9.5/10

Bayonetta 2 - La sorcière est de retour… Hallelujah !

Je vais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Si vous avez une Wii U et que vous aimez le jeu vidéo, passer à côté de Bayonetta 2 serait une grossière erreur. Sur Krinein, on vous en avait déjà parlé dans un article il y a quelques semaines (Premier coup de pad - Bayonetta 2 sur Wii U) et il faut avouer que le résultat final est impressionnant. Décryptage rapide pour votre bon plaisir.

Bayonetta - Réédition d'un très bon beat'em all de la précédente génération.

Avant de parler du deuxième opus de la série, parlons un peu du premier. Eh oui, Platinum Games et Nintendo ont pensé à ceux qui n'avaient pas fait le premier jeu lors de sa sortie (parce qu'ils étaient trop jeunes ou des aficionados de Nintendo, peu importe). Je ne vais pas vous refaire le test du titre en lui-même puisque Mandark en avait proposé un très bon à l'époque (c'était en 2010, ça nous rajeunit pas tout ça !) mais je vais plutôt vous parler de ce qu'apporte le portage Wii U. Déjà, les fans remarqueront que les graphismes n'ont pas pris une ride. On sent qu'ils ont été un peu lissés mais il n'y a pas vraiment de boulot monstre qui a été effectué à ce niveau-là. Le salut vient plutôt du rythme de jeu. Bayonetta est un jeu qui doit se jouer vite, de manière nerveuse et sur PS3 à l'époque, le framerate ne le permettait pas vraiment. Tout est corrigé puisque le jeu tourne maintenant à 60 fps et que plus aucun ralentissement n'est à déplorer. En fait, ça pète de partout et sans broncher dans toutes les situations et même quand un grand nombre d'ennemis apparaît à l'écran (un peu comme dans le deux) ; les joueurs de la première version apprécieront énormément de pouvoir faire des esquives bien comme il faut.


Vous auriez pas un manteau ?

Autres nouveautés apportées par le portage : les commandes tactiles et les costumes. Pour ma part, je les considère comme plutôt anecdotiques. N'étant pas très friand de commandes tactiles, je ne suis pas sûr que cette communauté qu'on appelle les gamers  s'ennuie à utiliser ce style de jeu. Ce n'est pas désagréable mais ça devient vite difficile de gérer les gros combos et les bonnes esquives. De plus, le lock ne semble pas totalement au point et je me suis retrouvé coincé plusieurs fois entre les ennemis. Du côté des costumes, on voit très rapidement qu'ils sont là pour faire jolis et ils remplissent très bien leurs rôles. Les habits de la jeune (?) sorcière ne changent pas foncièrement le plaisir de jeu (même si c'est assez rigolo d'éclater des anges habillé comme la princesse Peach). Pour le reste, le titre n'a pas changé du tout donc je vous remets la conclusion de notre rédacteur qui marche toujours très bien : « une splendeur visuelle de chaque instant, une bande-son mélangeant habilement jazz lounge, électro et musique céleste (…) une durée de vie oscillant entre 10 et 15 heures de jeu suivant votre niveau mais toujours sur un rythme qui ne retombe jamais (…) Bayonetta se place aisément comme la nouvelle référence en matière de beat'em all, loin au dessus de la concurrence ». 

Une sorcière ? Qu'on la brûle !

Pour ceux qui ne connaissent pas Bayonetta, je vous conseille déjà de lire le test du premier opus histoire de savoir à peu près de quoi le jeu parle. Ne vous inquiétez pas, je vais quand même tenter de résumer le tout de la manière la plus claire qui soit. 


Cette haleine de chacal...

Alors que le jeu commence à peine, Bayonetta et son amie Jeanne se font attaquer tandis qu'elles font leur petit shopping de Noël. L'ennemi s'avère plus puissant que prévu et Bayonetta doit faire appel à une invocation qu'elle ne contrôle pas totalement. Cette dernière va ainsi échapper un temps à son emprise et va en profiter pour emporter l'âme de Jeanne. La sorcière de l'Umbra s'en veut et va se mettre en quête d'un moyen pour ressusciter son amie. Malheureusement pour elle, il va lui falloir passer par l'enfer… 


Je ne fais que passer... promis !

La base du scénario de Bayonetta 2 est très simple et les développeurs ne semblent pas avoir trop de soucis avec cette simplicité. Ils auraient d'ailleurs tort puisqu'elle permet au joueur de se lancer presque instantanément dans la quête proposée. Evidemment, le jeu n'en reste pas là et très rapidement, une intrigue secondaire (qui va rapidement supplanter la principale) vient se greffer et amène son lot de nouveaux personnages comme Loki ou encore le Lumen masqué (appelons le Zorro) mais voit aussi le retour d'anciens comme Rodin, Enzo et Jeanne. Eh oui, le titre semble vouloir faire plaisir aux nouveaux joueurs sans oublier de gâter les anciens fans qui auraient sauté le pas de la Wii U. Il est d'ailleurs bon de rappeler que sans Nintendo, le titre n'aurait probablement jamais vu le jour (il y avait pas mal de problèmes de développements) et franchement, on aurait tous raté quelque chose !


QTE !! Vite vite, appuie !!!

