7/10

Burnout Legends - Test

Après avoir tout cassé sur consoles de salon, Electronic Arts profite de la sortie de la PSP en Europe pour lancer un opus de sa série phare du jeu de course arcade. Après un Burnout 1 et 2 sous la houlette d'Aclaim, cette série s'est vraiment fait connaître avec le troisième opus, complètement déjanté et survolté qui était, cette fois-ci, sous la direction d'EA.

Du Burnout concentré, en veux-tu en voilà

Le principe du jeu, pour ceux qui auraient passé les 20 dernières années de leur vie à méditer au Tibet, est de participer à des courses contre d'autre concurrents tout en prenant le plus de risques possibles pour faire augmenter sa barre de boost. Il est ainsi conseiller de frôler les voitures du traffic, de rouler en sens inverse ou encore, de percuter ses adversaires pour les envoyer dans le décor et ainsi réaliser un Takedown.

Cet opus regroupe en fait tous les éléments de gameplay nouveaux apportés par Burnout 3 tout en offrant la possibilité au joueur de courir sur les courses du deuxième et troisième volets d'où le sous-titre Legends. On a donc encore droit à du réchauffé sur PSP et alors que le nouveau volet sort très bientôt sur console de salon, EA nous sort un jeu vieux d'un an sur notre belle petite console portable décidément peu gâtée.

On a aussi droit au retour du fameux mode poursuite, tout droit venu du deuxième épisode, dans lequel on doit rattraper un gangster et le mettre hors-jeu en le percutant et dont on se serait finalement bien passé tellement le rapport collision/dégâts infligés est mal fichu et complètement aléatoire la plupart du temps.

Une adaptation difficile

Mais la question que tout le monde se pose est : qu'en est-il du jeu techniquement ? S'en sort-il aussi bien que ses camarades sur consoles de salon ?
La réponse est non malgré ce que les vidéos diffusées par EA voulaient montrer. Les effets graphiques sont moins présents ce qui n'est pas forcément un mal car ils nuisaient quand même fortement à la visibilité mais la résolution graphique est très basse : on a ainsi droit à beaucoup d'aliasing, du clipping et à des décors moins agréables à l'oeil. Pour ceux ayant joué à Burnout 3, les différences sont flagrantes dès le premier tour de piste et la déception est présente car on s'attendait vraiment à une qualité graphique presque équivalente. Par contre, la vitesse d'animation est identique ce qui est un très bon point qui permet à la version PSP de procurer d'aussi bonnes sensations de vitesse.

La jouabilité est aussi très bonne et instinctive et les habitués reprendront vite leur repère mais je n'arrive toujours pas à me faire au joystick de la console vraiment pas idéal pour les gros doigts.

La bande-sonore est toute nouvelle mais est dans la lignée des versions console de salon et c'est avec plaisir qu'on retrouve pas mal de bon morceau de rock et de punk. Les bruitages sont corrects sans plus avec un bémol pour le son du moteur assez désagréable en général.

Le tour du monde en 80 jours

Au niveau mode de jeu, le plat de résistance se situe autour du fameux mode world tour qui permet de participer à de nombreuses épreuves pour débloquer des circuits et des voitures.
On a donc droit à des courses et des variantes intéressantes mais aussi au mode road rage dont le but est d'infliger le plus de takedown possible à ses adversaires. Ce mode lasse et énerve très vite car il est vraiment trop bourrin. Le mode crash est lui aussi toujours présent et son but est de provoquer le maximum de dégâts en réalisant des carambolages titanesques sur près de 100 maps. Des items sont disséminés sur la route pour augmenter son score et le Crashbreaker permet de faire exploser sa voiture en la dirigeant en l'air pour atteindre les bonus.

De plus, un mode multijoueurs à 6 en wifi est présent et permet de prendre part à de bien belles joutes contre des potes. On peut aussi faire une course avec un ami n'ayant pas le jeu mais le partage de jeu est vraiment très lent et on perd vite patience.
La durée de vie est donc au rendez-vous et attendez vous à passer de nombreuses heures devant votre console avant d'obtenir toutes les médailles d'or et de tout débloquer.

AAARRRRGGGGHHHHHH, je veux jeter ma PSP contre le mur

Le jeu a malheureusement hérité des défauts de son grand-frère : les concurrents sont vraiment acharnés et ne vous lâcheront pas jusqu'à la fin même si vous conduisez parfaitement et on a donc parfois plus l'impression de participer à une simulation d'auto-tamponeuse qu'à un jeu de course. D'un autre coté, on s'ennuie jamais mais il est très éprouvant de ne pas relâcher son attention et en plus, quand on est en tête on a tendance à jamais utiliser son boost car on sait qu'on se fera rattraper de toute façon. Ca manque donc très souvent de finesse. De plus, il est frustrant de constater que dans les classes de voiture les plus élevées, les voitures deviennent des savonnettes dès qu'on utilise le boost et elles se crashent beaucoup plus facilement. On a alors la désagréable sensation de conduire au petit bonheur la chance. Mention spéciale aux formules 1 qui poussent à son paroxysme les défauts sus-cités. Pour en rajouter, les concurrents sont beaucoup plus féroces dans ces classes et on a souvent très envie de balancer la PSP contre un mur, tous les ingrédients étant réunis pour frustrer le joueur. Par contre, petit point positif, la circulation est un peu moins dense sur cet opus.
D'autres défauts inhérents à cette version font aussi leur apparition : des temps de chargements très longs et l'effet de flou qui a disparu lorsque l'on met le boost.

Conclusion

On a encore droit à du réchauffé mais du bon cette fois. Malgré les soucis techniques, les sensations sont intactes et c'est un plaisir de pouvoir jouer à Burnout partout où l'on veut. Par contre, il est malheureux de constater que cet opus énerve très souvent le joueur par des détails frustrants qui nuisent fortement au plaisir de jeu notamment dans les dernières classes de voiture. Le mode multijoueurs est là pour éviter les frustrations engendrée par l'IA et permet vraiment de bien s'amuser mais il faut avoir des potes sous la main.

 

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