9.5/10

Assassin's Creed Brotherhood - Test

La suite des aventures d'Ezio Auditore qui nous entraîne dans une nouvelle vengeance à travers l'Italie de la Renaissance. Une immersion intense grâce à des décors superbes et à une ambiance brillamment retranscrite.

Doit-on encore présenter le charmant mais néanmoins dangereux Ezio Auditore, l'héritier d'Altaïr ? Assassin's Creed II nous avait fait découvrir ce personnage et ce nouvel opus est la suite directe de ses aventures. Nous retrouvons donc Ezio et Desmond, son descendant qui l'habite pour nous grâce à l'Animus (la machine qui lui permet de revivre les fragments de mémoire de ses ancêtres), exactement au moment où on les avait laissés à la fin du tome 2. Le titre ne précise pas qu'il s'agit d'un troisième épisode et ça n'est certainement pas un hasard, car il y a peu de différences avec le volume précédent ; on a donc le sentiment en jouant et en retrouvant l'ambiance instaurée dans Assassin's Creed II qu'il s'agit plutôt d'un épisode 2.5.


Quelle belle vue !

Avant d'attaquer le contenu du jeu, accordons-nous un petit aparté pour que je vous raconte un peu ma vie de joueuse : j'ai eu, lors des premières manipulations, des difficultés décourageantes avec les mouvements du personnage, vu que j'avais joué aux deux précédentes aventures sur console et que pour celle-ci, le PC serait mon outil...J'en avais presque les larmes aux yeux en pensant que ce handicap allait me gâcher tout le plaisir (vous allez penser que sur Krinein, on a deux mains gauches). Après quelques heures de jeu, commençant à me sentir un peu plus dégourdie, je peux rassurer ma famille et mes amis, je ne suis plus triste. Et je vous rassure par la même occasion, si j'y suis arrivée, n'importe qui peut se débrouiller avec les combinaisons de touches. Mais si vous aussi, vous avez besoin d'un peu de pratique avant de vous sentir à l'aise avec les commandes, n'hésitez pas à pratiquer le mode Entraînement virtuel disponible dans l'Animus. Celui-ci vous permettra de progresser et d'intégrer de nouvelles techniques, de remporter aussi des récompenses. Au programme : de la "course libre"; des "assassinats discrets", de la "localisation" (de la récupération de drapeaux en fait) et des combats.


Le bourreau s'est taché
Avant de s'occuper du ténébreux Ezio et de ses bondissantes et sanglantes missions, faisons un détour par LA nouveauté proposée dans cet opus : le mode multijoueur. Je vous le dis d'emblée, en général c'est pas trop ma tasse de thé, je suis une joueuse solitaire, mais par acquis de conscience (bon, d'accord par curiosité un peu aussi), j'y ai fait un tour. Petit tour qui s'est finalement transformé en intérêt soutenu (à la limite de l'obsession), car ce mode de jeu est un brin addictif. En quoi consiste-t-il ? Tout simplement en une sorte de Killer géant dans l'ambiance Renaissance découlant du jeu principal. Néanmoins, le mode multijoueur est déconnecté de l'aventure principale, il n'y a pas d'interaction entre les deux modes.

Dans le scénario du mode multi, on est un agent d'Abstergo (les vilains Templiers de notre époque), pour contrer « l'armée » d'Assassins qui s'agrandit, nous incarnons donc des agents triés sur le volet, installés dans des Animus (en latin faudrait dire Anima, il me semble pour le pluriel) et envoyés dans le passé pour s'entraîner en s'entretuant. De nombreux personnages sont jouables, féminins comme masculins, certains autres sont déblocables en augmentant de niveaux, l'expérience que vous allez acquérir au fur et à mesure des parties vous permettra d'obtenir de nouvelles compétences comme le Déguisement ou
La courtisane est fâchée
les Bombes Fumigènes qui vous aideront à fuir lorsque votre poursuivant sera visiblement à vos trousses. Huit formules seront au menu : de la Traque à la Capture de Coffre, seul ou en équipe, avec des inconnus ou avec un groupe d'amis, il y a de quoi titiller nos instincts de chasseurs, car c'est bien de chasse dont il s'agit, et pas seulement de meurtre. Parce que ce qui est récompensé ici, c'est la manière de poursuivre sa victime et de l'approcher. Soyez discret, soyez silencieux, soyez fourbe et pas trop brusque ; cela paiera et surtout vous tiendra en haleine. Allez, encore une petite manche de dix minutes, et encore une, et encore une...quand je vous disais qu'on y prend goût...

