7.5/10

de Blob 2 - Test

Difficile de ne pas succomber à de Blob 2. Kawaii, coloré, tordant, groovy et tellement fun que même si son gameplay accuse quelques faiblesses, on les oublie bien vite tellement on s'amuse. Sans conteste un jeu qui a la gouache !

Il y a trois ans sortait de Blob, un soft « concept » basé sur la création d'une petite bande d'universitaires en game design de l'Université des Arts d'Utrecht aux Pays-Bas, et depuis développé par le studio Blue Tongue pour le compte de THQ. On y incarnait le personnage titre, Blob, sorte de masse spongieuse extra-terrestre et sympathique dont la particularité était d'absorber de la couleur afin de repeindre Chroma City, rendue triste et désespérément monochrome suite aux exactions du perfide et pas bô camarade Black, qui comme tout vilain qui se respecte apprécie modérément que les gens soient heureux et chantent autour de lui.

De Blob n'était sorti que sur Wii, de Blob 2 sort lui sur presque tous les supports. L'occasion de faire découvrir à un panel de joueurs plus large les joies de la révolution en couleur.


A l'assaut de la morosité !
A ce titre là la première constatation que l'on fera est que le principe de jeu n'a pas changé d'un pouce : le méchant Black est de retour, toujours bien décidé à instaurer sa dictature par le N&B, et Blob va devoir organiser la contestation en ramenant la couleur et la joie en ville, zone par zone. Pas de changement non plus en ce qui concerne le gameplay de base. A chaque début de niveau ce dernier est systématiquement écrasé par le silence et tout n'est que nuances de gris. A notre héros donc de s'imprégner de peinture et, par simple contact avec les éléments du décor, de transformer le nouveau terrain de jeu qu'est la ville de Prisma City en arc-en-ciel joyeux, à travers quatre phases de jeu immuables : peindre les bâtiments (parfois avec une couleur spécifique – Blob peut naturellement stocker du jaune, du rouge et du bleu, et mixer ces primaires pour obtenir du vert, du mauve, de l'orange et du marron), libérer les locaux administratifs (avec cette fois-ci une quantité de peinture précise), sauter sur les fidèles du camarade Black (qui trompe ici son monde en prétendant s'appeler « Papa Blanc » et dirige un culte religieux où le lavage de cerveau est le premier acte – forcé - de foi) pour leur rendre leur joie-de-vivre, et enfin suivre un chemin balisé pour progresser de quête en quête (à noter que chaque début de niveau est soumis à un timer indiquant le temps imparti pour accomplir l'ensemble des objectifs principaux. Une fois ces missions remplies, on a quartier libre pour s'occuper de toutes les quêtes annexes).

A l'ancienne
Le seul petit changement que l'on trouvera dans de Blob 2 par rapport à son grand frère, c'est l'apparition de stages en 2D une fois que l'on est rentré dans un sous-sol ou un bâtiment. Des interludes « à l'ancienne » où il s'agira d'actionner des interrupteurs (avec les bonnes couleurs, of course) pour trouver le chemin de la sortie et souvent réhabiliter un immeuble officiel (alors que dans le premier volet il fallait se contenter de secouer sa wiimote une fois passée l'entrée du bâtiment).

Soyons clairs, de Blob 2 a les même défauts que son aîné. La répétition des mêmes mécanismes peut à la longue provoquer une certaine lassitude ; la difficulté générale n'est pas vraiment élevée et la caméra pose parfois des soucis de placement qui forceront à recommencer plusieurs fois un saut. Mais de Blob 2 reprend aussi ce qui faisait tout l'intérêt de de Blob : réellement donner cette sensation que l'on libère un univers de la tristesse du quotidien et s'émerveiller de refaire vivre l'environnement. On retrouve d'ailleurs ici le coup-de-génie du premier épisode : une most-excellent bande son des plus groovies sur laquelle Blob interagit à chaque fois qu'il repeint un élément de Prisma City. En effet, à chaque couleur est associé un instrument de musique ou un effet musical (guitare acoustique, saxo, scratch, etc...) qui vient se superposer à la bande son principale dès que Blob touche un élément du décor, tout en restant toujours en harmonie avec la partition, et ça c'est le véritable intérêt de de Blob 2 !

Le camarade Black. Pas vraiment le premier pour la rigolade
Car malgré tous les petits défauts qui rendent son gameplay un brin redondant, impossible de ne pas régulièrement remettre la galette dans sa console et s'extasier sur l'esprit « ever cool » du titre, et impossible de ne pas vouloir alors nettoyer la prochaine zone et savourer sa mise en couleur en bougeant ses cheveux !
Un plaisir dont on pourra d'ailleurs profiter à deux, puisque le jeu offre à un deuxième comparse d'assister le joueur principal en mode aventure (totalement dispensable, en cela que le second joueur qui joue Pinky, la cyborg qui assiste Blob, se borne à bouger un curseur pour aider ce dernier à shooter des ennemis ou récupérer des bonus) ou en mode Multi-Blob (nettement plus valable, puisqu'il s'agit ici de coopérer à part-égale et remplir une série d'objectifs dans des environnements inspirés du solo).

Test PS3 oblige, plaçons un petit mot sur deux des features exclusives de cette version, le Move et l'option 3D.
Eh bien autant le premier ne fait clairement que figure de gadget qui ne peut prétendre rivaliser avec le confort d'une bonne vieille Dual-Shock 3/Sixaxis, autant pour ce qui est de la 3D le résultat est carrément impressionnant, avec une profondeur de champ plus que convaincante et tout plein d'effets qui tirent vraiment partie du relief (comme les petits véhicules qui se déplacent constamment dans le ciel de Prisma City, et sortent souvent de l'écran. True story).


Let's paint the town red !
Si l'on ajoute à cela un humour ravageur (doublé d'une critique habile de notre société), un design kawaii « plus craquant tu meurs » et une durée de vie plus qu'honorable (prévoyez une quinzaine d'heures pour terminer l'aventure sans les quêtes annexes), et vous aurez avec de Blob 2 peut-être pas un titre à boucler d'une traite, mais indéniablement un bon gros bonbon sucré que l'on revient savourer avec plaisir, surtout les jours de grisaille.

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