7.5/10

Colin McRae Dirt 2 - Test

Ce Dirt 2 est plutôt une bonne surprise et n'aura aucun mal à dominer le genre, vu que les jeux de Rally sont rares. C'est probablement ce qui manque à Codemasters, un concurrent digne de ce nom qui les pousserait à nous donner la maniabilité qui fait l'unanimité.

Le voici le voilà, en léger décalage par rapport aux autres supports consolistiques, le Colin McRae Dirt 2 version PC.


Il faut dire que le premier Dirt avait tranché ferme avec les anciens opus de la série en proposant un choix de courses et de véhicules bien plus large que ce que propose le WRC. Dans ce sens, il s'adressait à un public plus vaste, plus désireux de se faire ébouriffer le dessus du crâne sans contraintes, et sans avoir à recommencer son chrono depuis le départ de la course à la moindre collision ou perte de contrôle du bolide. La maniabilité légendaire de la série en avait d'ailleurs pris un coup, repoussant pas mal de puristes habitués à la rigueur d'un Richard Burns Rally. C'est dire si nous l'attendions au tournant, à savoir si Codemasters a un petit peu écouté la communauté de pilotes de canapé que nous sommes.

Le jeu ne vous laissera guère le choix, vous allez vous embarquer dans une campagne solo plutôt dirigiste et accompagnée de nombreux écrans de chargement assez longuets mais soignés. Le tutorial est directement intégré et il vous sera impossible de le zapper. On comprend très vite que le désir des concepteurs du premier épisode est de ne pas retourner dans l'austérité mais bel et bien continuer dans l'accessibilité. Il y a du pour et du contre, tout dépendra de vos gouts personnels en ce qui concerne l'agressivité, ou plus modestement le dynamisme des menus et de l'habillage sonore. Mais on est là pour prendre du speed plein la face n'est-ce pas ?


Cette campagne ne propose rien de plus qu'un système traditionnel de gain de points d'expérience pour chaque course, établi en fonction de votre classement sur la ligne d'arrivée, vous permettant ainsi de monter votre niveau et de débloquer les prochaines étapes de votre parcours. A ceci s'ajoute le pognon qui permet d'acheter le modèle de vos rêves dont le choix est relativement vaste : buggys, trucks, 4x4 et autres bestioles vrombissantes, comptant en tout 7 classes de véhicules. Plus le niveau de difficulté est élevé et plus votre bourse augmente à la fin de chaque course.

Généreusement, votre coach vous offre votre premier véhicule qui n'est rien d'autre que la Subaru du défunt pilote de légende. Vous naviguerez entre votre caravane personnelle et l'extérieur pour accéder aux menus proposant le choix des engins, leur achat, votre destination pour la course, le multi joueurs, et autres options et goodies de personnalisation. Vous serez accompagnés tout au long par de grands pilotes, tels que Ken Block, Travis Pastrana, ou encore Dave Mirra, qui vous proposeront leur amitié qu'il faudra mériter par le biais de défis . Le challenge semble à la hauteur ! D'ailleurs, pour ceux qui ne connaissent pas, je vous conseille de zieuter du côté de You tube pour y découvrir les cabrioles et le fun démesuré de la conduite de Ken Block.


Vous partirez donc pour le Maroc, la Malaisie, le Mexique, le Japon, la Croatie, l'Utah... Des environnements très variés et plutôt bluffants pour certains, dans lesquels toutes sortes de surfaces vous seront proposées. Et du gravier, vous allez en manger ! Mais ne soyons pas trop succincts, vous allez aussi vous prendre des murs, des rochers, des ravins et les autres concurrents dans les dents. Pas de dentiste dans le jeu pour constater les dégâts, mais un système de collisions et une physique plutôt bien rendus. Vous sèmerez des pièces sur la piste tout aussi bien qu'une vieille Lada, et les fonctions de replay et de flash-back (fonction qui permet de mettre votre course en pause après votre dernière gamelle, de rembobiner le film, et de reprendre là ou vous le souhaitez, dans une fourchette de quelques dizaines de secondes) vous feront vous délecter de vos cabrioles.

