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Breath of Fire III - Test

Breath of Fire III, sur PlayStation, est incontestablement un très bon souvenir de RPG japonais. Alors forcément, quand j'ai croisé la version PSP, la nostalgie s'est emparée de moi et m'a fait replonger dans l'aventure, avec toutefois la crainte que le jeu ait vieilli, ou que mes souvenirs n'aient gardé que le meilleur pour occulter de grosses lacunes.

J'ai 3 secondes pour vous dire que Breath of Fire 3, c'est d'la dynamite
J'ai 3 secondes pour vous dire que
Breath of Fire 3, c'est d'la dynamite.
La série de Capcom partage avec Zelda un grand principe : celui de recycler le même héros, avec les mêmes capacités, dans une aventure différente, en faisant abstraction des autres opus. Ryu, notre garçon aux cheveux bleus, devra donc toujours utiliser sa formidable capacité à se transformer en dragon pour une fois de plus combattre les méchants qui pourraient détruire le monde. Un destin finalement tout à fait banal pour un enfant de RPG nippon. Au cours de sa route, il fera bien évidemment connaissance avec d'autres protagonistes qui l'aideront dans son aventure, chacun ayant sa spécialité à laquelle ils sont bien ancrés puisque la progression comme l'apprentissage de sorts sont automatiques.

Je savais bien que j'avais pas coupé le gaz.
Je savais bien que j'avais pas coupé le gaz.
L'aventure est du domaine du sympathique, sans plus, avec parfois des dialogues interminables plombant le rythme de jeu. D'autant que si les graphismes 2D sur décors 3D sont très mignons (ils ont tout de même vieilli), la mise en scène se limite à quelques sprites les uns en face des autres, affichant de temps en temps une animation entre deux phrases. Dommage, car le scénario de Breath of Fire III est assez riche. Les musiques font elles aussi dans le « moyen », avec des thèmes plus réussis que d'autres, on les oubliera assez vite.

Mais alors, où est le bon dans Breath of Fire III ? C'est le cœur-même du jeu qui est solide, à savoir le système de combat. Capcom a repris une base très classique, un tour par tour avec ses formations pour une équipe de 3 personnages, mais il y a ajouté l'ingrédient qui fait toute la recette : la transformation en dragon. Et ça ne se résume pas à avoir encore plus de classe qu'un super sayajin, il s'agit vraiment d'un mécanisme de jeu sur lequel repose l'issue des combats.

Plus fort que David Banner, Ryu.
Plus fort que David Banner, Ryu.
Au fil de l'aventure, on se met à la recherche de gènes, chacun renfermant un pouvoir particulier. Le gène du feu, de la glace, de la force, de l'ombre, de la fusion... au total un bon paquet qu'on pourra combiner (en choisissant jusqu'à 3 gènes) pour créer le dragon de son choix. Evidemment, selon la combinaison, le coût de transformation et d'entretien (être en dragon consomme du mana à chaque tour) seront différents, donc il faudra être judicieux dans le choix des gènes. Si certaines combinaisons ne sont pas très efficaces, d'autres par contre sont des combinaisons spéciales, qui porteront un nom particulier, et débloqueront des pouvoirs spéciaux très puissants.

Un mini-jeu pas terrible...
Un mini-jeu... Mouais.
Breath of Fire III offre un schéma très classique, avec son donjon-point de sauvegarde-boss. Il y a de temps en temps quelques mini-jeux, pas franchement passionnants ou réussis. Certains sont anecdotiques et ne seront présents qu'à un moment précis de l'épopée, comme l'entraînement d'une personne au combat, un jeu d'infiltration, ou encore quelques mini-jeux de synchronisation. D'autres sont par contre présents tout au long de l'aventure pour faire une pause entre deux donjons, ce qui est le cas de la pêche et de la gestion d'un village de fées. La quête principale est assez longue, il faut compter environ 25 heures de jeu pour en voir la fin, ou plutôt les fins. La difficulté est très correcte, et il faudra trouver une combinaison de gènes correcte pour affronter chacun des bosses (il n'y a pas qu'une solution), sans quoi ils ne feront qu'une seule bouchée de Ryu. On regrette juste que, comme toujours, ils taillent une bavette entre le point de sauvegarde et le début du combat...

Cette version PSP n'offre rien de plus que son ancêtre sur PlayStation, et même plutôt moins. Une résolution adaptée à l'écran de la portable, et c'est tout ce qui est vraiment notable. Malgré la présence de 2D, un élément qui ralentit le vieillissement (encore plus efficace que les crèmes Nivea), le jeu a techniquement pris un coup de vieux. De plus, ceux qui l'avaient connu en français sur la console de salon seront surpris de le découvrir ici en anglais. Allez comprendre, Breath of Fire III n'est disponible sur PSP que dans la langue de Shakespeare. Pas terrible comme adaptation.

La transformation en dragon est clairement au centre du gameplay de Breath of Fire III. Capcom a repris des mécanismes de combat simples (équipe de 3, formations, tour par tour) pour l'enrichir énormément grâce à la richesse des combinaisons de gènes, qu'il faudra trouver pour affronter plus efficacement les monstres. Une aventure pas toujours très passionnante en elle-même, en raison d'un rythme très lent et d'un jeu qui a vieilli, mais on a envie de progresser ne serait-ce que pour voir les combats monter en puissance et découvrir de nouvelles transformations. Et puis, Ryu qui se transforme, c'est comme un kamehameha, on peut en voir 200, on ne s'en lasse pas.

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