6/10

Black & White - Test

Moi, en ermite que je suis, je n'ai appris l'existence de Black & White que le jour de sa sortie. On m'avait certes déjà un peu briefé sur ce jeu : concept révolutionnaire, graphiquement magnifique, etc. Il faut dire que les concepteurs ont paraît-il planché trois ans dessus. Donc, moi tout fébrile je m'y suis essayé. Et vous livre mon impression pas si subjuguée que ça. Vous êtes un dieu. Pas un gars qui contrôle des unités, décide des constructions, non. Vous pouvez accomplir des miracles (la pluie, l'abondance de nourriture, des boules de feu, des éclairs), ravager la terre entière (ce n'est bien sûr pas le but du jeu), et modifier la nature à votre convenance. Vous avez pratiquement les pleins pouvoirs.
L'idée maîtresse du jeu est la croyance. Plus on croit en vous, plus vous êtes puissant. Alors il y a différentes façons de faire en sorte que l'on croit en vous : la peur (vous attrapez des gars, les jetez dans la mer, vous écrasez les maisons, brûlez les récoltes, invitez Philippe Risoli à faire un concert, etc.) ou la bienveillance (vous leur apportez de la nourriture, aidez les villageois de différentes façons, arrosez les récoltes, brûlez Philippe Risoli).
Une fois un certain stade de croyance atteint, le village vous vénère, vous et votre créature. Qu'est-ce que la créature ? C'est la représentation physique de vous sur la planète. Au départ, vous aurez le choix entre trois formes : la vache (noble, fort, et très stupide), le singe (rusé et intelligent), le tigre (méchant et habile). Cette créature est grande et ne cessera de grandir (elle peut atteindre la hauteur des montagnes), et vous devrez l'éduquer : lui apprendre ce qui est bien (donner aux gens de la nourriture) et ce qui n'est pas bien (manger les gens), à faire des miracles, à se débrouiller d'elle-même, etc. C'est aussi un moyen d'impressionner les gens pour qu'ils croient en vous. Encore un paragraphe et je parle de mes impressions ! La vue est complètement libre et se gère à la souris et au clavier. Aucun icône n'envahit l'écran, tout se fait aux boutons de la souris (gauche : déplacement, droite : action). Les miracles (sorts) se font à la souris par "passes" : à l'aide du pointeur (une main), vous dessinez une forme selon le sort que vous voulez faire (un "R", un rond, un "W", etc.). Je crois avoir bien résumé le jeu et le concept du jeu, on passe à la technique/points forts/reproches.
Première chose : ça charge. Et pas à moitié. Pour peu que vous vous trompiez de bouton pour reprendre votre partie, vous en avez pour cinq minutes à revenir à l'écran de départ. En arrivant dans le jeu, après une petite présentation très zolie, on arrive dans le jeu : "Ouah c'est beau !", puis deux entités représentant votre conscience commencent à vous enseigner les commandes. C'est long et exponentiellement ennuyeux selon le nombre de fois que vous recommencez le jeu. Plus tard vous obtenez votre créature, et vous apprenez à la caresser ou à la frapper (on passe en général quelques minutes à la tabasser car c'est tellement bien fait :) ), et la promener pour lui enseigner trois ou quatre trucs.
Après ce premier monde très initiatique, vous changez de monde pour aider un deuxième dieu à tataner un troisième. Pour cela vous devez conquérir les villages les uns après les autres en les impressionnant. Et là on commence à comprendre : c'est très lourd. Conquérir les villages repose toujours sur le même principe, faire des miracles ou amener la créature. Même les combats entre dieux sont lents et peu intéressants. Si le jeu propose quelques quêtes plus réfléchies, le but du jeu reste toujours le même. Black & White est une grande réussite technique mais ne propose pas un concept très intéressant. Il mélange pas mal de genres comme Populous, Creatures, mais n'innove jamais dans le déroulement et finit par lasser.

A découvrir

Baldur's Gate - Test

Partager cet article

A propos de l'auteur

1 commentaires

  • CBL

    30/01/2003 à 00h00

    Répondre

    D-e-ç-u ! J'attendais le dernier jeu de Peter Molyneux (créateur de Syndicate et Dungeon Keeper) comme le messie. Au final, il n'est vraiment pas terrible.

    A la base, c'est un god game plutôt sympathique, bourré d'innovations et très bien réalisé : les graphismes sont magnifiques, l'IA est exceptionnelle, le système de sorts grâce aux mouvements de souris est grandiose et le concept du culte est très interessant. Seulement, le jeu se limite à balancer des sorts pour impressionner les villageois et conquérir le village pour ensuite passer au village suivant. La gestion de la créature au demaurant sympathique se révèle être un calvaire tant la pauvre bête a du mal à apprendre. On se retrouve avec un superbe économiseur d'écran et on joue au lancer de villageois pour passer le temps...

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein jeux vidéo c'est des tests de jeux vidéo et de l'actualité. Le dernier Mario sur Nintendo 3DS, le dernier Zelda sur Wii U, le dernier Assassin's Creed sur Xbox One, le dernier Infamous sur PS4, vous attirent ? Lisez ce qu'on en pense !

Rubriques