7/10

Dark Souls - Test PC

Je suis bien embêté avec Dark Souls. Certes, j'ai des choses à dire, mais rien de bien nouveau par rapport à notre critique version Xbox 360. Limite, je pourrais faire un copier-coller, à ceci près qu'il est intimement nécessaire de parler de l'adaptation PC. Déjà, parce que c'est une « belle histoire » : celle-ci n'était pas prévue, la communauté de joueurs a signé une grosse pétition, Namco s'est montré attentif et a décidé de contenter tout le monde. Certes, on se prend quasiment un an dans la vue, mais cela montre qu'un éditeur peut parfois être conciliant et donner aux joueurs ce qu'ils désirent. Le souci n'est pas la démarche, donc, mais plutôt le résultat final, qui est un peu décevant en termes de technique. Mais commençons par le commencement : Dark Souls est un enfer.

Si vous vous êtes un peu intéressés au jeu, vous devez vite avoir remarqué qu'un mot revient souvent dans les descriptifs : difficulté. Dark Souls crache effrontément sur le gameplay « moderne » qui prétend qu'un joueur ne doit pas être frustré par le degré de résistance d'un jeu. En fait, on ne peut même pas parler de « difficulté à l'ancienne », puisque même il y a 20 ans, Dark Souls aurait pu être considéré comme un jeu qui ne fait pas de concession. Et pour simplifier, disons que le titre admet que la « mort » est un mal nécessaire pour apprendre et progresser. Ne le cachons pas, vous aurez envie de mettre le jeu à l'épreuve et de vous jeter contre le premier boss venu pour voir s'il mérite effectivement le titre de brute épaisse. Votre espérance de vie sera alors d'environ 60 secondes, et les dégâts causés sur la barre de vie de votre adversaire seront très décourageants. A l'ancienne, vous devrez méditer sur vos erreurs : connaître l'ennemi sur le bout des doigts, voir ce qui est le plus efficace, et tirer parti de l'environnement. Quand on sait que le moindre péquenaud de base peut vous occire si vous n'y prêtez pas garde, on se retrouve vite à flipper au moindre petit embranchement suspect et à voir les points de sauvegarde, de candide brasiers disséminés ici et là, comme des oasis salvateurs. A vrai dire, cette difficulté inhabituelle devient hypnotique au fur et à mesure de nos nombreux échecs et de nos quelques réussites, et devient rapidement le point fort du jeu : le sentiment de victoire est euphorisant. Sérieusement. Cela ne fera pas ça chez tout le monde, mais personnellement je me suis retrouvé happé par cette ambiance Dark Fantasy singulière, où la mort se taille une place prépondérante et où le moindre faux pas peut être gravement sanctionné. Je vous invite alors à consulter l'article de Mandark pour obtenir des infos plus précises sur le jeu, car dans l'idée, le jeu est similaire à la version console. Et c'est de l'adaptation dont j'ai envie de parler.


DR.

Car en termes de portage foireux, Dark Souls n'est pas bien loin d'obtenir un prix symbolique. En fait, toute la dynamique PC a quasiment été oublié dans le processus, si bien que le paramétrage technique ne devrait pas vous prendre plus de dix secondes. Pas de niveau de détails à régler, pas de qualité de textures à choisir, vous n'aurez que l'option « pas très beau ». Il y a bien possibilité de choisir sa résolution d'écran, jusqu'à notre 1080P préféré, pour se rendre compte après coup qu'il ne s'agit que d'un étirement de la résolution de base du jeu. Et c'est sans parler du frame rate, apparemment bloqué à 30 images/secondes. Bref, cela reste pas très joli à regarder, ce qui d'une certaine façon ajoute pas mal à l'ambiance glauque du titre. N'étant pas très regardant sur l'aspect graphique d'un jeu, j'ai décidé de m'attaquer à un autre morceau : la configuration de la combinaison clavier / souris. Pour être honnête, j'ai passé un quart d'heure dessus sans avoir pu obtenir satisfaction : ça bugue, ce n'est pas pratique, ce n'est pas optimisé. J'ai fini par sortir la manette Xbox 360 qui a réglé tous les problèmes d'un seul coup. Je ne peux que vous conseiller d'opter pour cette option.

L'édition « prepare to die » apporte quelques petites nouveautés, notamment de nouvelles régions à explorer et de nouveaux monstres à occire. Ceux-ci ont bien évidemment été ajustés en fonction de la difficulté du titre et constitueront un défi supplémentaire à la mesure des joueurs qui auront terminé Dark Souls. On pourra également consacrer quelques heures au multijoueurs, en duel ou en équipe, mais la qualité actuelle du mode pâtit énormément de problèmes de serveur et d'une interface loin d'être irréprochable. D'une manière générale, l'aspect « réseau » du jeu est complément vampirisé par une mauvaise optimisation et d'une surcouche Windows Live dont on se serait bien passé – surtout lorsque l'on possède une version Steam du jeu. Gageons que les fonctionnalités online se bonifieront avec le temps, et de toute façon le jeu solo est suffisamment accrocheur pour justifier l‘achat.


DR.

Si tout ce que vous savez de Dark Souls ne vous rebute pas, foncez, vous en aurez pour votre argent. La progression est lente, difficile, mais le sentiment de satisfaction y est évidemment proportionnel. Le seul véritable problème que l'on peut voir dans cette version PC, c'est la faible qualité de l‘adaptation qui nous fait davantage penser à une émulation qu'à un véritable portage. Mais si une manette est dans le coin, cela ne devrait pas trop freiner vos ardeurs.

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