8/10

Beautiful Katamari - Test

Superbe titre qui manque toutefois de prétention. Un jeu définitivement ancienne génération, mais on aime. Que dis-je ? On adore, car ça reste frais et que la beauté est cachée à l'intérieur de toute cette folie... ou pas.

La culture japonaise est une grande tradition pleine de conventions dont les permises remontent aussi loin que l'invention du mot origine. Toutefois, depuis
quelques décennies le Japon se rebelle et décide d'une évolution plus colorée et plus folle, d'un monde insouciant... en parallèle des traditions bien sûr. Parfois cet univers est composé de personnages à tête de piles et de boules multicolores qui roulent dans tous les sens pour sauver le monde. Beautiful Katamari vous plonge dans cet univers aux règles simples et amusantes comme le fit son prédécesseur We love Katamari et le père de son père Katamari Damacy.

Pour ceux qui connaissent il n'y a pas besoin d'introduction, vous êtes déjà fans. Pour vous autres qui ne faites que passer, il est grand temps de vous introduire au
concept. En tant que petit prince psychédélique à tête de coussinet rembourré ovale et long, vous avez comme objectif de parcourir le monde en poussant votre fardeau quotidien de débris divers et variés. Votre objectif est simple: tourner, tourner et encore tourner sur fond de musique pop ou électro japonaise pour réparer la dernière boulette en date du roi. Ce dernier lors d'un match de tennis épique a crée un trou noir au milieu de l'espace avec une petite balle jaune envoyée un peu trop fort au delà des nuages. Votre mission, si vous l'acceptez, est de ramener les fruits de votre rangement obsessionnel au roi pour qu'il transforme ces offrandes en planètes et ainsi, petit à petit, combler la béate béantittude de l'univers.

Vous voici donc parti pour de belles parties de n'importe quoi dans un monde aux mille couleurs où l'ambiance et le décalage font toutes les merveilles du monde. Au cours d'une quinzaine de missions réparties sur quelques menus planètes de votre univers vous ramasserez donc un coup des objets circulaires, puis l'instant
d'après des vestiges culturels japonais ou des fleurs avec comme but ultime de rouler sans s'arrêter et ce pour s'amuser essentiellement mais aussi pour remplir vos objectifs et ainsi faire plaisir a votre roi. Au passage vous engloberez quelques-uns de vos cousins qui se baladent dans les différentes cartes que vous arpentez ainsi que des cadeaux de toutes tailles qui vous permettront de vous habiller de manières de plus en plus saugrenues. Le chapeau girafe ou l'accordéon sont des exemples d'éléments que vous pourrez vous infliger en guise de déguisements accentuant ainsi le décalage de cette série sortie de l'imagination du grand malade.

Au niveau graphique, rien de changé non plus malheureusement et ce pour le plus grand déplaisir de ceux qui pensaient y trouver une petite révolution. Il faut l'avouer, on reste légèrement frustré par le manque de prise de risques que représente ce nouvel épisode. Certes, il existe un mode online assez sympa et marrant qui dispose de son lot d'amusements supplémentaires, mais là aussi rien de bien original. Ce n'est pas la collecte des cadeaux ou la réunion de tous les cousins du prince qui va non plus nous éblouir de bonheur étant donné la nature aléat
oire et systématique d'une telle tache dans la plupart des jeux du paysage vidéo ludique actuel. Heureusement il reste la musique et son éternel impression avant-gardiste qui, bien que plus terne ici reste un must. Il faut dire que Beautiful Katamari reste un jeu dans lequel le temps ne passe pas et qui propose ce genre de mondes virtuels dans lesquels on échappe facilement sans même s'en rendre compte. L'un dans l'autre, les petites doses de bonheur que les concepteurs hallucinés de ce soft ont réussi à nous distiller restent une des plus grandes merveilles jamais atteintes sur console.

Une bande son toujours au rendez-vous, un graphisme anti-daté et indigne des capacités de la Xbox 360, une exclusivité Microsoft alors que les complices de toujours de la franchise Katamari ont été les hommes et femmes de la concurrence, le tout enrobé dans une pochette verte donc. Le seul problème est de se dire que l'évolution du soft semble stagner depuis le premier de la série et malgré tout le plaisir qu'on y prend, il y a des chances qu'on finisse un jour par se lasser... mais pas encore car il est temps de retourner s'enivrer en tournant sur soi-même.

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