5.5/10

Dawn of Magic - Test

Il est appréciable de constater que le jeu vidéo s'ouvre depuis quelques années sur de nombreuses autres cultures, et qu'il n'est plus le terrain de jeu des grandes puissances économiques que sont le Japon et les Etats-Unis. Sky Fallen, petit studio russe, entre dans la danse du Hack'n Slash en 2006 avec Blood Magic. Renommé Dawn of Magic, il foule aujourd'hui le sol français en espérant prendre un peu de part de marché aux géants du Hack'n Slash, bien implanté sur le territoire...

Le premier contact avec Dawn of Magic sera difficile, à n'en pas douter. Comme si tout avait fait pour dénuer le jeu de tout ce qui pourrait paraître sexy aux yeux des joueurs. Certains diront que c'est original, que cela résulte d'une volonté de se démarquer des codes du genre, mais d'autres auront du mal à s'identifier aux nouvelles figures héroïques du Hack & Slash. Vous pencherez-vous sur la robuste Femme du Boulanger, le puissant Moine Joufflu, le magicien Erudit, ou bien encore la Gitane ? Votre choix influera sur les caractéristiques de votre personnage, et sur son apparence physique qui ne cessera d'évoluer tout au long de la partie, selon votre alignement et vos obédiences magiques. Je parle russe, pour vous ? Alors traduction.

Le point fort de Dawn of Magic se situe justement dans cette « Magic ». Lors de la création de votre personnage, outre les poncifs du genre et le choix de votre alignement (neutre, bon, ou mauvais, ce qui influera sur les quêtes auxquelles vous pourrez accéder ainsi que sur la fin du jeu), vous aurez l'opportunité de lui allouer trois écoles de magie parmi les douze existantes, chacune proposant huit sorts. Selon celles-ci, votre apparence physique se modifiera au fil du jeu, jusqu'à atteindre certains extrêmes qui pourront se révéler assez hideux (enfin, tout est question de goûts et de couleurs). Un petit bémol contrebalancé par l'énorme tas de ramifications qu'offre un tel système, où chaque personnage quasiment pourra devenir unique. Un gros effort a été également porté sur l'utilisation des magies, au premier abord très basique. Fort des nombreux sorts à votre disposition, vous pourrez en combiner plusieurs pour obtenir des effets cumulés dévastateurs, selon vos besoins et vos envies. Un système fonctionnel et très appréciable, qui constitue donc la principale innovation du jeu.

L'ergonomie est sans conteste le problème majeur de Dawn of Magic, et les premiers combats amèneront probablement un petit soupir de nostalgie accompagné d'une petite pensée pour Diablo 2. Tabasser du monstre représente un calvaire assez déconcertant, surtout quand le nombre d'entités à l'écran dépasse les deux têtes de pipes. De surcroît, les ennemis ne cessent de vous compliquer les choses en bougeant sans arrêt. Confus, les combats le sont, mais la mini-carte des lieux remporte la palme quand le nombre de personnages dans les alentours devient trop important. Les menus d'utilisation, assez nombreux, et l'interface ont également de quoi laisser perplexe. Les maîtriser complètement nécessite un certain temps d'adaptation qu'il faudra motiver.

Un bonne machine un peu ancienne pourra sans trop de problème faire tourner le jeu, ce qui penche la balance du bon côté pour Dawn of Magic. La contrepartie directe, c'est que le jeu fait figure de gros arriéré dans le contexte vidéo-ludique actuel : graphismes assez dépassés et textures assez pauvres. Les concepteurs ont en tout cas mis l'accent sur la profondeur en proposant un très grand nombre de lieux à visiter, de Personnages Non Joueurs à rencontrer, et de quêtes à remplir (celles-ci sont d'ailleurs re-faisables à l'infini, avec réadaptation de la difficulté à chaque coup). Bien sûr, cela reste du Hack'n Slash, et passer des heures sur Dawn of Magic ne permettra certainement d'élever votre QI.

Donc un petit jeu assez ambitieux qui présente quelques innovations très louables, mais qui manque de rigueur dans les aspects plus pratiques de son gameplay. Le jeu tourne bien sur les petites machines, et les amateurs du genre pur et dur devraient trouver leurs marques assez facilement, s'ils arrivent à passer outre l'aspect graphique assez étrange et dépassé.

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