8/10

Dead To Rights - Test

Chassez le naturel, il revient au galop. J'ai d'abord voulu tester Pro Evolution Soccer 2 mais la bestialité a repris le dessus sur l'intelligence et je me retrouve à tester un jeu 100% action, 100% bourrin : Dead To Rights...

Jack Slate est un flic aux méthodes un peu expéditives qui ne plaisent pas vraiment à ses supérieurs. Aussi, le jour où son père est assassiné, il décide de faire justice tout seul et sème un peu trop de cadavres. Il va donc en taule mais va bien sûr s'en évader. S'ensuit une histoire assez complexe avec des trafics de lingots d'or, des manipulations politiques, des troupes d'élite assez étranges... Toute l'histoire vous sera contée avec des cinématiques en 3D précalculée ou temps réel. Le scénario rappelle un peu Max Payne mais c'est surtout le gameplay qui y fait penser. Qui a copié sur l'autre ? On ne sait pas vraiment vu que les développements des deux jeux ont commencé à peu près à la même époque, l'époque Matrix.

Le jeu se présente comme un shoot à la troisième personne tout ce qu'il y a de plus normal sur console avec R1 pour locker ou R2 pour la visée manuelle. Déjà, les ennemis arrivent sans cesse et on passe son temps à bourriner à certains moments. Ca tire de tous les côtés et c'est bien terrible. Première innovation : le chien. Vous avez un chien qui s'appelle Shadow et qui est increvable. Quand la barre d'adrénaline de cette bonne bête est pleine, vous pourrez l'envoyer dévorer un ennemi et il vous rapportera son flingue ! Utilisé à de bons moments, ce chien vous tirera plus d'une fois du pétrin.

Après, il y a tout le côté John Woo/Matrix. D'abord vous avez la possibilité d'effectuer des sauts au ralenti (comme le shootdogging de Max Payne) qui vous permettent de mieux viser les ennemis et d'en abattre trois ou quatre en un saut. Si vous n'avez plus d'arme, il suffit de vous approcher d'un ennemi et d'appuyer sur une touche pour le tuer et prendre son flingue. Si vous faites une combinaison de touches, il va le désarmer au ralenti d'une façon très stylée et très violente qui diffère selon l'arme, un peu comme quand Trinity pique le SPAS 12 d'un membre des SWAT dans Matrix. Même si vous avez des armes, vous pouvez décider d'y aller à mains nues pour désarmer un à un les ennemis. C'est bien plus classe. Vous pouvez aussi prendre qui vous voulez en otage pour vous en servir comme bouclier humain. Vous pouvez même prendre un grenade, la lancer en l'air et la faire exploser quand vous vous voulez en tirant dessus.

Cet excellent gameplay donne lieu à des gunfights d'anthologie à de nombreux moments. Je pense notamment au salon de massage, à la boîte de nuit et à la cour intérieure d'un hôtel où vous avez intérêt à exceller si vous voulez vous en sortir vivant.

Et là vous me dites : on ne fait que bourriner ? Et non ! Dead To Rights arrive à rompre la monotonie de l'action à de nombreux moments de plusieurs façons. D'abord, il y a pas mal de passages qui sont de simples beat'em all c'est à dire que vous réglerez uniquement avec vos poings et vos pieds selon un système de combat assez bien fichu. Ensuite, à plusieurs reprises, le jeu propose des défis : vous allez par exemple devoir captiver un public en faisant un strip-tease avec un gameplay à la Dance Dance Revolution, battre un haltérophile à l'épaulé-jeté, résister à la noyade, désamorcer des bombes, crocheter des serrures, contrôler le chien pour renifler et trouver des bombes...

C'est au niveau graphisme et ambiance que la bât blesse. D'abord développé sur Dreamcast puis porté sur les autres consoles, Dead To Rights est assez moche. Les textures sont plutôt réussies et certains effets comme les reflets de l'eau ou le feu sont très bien foutus mais les modèles 3D sont très moches, les visages ne s'animent pas lorsque les personnages parlent et le jeu aliase pas mal. L'animation est réussie mais c'est parfois pitoyable de voir une belle animation sur trois polygones. De plus, bien que l'histoire soit intéressante, on s'en balance pas mal car le jeu n'arrive pas à nous mettre dans l'ambiance. Il ne reste plus qu'un shoot particulièrement bourrin mais franchement excellent. D'autant plus que la durée de vie suit pour une fois : avec ses 15 chapitres, comptez 15-20 heures pour le finir en mode normal ce qui est largement acceptable. Par contre, ce n'est pas vraiment un jeu pour les tous petits étant donné la quantité de sang et de violence gratuite présente dans le jeu. Notre héros n'hésite par exemple jamais à abattre froidement ses otages d'une balle dans la tête ou à bien se défouler sur la personne qu'il vient de désarmer.

Alors meilleur que Max Payne ? Sur console, sûrement vue la jouabilité déplorable du titre de Remedy avec un pad. Il est par contre aussi bon que la version PC tout en étant moins beau.

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