6.5/10

Baten Kaitos : Les ailes éternelles et l'océan perdu - Test

Si je n'avais qu'un mot à retenir de ce Baten Kaitos, ce serait probablement le mot « dommage ». Dommage que le jeu reste trop classique, et que le système utilisé dans les combats, basé sur les cartes, se soit révélé un peu trop aléatoire. Mais passons sur cette déception, et plongeons avec Kalas, Xelha, Gibari, Lyude, Savyna, Mizuti (le grand) dans le monde pas si calme de Baten Kaitos.

Le jeu dont vous êtes le héros
Tout commence alors que vous mettez le jeu dans la console. Vous appuyez sur le bouton power, vous passez les menus de présentation puis démarrez la partie. Puis vous vous liez avec Kalas, dans un déluge tourbillonnant de pétales roses. Enfin, chose curieuse, on vous demande votre sexe et votre nom...
Me suis-je bien fait comprendre ? Votre nom, pas le nom du héros, non, le vôtre (de nom). A peine remis des questions qui vous assaillent (Qu'est ce que ça veut dire, me lier avec Kalas ? Pourquoi m'a-t-on demandé mon nom et mon sexe ? Une phrase comportant quatre fois la sonorité « non » peut-t-elle être comprise du premier coup ?), une série de flash-back se lance, pour vous narrer la triste fin de la famille de Kalas, qui a vu son frère et son grand-père périr de la main de sinistres individus.

Iles flottantes
Les réponses viennent lorsque vous vous réveillez dans un petit village paisible. Vous (le joueur) êtes l'ange gardien de Kalas. Lui seul peut vous entendre, et votre rôle est de le conseiller du mieux que vous le pouvez. Pour l'instant, vous prenez lentement vos marques, et découvrez les règles qui régissent le monde de Baten Kaitos. A commencer par les continents, qui, suite à une tragédie, sont désormais séparés par les cieux plutôt que par les flots. Une fois les principes du jeu assimilés, vous vous lancez enfin dans l'aventure...

Atouts
C'est en accompagnant Xelha, une jeune fille à l'allure étrange, dans une expédition un tantinet risquée que vous rencontrerez vos premiers ennemis. Les combattre n'a rien de compliqué. Pour résumer en quelques mots le système de combat de Baten Kaitos, on pourrait dire qu'il est à peu près constitué d'un tiers de hasard, d'un tiers de préparation, et d'un tiers de stratégie. Vous possédez dans votre inventaire des cartes, aussi appelées Magnus. Chaque personnage choisit avec soin celles qu'il emportera en combat. Une fois le combat engagé, une « main » est tirée au hasard. Pendant le tour d'attaque, vous devez faire votre choix parmi les cartes disponibles, en privilégiant les éléments (eau, feu, vent, temps, lumière et ténèbres) contre lesquels votre ennemi est faible, ou bien vous soigner, ou encore utiliser des cartes aux effets divers et variés. En tour de défense, vous pouvez contrer les attaques ennemies en piochant également des cartes dans votre « main ».

Hasard et maladresses
Si le principe est simple, il amène par la suite de nombreuses subtilités et astuces, et reste prenant pendant toute l'aventure. Malgré cela, deux défauts majeurs sont à noter.
Premièrement, la part assez importante du hasard dans la réussite d'un combat. Il est possible, avec la même sélection de cartes pour les personnages, de perdre ou de gagner un combat, en fonction du tirage de la main. Heureusement, les tirages catastrophiques sont rares, et le jeu vous laisse deux chances faces aux boss (on vous permet en plus de réarranger vos cartes).
Deuxièmement, la durée des combats. Si les ennemis de base pourront être vaincus en quelques minutes, les boss demanderont parfois plus d'une demi-heure d'effort.
A noter également un manque d'ergonomie, que ce soit au niveau du choix des Magnus avant le combat, ou de leur utilisation. Ces petites imperfections sont loin d'être insurmontables, mais frustrent énormément, surtout dans les premières heures de jeu.

Un air de déjà vu...
Gros reproche également, Baten Kaitos a tendance à proposer un scénario, des personnages, des situations et des idées vus et revus. La première moitié du jeu est trop prévisible, et le final ne parviendra pas à remonter l'intérêt que l'on aurait pu avoir pour l'histoire. Et mis à part Kalas et Xhela, les deux héros du jeu, les protagonistes restants n'ont pas vraiment de profondeur. Si le jeu est long, 40 heures environ, il faut malheureusement reconnaître qu'au bout d'un certain temps l'ennui guette, et que la lassitude finit par s'installer.

Mais derrière ces défauts se cache pourtant un excellent RPG : graphiquement sublime (à ne pas confondre avec techniquement sublime), rempli presque à ras bord de bonnes idées de gameplay pour varier les explorations de donjons et possédant un charme rappelant celui de Chrono Cross. Pour ceux qui cherchent un RPG sur le GameCube, il serait dommage de se priver.


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1 commentaires

  • Anonyme

    04/07/2008 à 19h05

    Répondre

    ce jeu est une vrai merveille

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