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Dead Space 3 - Dans l'espace, personne ne vous entendra hurler de plaisir !

Doit-on encore présenter la saga Dead Space ? Les joueurs et en particulier les fans d'horreur et de survie connaissent bien la franchise. À l'annonce d'un nouvel épisode, les trépignements et le flot habituel des spéculations allaient bon train. La pire spéculation était que Dead Space 3 était un jeu d'action et que l'horreur ne serait plus aussi horrible. Devant une telle levée de bouclier, j'étais un peu dubitatif au moment de lancer le jeu. En même temps, je me rappelle qu'il existe toujours (et de façon encore plus visible avec le net) un tas de joueurs qui râlent. Au final, ce n'est pas toujours à bon escient et le discours « c'était mieux avant » ne tient pas toujours la route. Je me souviens que chez EA, nous avions eu le même symptôme devant le troisième volet de Mass Effect (ici). Cependant, pour y avoir joué en long en large et en travers, j'avais apprécié cet épisode et je trouvais qu'il complétait bien la série. Aurons-nous le même constat avec ce nouveau Dead Space ou bien « c'était vraiment mieux avant » (ici ou )?


Hauts les mains ! Toutes les mains !
Avant de rentrer dans les divers détails, je vais vous parler de mes premiers moments avec ce nouvel épisode. Le début est assez misérable. Si l'introduction sur Tau Volantis en jette un max, les premiers pas avec Isaac sont assez pénibles. Dead Space 3 nous propose au début du shoot et un peu d'horreur. Si le frisson est là, le plaisir en prend un coup à cause des gunfights qui ont dix ans de retard. Mais séduit par le dynamisme du titre et me disant que ce n'était que le didacticiel, je continue l'aventure. Pari gagnant, dès qu'on arrive dans l'espace et jusqu'au dénouement, on en prend plein la gueule. Un peu comme un bon film où le début se pose et à un moment le héros regarde les autres et leur dit « je vous l'avais dit » et tout part en sucette.


Restes à terre !
Ainsi, deux ans après le dernier épisode, Isaac Clarke est un homme brisé. L'antihéros parfait pour un monde imparfait qui s'obstine à s'intéresser aux monolithes. Naturellement, tout part en vrille et vous voilà en plein voyage spatial pour aller chercher la solution sur le seul endroit dans l'univers où elle existe : Tau Volantis. Sans rien dévoiler, on a tous les ingrédients d'un grand blockbuster. Isaac, Ellie, Carver, Norton, tout un ensemble de personnages charismatiques qui vont devoir faire face aux nécromorphes. Les quêtes secondaires vaudront également le détour. Elles s'intègrent très bien avec le flot de l'histoire principale. Petit hommage à cette quête où après avoir rejoint un abri avec un survivant potentiel, vous devez rejoindre votre navette avec la musique préférée du gars à sauver : de la country ! Décalée et sauvage, cette échappée n'aura d'égale que votre capacité à survivre.


Il y a t-il un pilote dans l'avion ?
Pour survivre, vous serez équipé, tout d'abord, de graphismes superbes. Si l'on écarte le didacticiel du début, le jeu est soigné. Les effets de lumières, les détails des décors (en premier ou en arrière plan), votre armure, tout a été pensé avec finesse. Les musiques ajoutent à l'immersion et elles créent une atmosphère angoissante. C'est d'ailleurs ce que j'ai toujours aimé dans la saga. On est pris dans un univers où chaque détail est là pour vous faire dire : « je vais y passer ». Question gameplay, nous sommes dans du Dead Space. C'est donc facile à prendre en main et bien pensé. L'angle à la troisième personne au niveau de l'épaule est parfait pour vous faire ressentir toutes les peurs possibles. L'écrasement est la touche qui sonne un peu bizarre au début mais après avoir démembré quelques monstres, elle est jubilatoire. Là aussi, vous aurez votre lot de frayeur. Les créatures rivalisent d'agressivité pour vous mettre à mal. Il faudra être mobile, en alerte et surtout bien choisir ses armes. Cela dit, les habitués de la série trouveront vite leurs marques avec les diverses possibilités.


Et si j'ajoute une machine à café ?
C'est là que j'ai passé de grands moments. Grand glandouilleur de la rédaction, j'ai toujours apprécié ce genre d'option dans un jeu : créer mon personnage ou mon arme. Facile à prendre en main et riche en possibilités, l'établi fourmille d'armes réalisables. À l'instar d'une autre production EA : Army of Two : the 40th Day, j'ai passé du temps à choisir mes jouets favoris. Pour faire simple, chaque arme possède une fonction primaire et une fonction secondaire. J'avais ainsi un fusil à pompe avec marteau intégré ou un super taser couplé à un magnum. Riggs par exemple a crée une trancheuse lance grenade.


Allez on fonce à l'hélico !
Pourquoi je vous parle d'un autre rédacteur pour un Dead Space ? Tout simplement parce que cet opus possède un mode coopératif. Ne pouvant résister à l'idée de découper du monstre et de jouer avec moi, mon camarade de survie a investi dans l'épisode. De part la présence d'un acolyte, le jeu devient plus violent et si au départ, on se sent rassuré d'avoir un ami à ses côtés, on comprend vite que les nécromorphes n'ont pas envie de jouer les cibles inoffensives. Bonne idée de la part des développeurs, la démence de chacun des personnages (Isaac ou Carver) va provoquer chez l'un ou chez l'autre des visions que l'autre ne verra pas. Cela créera des moments d'angoisse avec des ennemis imaginaires ou avec votre acolyte qui ne se bat pas contre les démons du réel. À vous de bien communiquer pour ne pas vous retrouver au menu de vos ennemis. Les glandeurs aimeront transmettre les plans de leurs armes à leurs amis pour augmenter la durée de vie. En plus de toutes ces bonnes choses, comptez entre quinze et vingt heures pour venir à bout du mode solo. Si vous êtes un dur à cuir, vous referez même le jeu pour tenter l'aventure dans l'un des nombreux modes de difficulté.


Les rencontres Meetic réservent des surprises !
Cet épisode est donc rondement mené et même si l'on sent un brin plus d'action que dans les précédents épisodes, on reste dans l'angoisse du monstre qui va surgir d'un coin sombre. Le mode solo est conséquent mais il faudra admettre qu'une fois terminé, seuls les plus fanatiques auront envie de retenter l'aventure car son côté cinématographique est à double tranchant : on est pris dans l'histoire mais une fois bouclée, on n'a pas envie de refaire les mêmes couloirs pour la gloire. Car si le jeu est chatoyant pour la rétine, il demeure tout de même une grande ligne droite où l'on suit scrupuleusement les pas de Clarke. Heureusement le mode coop' viendra regonfler un peu l'envie de continuer. Et puis ne boudons pas notre plaisir, le jeu fait bien son office en foutant les chocottes et en offrant du grand spectacle.


Ils me foncent dessus à bras raccourcis ... ou pas ...

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