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Canis Canem Edit - Test

Une plongée dans l'univers impitoyable des pensionnats "à l'anglaise" dans un jeu à la liberté de mouvement comme dans GTA. Allez en cours et conformez vous au règles vestimentaires...Infiltrez vous dans les différents "clubs", usez de votre lance-pierre, volez dans les casiers de vos camarades, mettez votre nez dans les histoires de profs alcooliques...Devenez le caïd de l'école !

La rentrée scolaire, l'odeur de l'automne et des cahiers neufs. L'emploi du temps qu'on espère sympa et qui s'avère pourri, comme chaque année voire pire. Les copains qui sont partis, les nouveaux qui arrivent, être le nouveau et se faire bizuter (comme les nouveaux rédacteurs arrivant sur Krinein). Tous les profs qu'on voulait pas avoir et qu'on a quand même. Tous les élèves qu'on voulait pas avoir et qu'on a quand même. La rentrée, ça a une saveur particulière, qu'on soit élève ou qu'on soit prof.

Rockstar Games, le développeur de GTA, nous propose grâce à Canis Canem Edit de retourner à l'école mais pas forcément de la même manière que celle qu'on a vécue dans notre jeunesse. Car ici, pas de stress des exams, pas de nécessité d'être poli avec les autres. Non ! L'objectif unique du personnage incarné est de devenir le caïd du bahut. On peut dire que c'est un GTA version ado : liberté de mouvements, missions, aspect transgressif de la règle (ici transgression du règlement de l'école plutôt que de la loi).

Jimmy, un adolescent dans toute sa splendeur, rebelle envers l'autorité, pas travailleur...Rien qu'à son look, on a compris qu'il était du genre renfrogné et qu'il allait pas nécessairement être super emballé par ce que sa mère projetait pour lui quant à son année scolaire. Sa mère, donc, vient de se remarier et visiblement elle trouve son fiston encombrant. Que faire de lui ? Quelle question ! Jimmy a besoin d'un cadre éducatif strict : nous débarquons donc avec lui à la Bullworth Academy. Sauf que dans cet établissement, c'est corruption à tous les étages...vous le découvrirez bien assez vite.


Bienvenue à Bullworth !

Ce pensionnat répond à tous les clichés du genre : uniformes, dortoirs, règles de vie cadrées. Mais aussi, et surtout, groupes d'étudiants rivaux, entre lesquels nous allons devoir louvoyer pour faire notre place : les blousons noirs, les "fayots", les "bourges", les sportifs. On est dans l'ambiance. Un peu comme à Poudlard, l'école de magie de Harry Potter, d'ailleurs le logo de la jaquette nous fait un peu penser aux quatre maisons de la célèbre école de magie, en moins sages. Ce n'est pas très étonnant, vu que J.K.Rowling a calqué son institut sur les pensionnats traditionnels anglais. Sauf qu'à Bullworth c'est beaucoup plus terre-à-terre, point de baguette magique ni d'incantation, ici c'est lance-pierre, coups de poings, lancer de pétards et fuite en squate-board.




Roule, ma poule !

Vous devez suivre le règlement (couvre-feu, uniforme) sinon les surveillants vous choperons et vous enverront chez le dirlo qui vous fera la morale, vous donnera éventuellement une punition à effectuer et tout votre attirail de cancre vous sera confisqué. Le degré de recherche apparaît dans une jauge nommé "grabugeomêtre", vous pouvez vous cacher dans les casiers ou dans une poubelle en attendant le passage des pions à votre poursuite, ou courir vite. L'heure de classe est signalée et même si parfois, on sèche parce qu'on est en train d'accomplir quelque méfait, le mieux est de suivre les cours, car une bonne performance aux mini-jeux qui les composent permet de faire évoluer les capacités de notre Jimmy. Comme tout adolescent en pleine croissance, le sommeil est primordial, aussi dès que l'heure du dodo arrivera, il vous faudra trouver un lit pour vous pieuter  sinon vous risquez de ne plus tenir sur vos jambes, au cours du jeu vous aurez accès à d'autres abris que votre chambre au dortoir des garçons. Dans ces lieux de repos vous trouverez de quoi sauvegarder.

