7.5/10

Army of Two : The 40th Day - Test

Les délices sanguinolents et salés que proposent Army of Two : The 40th Day  sont dans le haut de la catégorie et méritent qu'on s'y attache. Dommage que le jeu ne rencontre toujours pas son public. Nous on aime même si c'est un peu court.

Army of Two est un jeu développé par EA Montreal qui n'avait déjà pas rencontré son public lors de sa première édition. EA croyant toujours au potentiel de cette licence à laquelle nous avouons ne pas être indifférents chez Krinein, ils remettent le couvercle avec un numéro deux qui sort donc au cœur de l'hiver pour notre plus grande joie. On va pouvoir enfin taper du méchant avec les pieds au bord de la cheminée pendant ces longues heures de solitude que le froid nous octroie lorsqu'il bloque gentiment nos portes.

Rendez vous pour une destination exotique pour commencer puisque nos deux mercenaires inséparables atterrissent à Shanghai pour démarrer leurs sombres aventures. Jusque là ce n'est qu'un contrat des plus banals, il n'y a qu'a le remplir,
empocher le pognon et se faire la malle. Un jeu d'enfant pour Rios et Salem qui si vous vous le rappelez bien  sont des garçons plutôt efficaces puisqu'à eux deux il représentent une armée. Mais c'est là que les choses se compliquent puisqu'à peine le boulot effectué c'est le début d'un sacré feu d'artifice qui provoque l'effondrement de la civilisation dans ce coin du monde célébré pour ses nombreux buildings bien trop hauts. C'est donc l'occasion de se remettre en mouvement pour nos deux partenaires shootés à l'adrénaline qui se jettent immédiatement dans une action brutale et infinie. "It's time to kick it"

Malgré son bide commercial assez concret, le premier volet mettait en avant un gameplay assez agréable qui tirait vers le Gears of War et permettait un certain nombre d'actions dans la dévastation la plus totale et la célébration des marchands de morts. En bon mercenaire il vous était donné la possibilité de tout faire péter du bout de votre gâchette dans un univers relativement joli. On reprends la même recette donc et on recommence. De l'action donc, en coop bien sûr, que ce soit avec l'IA ou avec un ami. Dans un cas comme dans l'autre le principe est assez efficace. On lui reprochera peut être de ressembler d'un peu trop près à un Gears of War 2
ce qui n'est pas un problème sur PS3. En plus de se frayer un chemin au milieu des décombres fumantes de la citée des affaires, il vous faudra sauver des otages et autres petites douceurs  que la vie vous réserve. En fonction de ces objectifs principaux ou secondaires vous empocherez de l'argent et tendrez vers une moralité plus ou moins entendue entre vos deux molosses. Il sera donc possible de finir l'aventure fâchés n'est ce pas, ce qui donne un peu de piment à l'histoire. Si certains choix moraux se comprennent assez bien d'autres seront un sacré dilemme incompréhensible. De plus il vous sera assez complexe de comprendre un personnage virtuel malgré sa présence constante à vos côtés. En effet il est un peu difficile de savoir si Rios aime les animaux avant de buter le tigre du zoo pour récupérer des munitions. L'un dans l'autre ce n'est pas très grave de toute façon et ce n'est qu'un gadget dans un jeu déjà bien réalisé. Un petit plus comme la customisation totale de vos armes, qui ressemble à la convention annuelle internationale des marchants d'armes à Dubai. Un arsenal complet donc au service de gros malades de la violence. Et il faut bien avouer que c'est très fun à jouer comme rôle.

Le jeu est assez joli en plus de tout cela. Certes on reconnait un certain cubisme à l'architecture environnante qui nous donne cette impression de faux parfois légèrement cartoonesque. Les effets de flammes entre autre sont quasiment en cell-shading si on y regarde de plus prêt. Cela rend le spectacle des explosions un peu plus poétique ce qui n'est pas à déplorer lorsque le ballet que forment ces dernières semble infini. Ce n'est pas pour nous déplaire donc. On irait même jusqu'à trouver cette esthétique léchée par moments. Il reste à déplorer toutefois, et ce au
milieu de tant de joyeuses nouvelles, un aliasing assez prononcé qui gâche légèrement le plaisir précédemment évoqué. Et bien qu'agréablement modélisés, les personnages ou les environnements ne sont pas à la hauteur de la dernière génération de jeux de shoot. Après on aime ou on aime pas la troisième personne mais il faut avouer que celle ci est très agréable à regarder même si Rios prend une grosse moitié de l'écran avec son dos de bodybuilder. On apprécie aussi les passages comics qui sont intercalés dans le roman que forme l'histoire et qui donnent les implications des différents choix moraux en images à la façon d'un inFamous ou du passage manga de Kill Bill. Ces images propres et crayonnées rendent la guerre un peu moins froide tout en lui apprêtant un éventail un peu plus vaste de cruautés plastiques. Bien vu pour donner un coup de pouce à l'ambiance déjà bien oppressante de la musique que l'on entend à peine le reste du temps et qui pourtant n'est pas si mal orchestrée. 

Le Multi ne propose pas grand chose de plus que n'importe quel mode de jeu similaire dans un jeu de guerre. Certes il a ses petites particularités comme le mode horde qui vous proposera de faire partie de diverses équipes dans divers modes sur un ensemble de 16 manches consécutives. Parfois du coop online à 4 et parfois un mode étrange où on se fait bourriner par des salves de méchants dans un milieu
fermé où se cacher est particulièrement difficile. Le MMC reste probablement le mode qui nous prendra le plus aux tripes puisqu'il s'agit de former le meilleur duo de soldats dans diverses arènes assez vastes pour la plupart. Un petit plaisir qui rajoute une bonne dose d'adrénaline donc même si on regrettera l'interface sommaire de ses écrans. Le solo reste donc le grand gagnant de ce deuxième essai de la franchise malgré ses sept heures de durée de vie. Il semble toutefois que le potentiel de rejouabilité soit assez énorme puisque outre le faire seul ou a deux, les choix et stratégies à essayer possèdent un éventail assez large pour être noté Il ne sera pas toujours évident de sauver tous les otages car vos adversaires peuvent se montrer très rapides et vindicatifs, surtout en augmentant le niveau de difficulté. Seul reproche concernant ces derniers: Ils ne sont pas très variés et il devient assez facile de trouver les techniques infaillibles pour les écraser rapidement. A part cela, que du plaisir et des armes a gogo (je vous conseille la version Vegas du fusil à pompe c'est la classe).

Dommage donc que ce soft de début d'année ne marche pas auprès du public concerné lequel a du se réserver pour d'autres délices sanguinolents et salés. Pourtant, ceux que proposent Army of Two : The 40th Day  sont dans le haut de la catégorie et méritent qu'on s'y attache. C'est d'autant plus le cas avec son coop efficace qui permet de passer quelques très bonnes soirées en mode carnage avec un ami.

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