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Blacklight : Tango Down - Test

Trop de petites erreurs cumulées viennent entacher ce tableau peu attrayant, desservi de plus par un réseau mal optimisé. Il est vrai que l'investissement de départ n'est pas élevé, mais ceux qui n'ont ni FPS ni argent devraient tout de même mieux se tourner vers un COD ou un Battlefield...

Zombie Studio, ça ne vous dit rien ? C'est sans doute mieux pour vous, leurs dernières créations étant les adaptations vidéoludiques de SAW qui gagneraient justement à ne pas être vues. Ces développeurs américains se sont aussi fait remarquer il y a de nombreuses années avec les FPS Spec Ops de qualité honnête, puis avec un épisode de Delta Force (Task Force Dagger) à oublier, avant de louer leurs compétences dans le shoot à l'armée avec plusieurs serious games (jeux de mise en situation pour les professionnels, et donc ici de recrutement et d'entrainement militaire). Un historique pas franchement brillant.
Alors lorsque ces derniers reviennent avec un FPS, secteur largement concurrentiel et qui plus est avec de sérieux candidats, nous sommes en droit de nous demander si cela est vraiment une bonne idée, pour eux comme pour nous...

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"Il est où le mec qui nous a collé un 5/10 ?!"
Blacklight : Tango Down est un jeu de tir en vue subjective principalement axé sur le multijoueur, sorti cet été sur PC et Xbox 360, et présent depuis début novembre sur le PSN. Son objectif ; récupérer une partie des habitués du genre en proposant une expérience de jeu optimisée pour le online ; et cela évidemment à un tarif agressif, soit 12,99€.
Pour se démarquer du lot, les développeurs ont imaginé un univers futuriste opposant deux factions, les gentils soldats d'élite de l'organisation clandestine Blacklight, et les vilains militaires reconvertis dans la milice de l'Order. L'originalité de leurs affrontements vient de l'utilisation de la VRA, la Visière de Réalité Augmentée, qui permet une fois activée de repérer les amis et ennemis à distance et/ou cachés, ainsi que les stations médicales et de ravitaillement. À cela s'ajoute deux nouvelles grenades, les PEM provoquant l'arrêt et le redémarrage du VRA et les Digi grenades responsables d'interférences et de déréglages du HUD. Des gadgets plutôt exotiques qui viennent s'ajouter à un système de modification des armes assez poussé, permettant de changer de nombreux éléments de son joujou, comme la lunette, le canon, ou encore la crosse. Des pétoires que l'on peut décorer avec des amulettes gagnées en accomplissant certains objectifs en cours de parties, et qui permettent d'améliorer diverses compétences tel qu'endurance, vitesse, ou encore santé.
Vous pouvez ainsi modifier quatre paquetages avec les divers objets obtenus au cours de votre progression ; équipement constitué comme à l'accoutumée d'une arme principale à choisir entre le pistolet mitrailleur (SMG) et les divers fusils, d'assault, de sniper, à canon, ou encore mitrailleur (LMG), d'un pistolet en secondaire, d'engins explosifs ou neutralisant, et de diverses armures.

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"Ha ben le voilà... Vengeance !"
Un arsenal qui servira essentiellement en multijoueur, le mode campagne n'étant qu'un prétexte à remplir des cases sur une fiche (« mode solo ? C'est fait ! »). Ce dernier n'est d'ailleurs pas mis en avant car caché dans le menu des options, comme l'histoire d'ailleurs. Une équipe d'intervention Blacklight commandée par le colonel Klein a disparu dans la ville de Balik infestée par les milices de l'Order, et vous allez devoir aller botter les fesses de ces méchants garçons. Revenons à la « campagne » intitulée Black Ops qui vous invite à affronter l'Order et les humains infestés par le virus SIV, seul ou jusqu'à quatre en ligne. Ces quatre missions jouables n'ont pas vraiment d'intérêt, il faut généralement se rendre d'un point A à un point B en tirant sur tous ce qui bouge, le scénario étant quasi inexistant. À ce sujet, il faut avouer que le niveau est élevé, les bots armés ne sont généralement pas trop bêtes, se déplacent en essayant de vous enfermer, et semblent avoir des munitions illimitées. Cependant, ce n'est pas forcément très attrayant, car cela nous oblige à dégommer patiemment les ennemis, tranquillement cachés derrière un morceau de mur ; le rythme en prend alors un coup. De plus, ces IA ont parfois tendance à boguer et à ne pas nous attaquer, cas arrivé assez souvent avec les SIV, les humains mutants nous courant dessus tel des kamikazes.
De toute façon, l'intérêt ici, c'est bien le multi ! Les sept modes de jeu proposés ; match à mort seul ou en équipe avec ou sans réapparition, capture du drapeau transformé ici en cylindre, domination de zone, et désamorçage sont des plus classiques, mais restent suffisamment variés pour s'amuser. Enfin, à condition de trouver une partie sur le réseau, les matchs à mort basiques (avec réapparition) semblant être les seuls modes attirant du monde et donc véritablement jouables.
Une fois connecté, vous pouvez vous tirer dessus au travers de treize cartes de taille généralement moyenne (voir petite), ce qui à au moins le mérite d'intensifier les combats. Graphiquement, ce n'est pas fantastique, le level design assorti de nombreux détails est assez intéressant, mais les textures et les lumières ne sont pas au niveau des dernières productions, et au global ce n'est pas vraiment convaincant.
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"Il nous a échappé ! Passe devant abruti !"
Ne reste alors que la jouabilité pure, qui gagne un intérêt certain avec la customisation des armes, potentiel pourtant gâché par un calibrage approximatif responsable de quelques aberrations, comme la lunette du SMG plus précise que celle du fusil de sniper par exemple. Des défauts aussi présents au niveau de la maniabilité du personnage difficile à prendre en main car trop sensible, certainement un reste de la version PC se jouant à la souris. Certes, la fameuse Visière de Réalité Augmenté et sa faculté de voir où se cachent ses ennemis apporte un plus,  mais ça ne fait pas tout.

Blacklight : Tango Down se veux être un jeu optimisé pour le multi, son mode campagne et son scénario inexistants en sont bien la preuve. Se démarquant de la concurrence grâce à quelques accessoires amusants et une customisation poussée des armes, il ne parvient cependant pas à nous convaincre. En effet, trop de petites erreurs cumulées viennent entacher ce tableau peu attrayant, desservi de plus par un réseau mal optimisé. Il est vrai que l'investissement de départ n'est pas élevé, mais ceux qui n'ont ni FPS ni argent devraient tout de même mieux se tourner vers un COD ou un Battlefield, quitte à acheter d'occasion et à rajouter quelque euros.

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