La sorcière de Platinum Games est donc de retour et il faut avouer qu'elle est particulièrement en forme. Les développeurs ont eu la bonne idée de garder la plupart de ses mouvements les plus efficaces et de remplacer les plus mauvais par de nouvelles aptitudes. Pour les connaisseurs et ceux qui ont eu le plaisir de s'essayer à la saga Devil May Cry, le changement dans les possibilités de coups du personnage serait le virage pris entre le deuxième et le troisième épisode. Si on regarde bien, il ne reste que la crème de la crème et enchaîner les combos destructeurs est un jeu d'enfant (on ne se rend presque pas compte de ce qu'on fait tellement c'est facile). Evidemment, le joueur se retrouve avec une sensation de toute-puissance grisante qu'il est difficile d'abandonner. Les invocations, mises à morts, coups sadiques et autres « joyeuseries » magiques sont toujours là et permettent de varier énormément les phases de combats. En fait, dans Bayonetta 2, vous pouvez rétamer le même ennemi de dix façons différentes (sans exagérer) et vous récupèrerez la médaille qui lui correspond ! 

« Je suis sexy, pas vrai ? Pourras-tu utiliser mon corps correctement ? »

Derrière ces deux phrases outrageuses se cache simplement une tentative d'attirer votre attention sur deux points clés du titre : son gameplay et sa réalisation. Dans un beat'em all, le premier se doit d'être parfait alors que le second viendra attirer le chaland. Dans Bayonetta 2, ces deux éléments ont été traités de manière exemplaire, aucun doute là-dessus. Vous le sentirez à la minute où vous poserez vos mains sur le GamePad et que vous commencerez à jouer. De nouvelles attaques impliquent clairement un gameplay revu (cet enchaînement avec le paragraphe précédent, c'est dingue !) et c'est là où les développeurs dirigés par Kamiya ont fait fort. Le novice se sentira parfaitement à l'aise dès le départ avec une palette de pouvoirs et de coups qui se déclenchent très facilement en pressant plusieurs boutons sans trop se casser la tête. De son côté, le vétéran aura la possibilité de bien améliorer Bayonetta et de lui faire apprendre un grand nombre de nouvelles techniques, plus difficiles à sortir. Elles demandent en effet un peu plus de travail au niveau du doigté et un rythme bien maîtrisé. Comme dans tout beat'em all qui se respecte, le joueur pourra aussi gagner de nouvelles armes (dont il devra acheter la deuxième paire en retrouvant les disques de Rodin) afin de créer un petit arsenal pour la sorcière. Les développeurs ont aussi ajouté certaines phases un peu moins traditionnelles où vous devrez couvrir votre fuite (dans certaines séquences dignes d'un shoot'em up) à dos de… euh… créatures, oui, c'est le mot. Vous contrôlerez aussi Bayonetta dans les airs et dans l'eau et, même si les phases volantes ne sont pas particulièrement agréables, elles ont le mérite de bien varier les scènes et le style de jeu. 


Le pays imaginaire, c'est de quel côté ?

À l'écran, le personnage répond au quart de tour et le jeu reste parfaitement fluide, et ce même lorsque votre télévision est pleine à craquer. Pour faire simple, le jeu est visuellement démentiel. De nombreuses phases de jeu vous feront ainsi affronter des hordes d'ennemis qui se jetteront tous sur vous sans perdre en vitesse ou en style (la résolution reste constante). Je ne compte même pas ce qui se passe en arrière-plan car oui, *mini-spoiler qui n'en est pas vraiment un*, d'autres affrontements ont parfois lieu en même temps que les vôtres et en général, ils sont assez impressionnants. On notera aussi l'utilisation peut-être un peu moins fréquentes des QTE (Quick Time Events, actions pendant lesquelles il faut presser un bouton très rapidement) qui permet de moins hacher l'action même s'ils restent clés pour finir les boss ou certains monstres plus coriaces. Vous comprendrez de quoi je parle lorsque vous l'aurez fait vous-même, mais le combat contre le Lumen masqué restera l'un des moments les plus épiques du jeu vidéo de ces dix dernières années ! 


Trou noir, tunique blanche.

Il y aussi un gros travail du côté de l'héroïne et du mouvement autour de sa tenue. Selon la puissance de votre frappe ou de votre invocation, les cheveux qui composent le justaucorps de Bayonetta longeront de long de son corps pour mieux se concentrer vers son poing, laissant la peau de la jeune femme visible à l'oeil intéressé (?) du joueur. Plus que dans le premier, les développeurs jouent énormément sur le côté sexy de leur personnage en la mettant en permanence dans des poses très équivoques (ce qui plaira à certains et beaucoup moins à d'autres). Ils en profitent aussi pour lui donner des lignes qui ne viendront dissiper aucun malentendu et en rajouteront toujours plus. Bien sûr, de nombreux autres costumes et un mode de visualisation viendront compléter ce tableau « mode et soin du corps » déjà très complet.  


Chérie... ça va couper.

Au final, Bayonetta 2 est un jeu dont il est très difficile pour tout possesseur de Wii U qui n'ont aucune excuse pour ne pas s'essayer à ce petit bijou. Pour les autres, c'est peut-être l'occasion de sauter le pas et de se procurer la bécane de Nintendo. Le jeu est doté d'un gameplay hyper-nerveux (plus profond qu'il n'en a l'air à première vue), il surprend par des graphismes qui tirent partie de toute la puissance de la console et il possède une galerie de personnages secondaires sympathiques même si on ne peut pas nier l'omniprésence de la sorcière de l'Umbra. Après tout, le jeu porte quand même son nom !

On aime...                                                  On aime moins...

-Le côté sexy omniprésent

(elle a les yeux revolver)

-Des graphismes à tomber

-Un gameplay ultra-nerveux

-De nombreuses techniques déblocables

-Des hordes d'ennemis à massacrer

-Des boss gigantesques

-Le combat contre le Lumen masqué

-Le côté sexy omniprésent.

-Des costumes pas franchement utiles

-Une durée de vie de moins de 7 heures en normal

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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