6/10

Castlevania : Lords of Shadow - Mirror of Fate - Test 3DS

En 2010, Lords of Shadow avait donné un bon coup de pied dans la fourmilière pour dynamiser la franchise, ramenant Castlevania au centre de toutes les considérations. Certes, on perdait un peu l'essence de la série au passage, mais qu'importe le flacon pourvu qu'on ai l'eau bénite, comme dirait l'autre (oui, il le dit). Un Lords of Shadow 2 verra évidemment le jour, prévu pour cette année, et cet épisode 3DS entend bien marcher dans ses traces, tout en proposant un trait d'union scénaristique entre les deux.


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A travers de jolies cinématiques en cell-shading, le jeu nous met au centre de l'histoire Belmont, qui sera parcourue à travers trois personnes (et demi) : Simon, Trevor, Alucard (et un peu Gabriel, donc), et plusieurs époques. Le jeu se présente sous une forme action / aventure 2D avec modélisation 3D, plutôt joli à regarder malgré un aliasing très fort et une 3D relief un peu gonflante. Pour autant, ce n'est pas les graphismes qui restent en mémoire, mais bien la musique. Si elle ne colle pas au registre action, celle-ci se révèle envoûtante, lancinante, habille les lieux et instaure une ambiance austère et morbide. Dans l'ensemble, le doublage se révèle assez réussi malgré quelques intonations un peu trop accentués (j'ai même cru un moment qu'ils avaient inventé une langue). Le personnage répond aux doigts et à l'œil via les boutons de la console, ce qui sera évidemment plutôt bienvenu étant donné les parties plates-formes assez fréquentes (souvent des ascensions blindées de pièges). Quelques commandes sont plus délicates à sortir que d'autres, néanmoins, mais rien de bien décisif. L'écran tactile, pour sa part, sera dédié aux menus, à la sélection des armes et à la carte du niveau.


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Pour se frayer le passage, le joueur aura à sa disposition un large panel de coups, débloqué à mesure que l'on passe de niveau, qu'il sera possible d'arranger en combos. Le fouet sera évidemment au centre de votre arsenal, capable d'enchaînements rapides et à distance très respectable. Avec un peu d'entraînement, il sera possible de garder ses distances dans quasiment tous les affrontements normaux et donc se prémunir du danger. Ce qui est une bonne alternative aux affrontements de proximité qui se révèle assez peu lisible : sans connaître précisément l'ennemi, il est difficile de savoir ce qu'il fait et donc comment l'esquiver ou le parer, surtout que les coups de fouet ne semblent pas le ralentir beaucoup. Avec les bons timings, il sera possible de contrer, de procéder à une roulade d'évitement, et même de faire des chopes mortelles. On débloquera également nombre d'armes secondaires, comme la traditionnelle hache de bataille ou la croix, pour attaquer à distance, et des pouvoirs magiques différents selon le personnage incarné. Ces derniers consomment de la magie, mais celle-ci sera rechargeable à des points clés des niveaux – tout comme la santé. Bref, de quoi varier sa progression.


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En tout, huit heures seront une moyenne pour découvrir l'ensemble du jeu, composé d'un prologue et de trois actes. Chaque partie fera intervenir un nouveau personnage principal qui aura ses spécificités. Le contenu se révèle assez décevant malgré la partie exploration qui se limitera souvent à des recoins exigus et des passages inaccessible sans la bonne capacité. On finit par avancer en ligne droite sans se préoccuper du reste, en se disant que de toute façon la sauvegarde automatique saura nous tirer d'un mauvais pas. Celle-ci intervient d'ailleurs à des moments où l'on ne l'attend pas : contre les boss. Ceux-ci sont plutôt bien foutus, disposent de plusieurs phases d'attaque que l'on découvre et que l'on apprend à contrer. Mais une fois un certain degré de dégâts infligés au monstre, le jeu sauvegarde et vous fera recommencer pile à cet endroit. Tout cela facilite grandement les choses, n'est-ce pas ? On ajoute quelques QTE dispensables et pas franchement ardus, et l'on dit adieu au défi. Les niveaux n'étant pas très complexes non plus, il sera probablement inutile d'y revenir une fois l'aventure terminée.

Plutôt sérieux dans sa conception, le jeu manque d'un peu de finition et d'un chouïa de peps, ce qui le place en tant qu'entrée du menu Castlevania, au lieu du plat principal qui sera certainement assuré par l'opus de salon (Lords of Shadow 2). Néanmoins, le titre ne démérite pas pour un épisode portable et occupera les fondus de la série et/ou de beat them all pendant un temps correct – mais que l'on aurait aimé voir décupler par une partie exploration à la Métroïd. Un peu déçu.


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