Un autre pour qui on a du goût, c'est ce cher Ezio, qu'on retrouve avec plaisir, vieilli par rapport à ses début de fringant apprenti Assassin, mais toujours aussi séducteur, le coquin. Au début de l'histoire, une cinématique reprend le combat mené contre "L'Espagnol" et se termine par l'apparition d'Athéna, la déesse grecque qui nous met en garde contre une quelconque catastrophe. Ezio revient à son foyer et c'est là que les ennuis commencent, apportés par le sinistre Cesare Borgia qui va faire quelque chose de très méchant et provoquer le désir de vengeance d'Ezio. Oui, encore ! La construction du début du scénario est sensiblement la même que lors du précédent épisode, la vengeance est un poison plutôt attirant pour notre Assassin. Pour l'assouvir, Ezio devra reconstruire sa fortune et se faire de nouveaux alliés. Il devra notamment "convertir" de simples citoyens en membres de la guilde des Assassins, les envoyer en missions à travers l'Europe, les faire progresser, et chose hyper utile et agréable, il pourra appeler ses ouailles à l'aide chaque fois qu'il aura une cible en vue et des disciples disponibles. Un soutien non négligeable quand on combat à un contre plein !

Il y a quelque chose d'un peu ridicule au sujet des cinématiques : comparativement à la qualité graphique du jeu, elles sont moyennes et en plus doublées par une équipe qui doit s'occuper des doublages pour les pubs cheap des lessives miracles ou qui parle par dessus les témoignages de ménagères pour les téléachats des chaînes de la TNT. C'est vous dire le carnage, mais bon ça fait sourire deux minutes. Après on trouve ça lassant et décevant et on n'attend qu'une chose, c'est de pouvoir reprendre la main pour continuer à jouer, au lieu de profiter de cette pause qui permettrait de prolonger l'immersion tout en construisant l'histoire. Au chapitre des doléances, j'ai connu quelques plantages entraînant la fermeture de la fenêtre de jeu.



Y'a du monde au balcon !

Ce qui nous contente, ce sont les nombreuses missions variées, l'espace d'exploration qui nous semble immense, les commerces à rénover dans lesquels investir, la beauté des décors, l'ambiance immersive... On a vraiment du mal à quitter le jeu. Je vais insister lourdement sur la vraie beauté des graphismes dont la qualité ne se dément pas au fil des épisodes (pour dire que c'est beau, même ma mère qui déteste les jeux vidéo était éblouie face aux images quand j'ai joué devant elle). Peut-être, suis-je de quelque parti pris ? J'avais beaucoup aimé Assassin's Creed, premier du nom, encore plus le deuxième, alors vous vous doutez bien que je suis comblée d'avoir eu Ezio à nouveau entre les mains et vous en parler. Surtout que nous ne jouons pas seulement avec lui, mais aussi avec son descendant Desmond que nous contrôlons parfois...Deux Assassins pour le prix d'un, que demander de mieux ? Que vous dire de plus que d'ajouter que l'édition PC contient le contenu additionnel : La Disparition de Da Vinci, Animus Project 1.0 et Animus Project 2.0, ce qui correspond, selon l'éditeur à environ deux heures de jeu supplémentaires pour le mode solo et des persos et cartes en plus pour le mode multi. Je n'ai que ceci à vous dire : amusez-vous bien ! Moi, j'y retourne...
Je rêve de le finir à 100% !

A propos de l'auteur

2 commentaires

  • S3rg3nt B0B

    03/04/2011 à 10h30

    Répondre

    Très bonne critique, je suis d'accord à 100%.
    Ce jeu mérite vraiment d'être acheté (et non télécharger illégalement)http://jeux-video.krinein.com/test- ... 15573.html

  • Penthesilea

    03/04/2011 à 22h26

    Répondre

    je vais pas contredire quand un lecteur affirme "bonne critique" merci !

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