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Ary and the Secret of Seasons - Test Switch

Avec sa belle palette graphique très colorée, son exploration assez poussée et des mécaniques de jeu potentiellement intéressantes basées sur les changements de saison, Ary and the Secret of Seasons avait beaucoup pour séduire. Malheureusement, le résultat n'est pas du tout à la hauteur de ce potentiel.

Beaucoup sur internet ont évoqué les nombreux bugs ou défaut techniques du jeu : moitié du personnage qui diparaît, murs qui se traversent, temps de chargements terriblement longs et fréquents, sauts imprécis, et j'en passe. Sur Switch, je confirme leur existence, mais bizarrement ce n'est pas ce qui m'a le plus dérangée.

Ainsi, après une introduction moyennement engageante, même si l'histoire n'est pas mal - une gamine part à la recherche de son frère disparu et se voit procurer le pouvoir de manipuler peu à peu toutes les saisons - on est assez gêné par l'absence presque totale de tutorial ou d'accès à un menu descriptif des commandes. On ne sait pas ou plus quel bouton fait quoi, alors on tâtonne, on galère un peu, ce qui est peu agréable. Ce n'était pourrant pas compliqué de mettre une petite image récapitulative dans le menu. Mais bon, on finit par y arriver et on avance.


Créer une zone hivernale fera apparaître des voies d'accès .

Cependant, là, on bute encore sur l'accès à la carte. Dans tout jeu d'exploration, l'accès à la carte est quand même assez essentiel. Or, dans Ary and the Secret of Seasons, si une petite carte réduite est présente en bas de l'écran, elle est carrément trop petite. Et bon courage pour accéder à la carte entière. Aucune commande directe n'a été créée pour ça, donc en plus d'avoir dû chercher le bouton d'accès, j'ai découvert ensuite qu'il fallait 3-4 appuis pour enfin la voir. Mais bon, on finit par faire avec et on avance.

Cependant, encore une mauvaise suprise : la caméra. Très vite on remarque qu'il n'y a pas de caméra automatique et qu'on doit régler la vue soi-même, ce qui est très bien pour un jeu d'exploration en principe. Mais euh, c'est quand même bien quand la liberté des commandes se complète avec une caméra automatique. En allant dans les réglages, on arrange ça avec un certain soulagement, pour vite reperdre espoir quand on voit le résultat très minimaliste. Bref, on arrive rarement à courir droit et les sauts latéraux en deviennent bien plus difficiles. Mais bon, on s'accroche encore et la récompense arrive... un peu.


Peu à peu, on aura les 4 saison à disposition avec chacune de ses propriétés.

On savoure le premier donjon, ses mécaniques, même si elles n'ont rien de très difficiles, on apprécie les mini-quêtes, les coffres à dénicher, les marchands qui permettent d'améliorer son équipement. Le scénario avance bien, les quelques cinématiques, même si elles s'adressent aux plus jeunes, sont chouettes, la bande-son est prenante. Mais ça reste limité : les combats ne nécessitent aucune tactique et le bestiaire est très pauvre. De plus, si le jeu est parfois trop dirigiste, on est parfois très désemparé sur ce qu'il faut faire, notamment à Ostara dans le donjon aquatique, ou aussi dans le monde de l'hiver où on se demande pourquoi on ne peut plus utiliser le cristal de l'hiver soudainement, alors qu'on voit de nombreuses pierres d'activation. Autre bug ?

Alors, inéluctablement, on finit ainsi par se lasser et perdre le goût de continuer à avancer. C'est en général le signe majeur d'un jeu raté : quand on n'a plus envie d'y jouer. Quels que soient les défauts d'un jeu, tant qu'on a envie d'y rejouer, c'est qu'il est pour l'essentiel réussi. Je suis probablement très subjective vu que Ary and the Secret of Seasons est principalement adpaté à un public jeune, donc je serai assez indulgente, et cela d'autant plus que la durée de vie est relativement longue. Comptez facilement 15H, voire plus de 20H si vous faites toutes les mini-quêtes. Mais pas plus indulgente que ça quand même.

Bref, totalement dispensable, Ary and the Secret of Seasons ne vaudra le détour que si vous êtes un(e) maniaque de l'exploration, que vous êtes plutôt jeune et que vous attendez que le prix un peu trop élevé baisse. Dans le genre, préférez néanmoins sur Switch le majestueux RiME ou les légendaires Zelda.


Des donjons sympas qui compensent les nombreux défauts techniques.

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A propos de l'auteur

Aventures, enquêtes, mille et une énigmes, réflexion ; jeux aux thématiques profondes, originaux, décalés, indépendants, telles sont mes passions. De temps à autres, aussi du 100 % action. Féministe avertie, assoiffée de justice, je rejette toute forme de discrimination ; donc j'écris aussi en manga, BD, cinéma, livres, séries ou jeux de société.

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