Dans un premier temps, vous ne pouvez circuler "que" dans l'enceinte du campus  : les dortoirs, les salles de cours, le stage, le gymnase...Ça permet de commencer à maîtriser ce nouvel univers. Outre cette limitation initiale, l'exploration est libre, et plus tard vous découvrirez la ville, ses boutiques, ses nouvelles missions. Comme dans un GTA, vous êtes donc très libre de vous promener et de faire les missions annexes proposées parallèlement aux missions du scénario principal. Un scénario qui suit le déroulement de l'année scolaire : les décors changent selon les saisons, par exemple, l'arrivée de Noël est accompagnée de neige.


Les "fayots" : de belles têtes de vainqueurs !

Les missions sont toutes plus savoureuses les unes que les autres.  Comme de s'introduire discrètement dans le dortoir des filles pour voler des petites culottes, de prendre un prof en filature pour le surprendre en train de se saouler, de prendre d'assaut le "bunker" du chef du clan des intellos. On est loin
de l'attitude rebelle soft (mais tragique) du Cercle des poètes disparus (autre exemple d'ados vivant dans un pensionnat), on est surtout à une autre époque, et à la Bullworth Academy, c'est boules puantes à volonté, et votre lance-pierre vous sera plus utile que le porte-plume. Au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire, vous allez vous acoquiner avec l'un ou l'autre groupe d'élèves du bahut pour en devenir le chef et contrôler ainsi le bahut.

Les missions annexes (appelées commissions) sont à l'image de ce qu'un ado peut faire : livraisons des journaux, courses de vélo, photos pour illustrer le livre d'or de la promo, matchs de boxe, drague, enfermement des "petits" dans les casiers, parfois même on aide la police en prenant en photo les tagueurs.


Pas un poisson d'avril, mais tout aussi potache

Comparativement à un GTA, les "méfaits" du héros semblent bien naïfs et sans grand danger, même si elles sont parfois méchantes (c'est bon d'être méchant). D'ailleurs vos "armes" sont les boules puantes, les billes (qui permettent de faire tomber vos poursuivants), le poil à gratter, du bien potache donc et pas très violent. Vous pourrez récupérer des "armes" plus élaborées au cours du jeu. Deux légers défauts peuvent être relevés : les temps de chargement entre les lieux sont un peu long et lorsqu'on utilise un vélo, on est accompagné par une petite musique énervante, oui je sais c'est du détail, mais il fallait bien trouver quelque chose pour montrer que le reste est super.

Pour quelqu'un comme moi, qui a toujours été une élève sage et sérieuse...et qui fréquente encore le monde de l'école (de l'autre côté du bureau), c'est très amusant d'incarner un cancre qui fait tout ce qui est interdit. je dirais même que l'aspect transgressif est extrêmement satisfaisant et agréable. Mais il est juste de préciser que ce titre est à réserver aux plus grands, ceux qui en ont fini ou presque avec l'école (ou alors carrément aux profs).

En plus, on s'attache au héros car Jimmy n'est pas un si mauvais bougre, il a des circonstances atténuantes qui nous les rendent bien sympathique (l'abandon familial, la solitude au milieu des clans) surtout que dès le départ tout le monde s'acharne sur lui pour l'entraîner dans les galères, même s'il avait voulu être sérieux. Bon, on va pas jouer non plus les assistantes sociales, on est bien content que sa mère l'ait envoyé en pension, au moins, nous, on s'éclate en jouant avec lui.

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2 commentaires

  • gyzmo

    18/05/2011 à 22h10

    Répondre

    Je viens de terminer la version Scholarship Edition sur PC, et je me suis plutôt régalé. On retrouve toute l'essence qui fait la particularité des productions Rockstar : de la bonne BO, du bac à sable, une ville ouverte, des personnages complètements cinglés. Le contexte est excellent, avec ses courses de bécane, ses farces, ses codes caricaturaux, le skate. Bref. C'est fun, pas très difficile de prise en main, même si je me suis surpris à gueuler comme un damné devant mon écran à certains moments (les bastons et les courses entre autre). Ah, et les mini-jeux sont sympas. Ça m'a permis de réviser un peu ma géo^^http://jeux-video.krinein.com/test- ... 15288.html

  • hiddenplace

    18/05/2011 à 23h21

    Répondre

    gyzmo a dit :
    même si je me suis surpris à gueuler comme un damné devant mon écran à certains moments (les bastons et les courses entre autre)


    [facebook ON]J'aime pas[facebook OFF]

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