8/10

Bioshock Infinite - Test Xbox 360

BioShock Infinite part avec une étiquette de "chef d'œuvre" donnée par beaucoup de nos confrères. Un jeu vidéo, un FPS d'autant plus, peut-il à ce point mettre une claque à des critiques de jeux, blasés à force d'avoir de la corne sur les doigts ? Peut-être, mais BioShock Infinite est avant tout, simplement un jeu, qui malgré de beaux atouts, a quelques petits trucs qui fâchent pour qu'on l'élève à ce niveau là.  

BioShock Infinite c'est avant tout un univers. Ken Levine, son créateur, s'est fait plaisir et a créé Columbia, une cité volante tout droit sorti des archives de l'exposition universelle de Chicago en 1893. Les décors sont chouettes, tout est à l'émerveillement, on a envie de taper la discussion
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avec tous les PNJ, histoire de connaitre tous les secrets de Columbia, histoire de ne rien rater, histoire... de vivre la meilleure expérience possible. Et puis notre personnage, Booker, ce grand bavard, se pose là en héros malgré lui. Pas forcément attachant au début, on finit par le suivre dans son aventure, remarque on est un peu obligé, c'est notre avatar. Et le gaillard, il commente tout ce qu'il fait ou presque. Un vrai livre ouvert ce type. Enfin, la mission prend vie avec Elizabeth, une jeune femme au visage émouvant, qui va radicalement tout changer dans la mission de Booker, et la cité de Columbia.  

L'histoire de BioShock Infinite est envoûtante et prenante. On a envie de percer les mystères, et de voir ce qui se passe derrière le miroir parfait de Columbia. Vous vous doutez bien que tout ce qui vous semble blanc
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et pur, est en fait sombre et poisseux. Ken Levine a créé Columbia à l'image d'une fête foraine, un lieu aux illusions faussées, aux mensonges, bref, ne faites confiance à personne et surtout pas à ceux qui vous disent d'être méfiant. En une quinzaine d'heures de jeu, vous serez baladé aussi bien dans vos méninges avec des retournements de situation, que physiquement avec vos petits pieds, à vous envoyer faire des allers-retours un peu partout. C'est d'ailleurs un des gros défauts du titre. Après un premier tiers très prenant où on apprend les bases, le milieu du jeu est mou du genou, avec des creux scénaristiques et surtout, des allers-retours comme dit un peu plus haut très lassants, avec il faut noter, de nombreux chargements. Cela casse grandement le rythme, honnêtement, j'aurais préféré une durée de vie plus courte et être pris aux tripes tout le long. Le final lui est étonnant et finement posé. Bref, BioShock Infinite se joue comme on lit un bon bouquin.  

Techniquement parlant, la patte graphique est là, c'est clair, mais en regardant de plus près, les textures sont loin d'être exceptionnelles sur cette version Xbox 360. De plus, il est courant de voir des baisses de framerate, ce qui n'est jamais très plaisant dans un FPS. D'ailleurs, la maniabilité du titre, bien que très réussie au demeurant, est un peu lourde, manquant de dynamique, pour un jeu de tir à la première
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personne. D'un côté, venant d'un BioShock, ce n'est pas très étonnant. Booker, en gros, aura deux flingues, histoire de dézinguer du vilain, et pourra utiliser des toniques, des sortes d'atouts qui rendent la jouabilité beaucoup plus travaillée qu'un simple FPS moderne comme on a l'habitude de jouer sur nos consoles. Une des toniques nous permettra par exemple de nous transformer en gros bourrin qui fonce dans le tas sans réfléchir. Elizabeth de son côté sera notre clef universelle, notre couteau suisse de poche, bref, elle nous permet d'ouvrir des failles, ce qui ajoute du piment au gameplay également. Elizabeth ne fera pas grand chose de plus, à part nous rendre plus "humain" face aux situations que l'on rencontrera. C'est déjà pas mal, mais il est vrai que les nombreuses previews du jeu par le passé, nous montrait une Elizabeth aux multiples pouvoirs. Il faut croire que le développement ne fut pas si simple que ça.  

Doté d'une ambiance très bien travaillée, d'une durée de vie convaincante malgré des longueurs gênantes, et d'une bande son de
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qualité avec une VF réussie, BioShock Infinite réussit son pari de jeu "intelligent" qui fait réfléchir à la fin. En effet, une fois le générique de fin devant vos yeux, la réflexion prend le pas sur le reste, et on se dit que Columbia cachait bien son jeu. Loin d'être le jeu ultime au niveau du plaisir de jeu manette en main, BioShock Infinite est un parfait jeu de soirée(s) comme si on matait un bon film ou lisait un bon bouquin pour se détendre les méninges avec de la réflexion qui fait plaisir. Un bon jeu à conseiller à ceux qui aiment les expériences enrichissantes.

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