Pour ce qui est de la prise en main et de la conduite tant critiquée, à sa juste valeur, par rapport au premier Dirt, on peut souligner un léger mieux. On sent d'avantage la caisse. Mais cette sensation mousseuse de tenir un véhicule sur coussins d'air persiste et colle à la peau de Codemasters. Rien à faire. Si vous avez rejeté Dirt pour cette raison, vous direz, c'est moins pire. Les novices quant à eux seront servis par les sensations de vitesse et un contrôle tout de même exigent du dérapage. Boîte auto, séquentielle ou traditionnelle pour les possesseurs d'un volant G25 de Logitech vous permettront de dompter la machine suivant votre niveau personnel. Il est également possible de régler la voiture, mais je pense que les plus pointus d'entre nous qui s'y intéressent laisseront assez vite tomber à cause de cette maniabilité de léviteur qui vient tout de même gâcher un peu le plaisir. Nous avons ici un jeu défouloir orienté arcade, un chouilla plus proche de la simulation que le premier Dirt, et c'est plutôt réussi de ce côté, le grand public devrait accrocher.


Le multijoueur bien fichu vous permettra de vous mesurer à d'autres fanas de glissades et bouffeurs de gravier en réseau local jusqu'à 8 participants, ou sur du online. Vous aurez le choix de concourir sur des parties classées tenant compte de votre gain d'expérience, tout comme le mode solo, ou non classées, à la fois en équipe de deux ou trois, et bien sûr en cavalier seul.

Visuellement, le titre est beau, les détails sont nombreux, les éclairages très contrastés, et la palette de couleurs à teinte jaune dominante vous plongera dans un environnement un peu cartoon, mais où la chaleur du désert se fera brûlante. C'est pas tout à fait photo réaliste (je vous conseille de faire la différence avec un Need for Speed:Shift), mais c'est tout de même très agréable à l'œil, on sent une cohérence de l'ensemble tout comme dans Grid . Les projections d'eau sur le pare-brise en vue cockpit ne vous laisseront pas de marbre, et les pointes de vitesse dans une fluidité impeccable seront particulièrement grisantes. Tout ceci accompagné de sauts, de bosses, d'épingles en tous genres, et vous vous étonnerez de vos capacités de concentration ! Manquerait plus que le sanglier ou le lièvre qui traverse la piste de façon aléatoire pour en perdre les pédales !


Cette version PC a un avantage graphique par rapport aux consoles, mais rares seront ceux qui pourront l'essayer puisqu'il faut posséder la dernière génération de cartes graphiques (seul ATI la propose pour le moment en série 5000) pour pouvoir bénéficier de DirectX 11 sur Vista et Seven. Ne possédant pas moi-même une telle carte, je ne pourrai vous dire ce qu'il en est. Tout comme Grid et Dirt, l'EGO Engine est très fluide et très bien optimisé pour des configurations modestes, à condition d'avoir ses pilotes à jour. C'est un excellent moteur graphique qui a largement fait ses preuves.

 

La Config minimum : Windows XP, Vista ou Windows 7, Intel Pentium 4 3.0 Ghz ou AMD Athlon 64 3400+, 1 Go de RAM (2 Go pour Vista), 10 Go d'espace disque, carte graphique ATI Radeon X1500 ou NVIDIA GeForce 6800.

La Config conseillée : Windows XP, Vista ou Windows 7, Intel Core i7 ou AMD Phenom II, 3 Go de RAM, 10 Go d'espace disque, carte graphique ATi Radeon HD 5700 Series.

Protocole de test : Core2 Quad q9400, 4Go de RAM, Nvidia GTX 295.

1680x1050, AA 4x, tous détails au max, entre 50 et 70 FPS.

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