8/10

Burnout 2: Point of impact - Test

Je déteste Fast and Furious. Je trouve ce film complètement creux et sans intérêt. Des courses de bolides blindés de NO2 en ligne droite et en pleine ville, franchement c'est nul. Et pourtant voilà une semaine que je suis sur Burnout 2, un jeu de caisses en pleine ville et je m'éclate comme un fou.

D'abord une fois n'est pas coutume, je vais vous parler des graphismes. Les développeurs, Criterion, ont créé un outil, le renderware. C'est une suite d'éléments (moteur 3D, IA...) qui aident pour la réalisation d'un jeu. Il est utilisé un peu partout sur PS2 (GTA 3, NFL Blitz, Airblade...). Burnout n'était au départ qu'une façade commerciale pour dire : voilà ce qu'on peut faire avec le renderware. Pour le deuxième opus, on peut dire qu'ils ont épuisé la PS2 jusqu'au dernier octet de mémoire vive : la vitesse de jeu est hallucinante surtout si vous vous mettez en vue interne, l'aliasing se fait beaucoup moins sentir que dans le précédent, vous évoluez dans des décors de toute beauté bourrés de détails (aah, l'aéroport sous la pluie) avec des tonnes de voitures à côté de vous assez bien modélisées et le jeu ne ralentit jamais même quand vous passez en mode turbo. Chapeau bas messieurs.

Le jeu s'organise autour d'une suite de championnats, de duels ou de poursuites en voiture à bord d'une voiture de flics. Rien de très original si ce n'est le mode poursuite qui fait passer Need for Speed pour de la rigolade. Pour accéder à de nouveaux championnats, vous devez passer des permis comme dans Gran Turismo. L'originalité vient du fait que vous les passez dans une auto-école ! Certaines courses vous permettent de débloquer des nouveaux véhicules qui sont toujours plus puissants ou plus maniables. La majorité des circuits sont très bien réalisés et vous permettent souvent de choisir votre chemin entre deux possibilités. Des petits chemins de montagne aux grandes autoroutes, tout y passe. Le jeu se déroulant à tombeau ouvert en pleine circulation, vous aurez à évitez les voitures à côté de vous, celles venant en sens inverse qui vous balanceront des appels de phare mais aussi celles qui viennent des côtés lorsque vous traverserez des carrefours généralement en fermant les yeux et en devenant subitement croyant.

Le pilotage est très arcade et seul le moteur physique du jeu donne un semblant de réalisme. Car sinon, c'est vraiment du grand n'importe quoi : des dérapages sur 300 mètres, des virages à 90 degrés pris en cinquième... Comme dans le premier Burnout, la prise de risque est récompensée. Plus vous roulez à contresens, faites des dérapages et frôlez les autres voitures et plus votre jauge de boost monte. Quand vous l'activez, la vitesse de votre caisse s'en trouvera démultipliée sans que le pilotage ne devienne plus dur. Il est juste plus dur d'éviter le pauvre type qui était tranquillement dans sa caisse et qui respectait les limites de vitesse. En mode turbo, si vous continuez à rouler à contresens vous pouvez enchaîner sur une deuxième barre de turbo, puis une troisième... Pour avoir fait un tour entier en mode turbo, je peux vous dire que le coeur en prend en coup. Il arrive souvent qu'on prenne des virages à toute bombe sans comprendre comment on passe un carrefour en frôlant le poids lourd arrivant sur la droite... Niveau monté d'adrénaline, ce jeu remplit tous ses objectifs. Vue la tonne de circuits qu'il y a, vous avez de quoi faire avec ce jeu pendant des heures et des heures de pilotage. Et même quand vous aurez tout fini, il reste la possibilité d'affronter un autre joueur.

Ce qui m'énerve avec ce jeu, c'est qu'il a réussi à gommer pas mal de défauts du premier opus mais qu'il en a récupéré au passage. Les crashs sont vraiment impressionnants : la déformation des voitures est bien réaliste et les bruits de tôles froissées s'accommodent à merveille avec les tonneaux que fera votre voiture. D'ailleurs, un mode crash sans grand intérêt vous permet d'essayer d'effectuer les plus gros accidents. Mais voilà le problème : impossible de sauvegarder les replays de ses meilleurs accidents comme dans le un pour pouvoir dire à ses potes : regarde je t'ai battu, j'ai fait 16 tonneaux !

Après, bien que la durée de vie du jeu soit plutôt bonne, l'IA des concurrents est assez faible et vous aurez souvent l'impression de faire la course seul. Ils n'arriveront à vous doubler que lors des nombreux accidents que vous déclencherez. Enfin, Burnout 2 a hérité d'un des défauts de son prédécesseur : la musique qui est vraiment pitoyable.

Vous l'aurez compris, Burnout 2 : point of impact, s'impose naturellement comme le leader des jeux de caisses arcade et vous clouera à votre siège un bon moment. Dommage que de rares défauts l'entachent.

NB :
- Gros clin d'oeil à Fast and Furious, l'une des voitures provient directement du film. Elle est pas trop dure à reconnaître, elle est vert fluo (oui c'est très moche).
- vous aurez beau rouler comme un dingue et provoquer une centaine d'accidents, le pilote de la voiture que vous conduirez n'oubliera jamais de mettre son clignotant pour tourner !

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