Battlefleet Gothic : Armada

Inspiré des Warhammer 40 000, ces séries de figurines issues de l'univers fantastiques mettant en scène humains, orcs, mais aussi légions du Chaos et Eldars s'affrontant dans l'espace, Battlefleet Gothic revendique avec fierté la rigueur de son adaptation des règles du jeu de plateau dont il est tiré.

Dernier jeu profitant de la licence Games Workshop, Battlefleet Gothic : Armada est clairement développé par les bonnes personnes : difficile de lire autre chose qu'un enthousiasme sans borne dans le discours de Maxime Josse et Romain Clavier, respectivement co-fondateur et responsable du projet chez Tindalos Interactive, lorsqu'ils présentent le jeu à une poignée de journalistes à peine moins bouillonnants. Inspiré des Warhammer 40 000, ces séries de figurines issues de l'univers fantastiques mettant en scène humains, orcs, mais aussi légions du Chaos et Eldars s'affrontant dans l'espace, Battlefleet Gothic revendique avec fierté la rigueur de son adaptation des règles du jeu de plateau dont il est tiré. Ainsi les vaisseaux sont retranscrits avec une fidélité et une attention au détail toute particulière, dont seuls de vrais fans pourraient faire preuve. Le degré de customisation des vaisseaux fait également partie intégrante du jeu, changeant l'apparence de l'engin de manière spectaculaire, mais modifiant également ses capacités. Le nombre de customisation possible est gigantesque, pouvant aller de l'allégeance du vaisseau jusqu'à la composition de l'équipage, et participe à conférer à Battlefleet Gothic une profondeur de jeu toute particulière.


Les vaisseaux ont fait l'objet d'une attention toute particulière.

Le jeu en lui-même se déroule dans une interface par tour, comme un jeu de plateau. En guise de plateau, les sept amas d'étoile du secteur galactique Gothic, disputés par quatre armées dont la vôtre. La carte vous montre les secteurs où votre flotte est engagée, et libre à vous de choisir lesquels défendre. Une fois votre choix fait, à vous de préparer la flotte que vous emmènerez au combat. Une fois vos vaisseaux positionnés sur la grille, le jeu bascule en temps réel et la bataille commence. À l'issue de celle-ci, vos points d'expérience sont répartis suivant la qualité de votre performance, et vous devrez gérer votre armée en conséquence tout au long de la partie.


L'espace est truffé de pièges à éviter ou à tourner à votre avantage.

Comme nous l'avions déjà noté par le passé, Battlefleet Gothic est donc structuré autour d'une séparation nette entre phase de gestion en tour par tour et phase de jeu en temps réel, en concordance parfaite avec le jeu de plateau dont il est inspiré. Lorsque les batailles commencent, il devient vite clair que le jeu est exigeant en matière de gestion micro des unités, tant c'est le talent à manoeuvrer les vaisseaux qui prime lors des batailles. En voyant les développeurs jouer, avec le niveau de maîtrise qui est le leur, il n'y a aucun doute que les possibilités de jeu sont énormes pour quiconque voudra y consacrer son temps, mais cependant le format du jeu quelque peu austère pourra rebuter plus d'un débutant. Afin de contrer le risque d'une difficulté trop élevée d'entrée de jeu, il est possible de mettre ses vaisseaux en pilotage automatique tout en gardant le contrôle, par exemple, d'un seul vaisseau, plutôt que d'essayer de micro-manager toute sa flotte. Reste à voir si le dosage de difficulté est le réel défi à relever pour les développeurs.


A vous de gérer votre offensive, les tirs de laser à distance et les canons de courte portée.

Battlefleet Gothic a bien l'air magnifique, avec son espace intergalactique rendu sur le moteur Unreal 4. Il a aussi l'air de demander beaucoup d'investissement personnel de la part du joueur pour pouvoir vraiment être exploité à tout son potentiel. Doté d'une campagne un joueur pour les humains (suivant les arcanes de Warhammer 40 000 qui ne racontent l'histoire que du point de vue des humains), le jeu a également été optimisé pour le mode multi-joueurs, avec au moins une race supplémentaire qui devrait rejoindre (gratuitement, croyons-nous bon de souligner en ces temps troubles où le moindre DLC est payant) les quatre races initiales quelques mois après la sortie.

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