages très « cool » et les décors colorés donnent malgré tout de la cohérence à l'ensemble. On notera quelques bugs d'affichages et de collision. Par exemple notre champion aura quelques fois tendance à se retrouver bloqué au milieu d'un tronc d'arbre...

Eh le p'tit cul de dos, tu viens rider ?
Eh le p'tit cul de dos, tu viens rider ?
L'histoire principale complètement tordue est semée de « cut scenes » au style graphique assez sympathique (montages photos, collages, dessins animés) que l'équipe de développement a sûrement eu un malin plaisir à réaliser. La trame principale est alors prétexte à réaliser de nombreux défis, pour certains conventionnels (réaliser un certain score en un temps limité, battre un rider pro, collecter des items, etc...), et pour d'autres innovants. Parmi ceux-ci, on retrouvera une descente en parapente, une poursuite à moto neige, ou bien encore une épreuve où il faudra infliger le plus de dégâts à son personnage en lui faisant subir la chute la plus lourde possible. Le fun est alors au rendez-vous, mais la jouabilité ne suit pas vraiment, et certaines épreuves peuvent à la longue devenir agaçantes. Comptez une douzaine d'heures pour finir le jeu en solo, ainsi que quelques heures supplémentaires pour réaliser tous les défis, et débloquer tous les succès (qui restent assez accessibles dans l'ensemble). À noter le manque cruel de mode multi-joueurs sur le Live.

Au final, Amped 3 est un jeu distrayant, agréable, qui vaut largement les quelques euros qu'il coûte actuellement. Sans révolutionner le genre, il apporte son lot de nouveautés et possède une vraie personnalité. Alors que certains seront déboussolés, d'autres seront conquis par ce jeu à l'ambiance singulière.

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