7.5/10

Charm Solitaire - Test

Tout le monde a un jour ou l'autre lancé sur sa machine une petite partie de Solitaire, ce jeu où il faut créer des piles de cartes de même couleur, classées de l'as au roi. De ce classique passe-temps, de nombreuses variantes ont vu le jour jusqu'à ce que Puzzle Lab s'en inspire pour créer une version à l'esthétisme fantastico-médiéval, Charm Solitaire (sous-titré "return to the kingdom").

Ce jeu de cartes virtuel se présente d'abord comme une aventure avec un maigre fil conducteur où il faut débarrasser le royaume d'Archithon d'un vilain brouillard maléfique. Ce dernier est symbolisé par une jolie illustration voilée qui se révèlera, façon pièces de puzzle, à chaque fois qu'un des soixante niveaux du jeu est passé. Votre arme de prédilection ? Un paquet de cartes classiques mais magiques ! Bon... Je vous passe les détails du scénario qui ne m'a pas tenu en haleine plus de 2 secondes. Mon intérêt s'est surtout porté sur la charpente soignée de ce royaume tout de même doté d'un petit background non négligeable. Mais avant de fouler ce fameux domaine, zieutons un peu son paysage :


 

Hum... Intéressant, non ?
Dans chaque tableau, une chaînette fait office de chronomètre. Des cartes se déplacent à la queue-le-le sur celle-ci et doivent être posées dans des cases de l'aire du jeu. La file de cartes ne doit jamais atteindre l'extrémité de la chaîne sous peine de perdre la partie. Evidemment, ces cartes ne sont pas à positionner n'importe comment. Le Dix, par exemple, ne pourra être placée, horizontalement ou verticalement, qu'à côté d'un Valet (sa carte supérieure) ou d'un Neuf (sa carte inférieure). La règle est identique pour toutes les autres cartes du jeu. Pour les plus habiles et observateurs, il est possible de gagner plus de points en agençant des "suites".

Et la couleur dans tout cela ?
Elle n'a pas vraiment d'importance dans les zones communes. Par contre, dans les régions dites Castle, et suivant l'étendard de celui-ci, il arrive que seules les cartes d'une même couleur, ou d'une tranche de valeur spécifique, soient acceptées dans les emplacements délimitant ces sections particulières. Les lieus appelés Streets sont également sujets à une règle spécifique : elles ne peuvent être remplies qu'en combinant des cartes d'une valeur plus ou moins forte. Et pour corser encore un peu plus la progression du joueur, des Murailles et des Chapardeurs sont quelquefois de la partie.

Heureusement, des cartes spéciales aux effets multiples (gel de temps, inversement du défilement de la chaîne...) sont là pour aider à parer tous obstacles. Un Drop Pocket, à la capacité limitée mais bien pratique, a même été incorporé pour emmagasiner des cartes en vue d'une utilisation ultérieure.

Enfin, la plupart des tableaux sont pourvus de Bonus Place qui reprennent la règle de notre bon vieux Solitaire, mais sans la contrainte de la couleur. En complétant la ou les piles (jusqu'à trois par tableau), le jeu accorde 200 points supplémentaires mais surtout, il permet d'augmenter une des quatre compétences du joueur. Emprunt du jeu de rôle, cette customization influence sensiblement le déroulement des parties en renforçant la défense contre les voleurs, en accordant plus de gain de points, plus de cartes spéciales ou une plus grande capacité de stockage au Drop Pocket.

Une fois que l'ensemble de l'aire est pleine de vos cartes, la partie est gagnée. Une des nombreuses parcelles de l'illustration se révèle et le prochain niveau de jeu est alors accessible. Ainsi de suite, jusqu'à ce que tout le royaume d'Archithon ait retrouvé ses couleurs d'antan.

Trois modes de jeu sont disponibles : normal (avec indication en surbrillance des emplacements possibles d'une carte sélectionnée sur l'aire de jeu), ardu (déplacement plus rapide de la chaîne et gains de points plus importants), et invulnérable (ni chrono, ni score, ni challenge^^). La difficulté progressive tout au long du jeu aurait pu être plus soutenue à mon goût. Mais cela reste correct pour un passe-temps qui ne nous impose pas du stress, nous laisse le temps de réfléchir, de nous détendre.

La structure générale est beaucoup moins monotone qu'un simple Solitaire. Les soixante niveaux sont tous aménagés de diverses façons, allant du plus simple au plus complexe agencement. Le placement aléatoire des cartes initiales n'a pas été intégré, mais le jeu de cartes qui défile le long de la chaîne n'est jamais identique lorsque l'on recommence une même partie. Tout ceci indique une durée de vie intéressante pour qui aime tuer le temps d'autant que sa réalisation graphique et sonore est très agréable. Par contre, j'ai trouvé la musique d'accompagnement mignonnette au début, puis bien barbante. Il est d'ailleurs fort probable que vous la remplaciez par votre play-list chérie.

Léger, sympathique, reposant et visuellement original, Archithon n'attend plus que vous pour la rescousse ! Seul gros hic, il vous en coûtera la coquette somme de 19.95 $ si vous désirez aller au bout de l'aventure et outrepasser la soixantaine de minutes de jeu de la version d'évaluation disponible sur le site de Puzzle Lab. Le prix rebutera les petites bourses mais sachez que des heures de jeu et l'accès au royaume entier (voire plus d'après la légende) viendront rentabiliser cet investissement que ses concepteurs estiment à long terme. Mais bon, faut vraiment être un fanatique des jeux de cartes, ou n'avoir que ça à faire de ses longues journées quand même...

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