7.5/10

Devil May Cry 3 - Test

Lorsque Devil May Cry est sorti, il a redonné ses lettres de noblesse à un genre en déperdition : le beat'em all. Après un deuxième épisode très décevant, Capcom se devait de redresser la barre pour offrir une suite digne de son aînée.

Dante, le chien fou contre le gros méchant qui veut tuer tout les humains

Au niveau scénaristique, le jeu revient sur la jeunesse du héros Dante et les différents qu'il a pu avoir avec son frère Virgil. Les développeurs avaient promis un scénario élaboré, pourtant aucune révélation jubilatoire sur la passé du héros n'est dévoilée et un 3eme personnage principal, Arkham, va tout faire pour détruire notre monde. Le synopsis est donc tout ce qu'il y a de plus classique malheureusement. On a même droit à l'apparition de la fille d'Arkham, Lady, pour raisonner son père et le remettre sur le droit chemin à grands coups de lance roquette. Eh oui la finesse et la logique sont définitivement à bannir dans ce nouvel opus qui, par l'intermédiaire de ses nombreuses cinématiques, surclasse tout ce que j'ai pu voir en terme de situations complètement hallucinantes. Tout ça est bien évidemment à prendre au dixième degré et on ne peut s'empêcher de trouver les cinématiques classes et jouissives et même souvent d'esquisser des petits sourires narquois. D'ailleurs, les répliques de Dante sont vraiment drôles et contribuent à lui donner cette mentalité de jeune chien fou complètement barré. Les autres personnages ne sont pas en reste et ont eux aussi droit à leur moments de gloire déjantés.

D'ailleurs, l'ambiance sonore est désormais beaucoup plus rock survolté et le look du héros est moins gothique et sérieux. Ce parti-pris donne au jeu un ton très différent du 1er opus plutôt agréable.

Question de style

Le gameplay a lui aussi été revu afin de proposer une action toujours plus nerveuse et on a ainsi le choix entre plusieurs styles de combat et la possibilité d'alterner entre deux armes de corps à corps différentes pour faire des combos ravageurs. On peut ainsi se spécialiser dans les attaques à l'épée, dans la maîtrise des guns, dans les déplacements rapides à la manière d'un ninja ou dans les contres dévastateurs.

Ce système de choix du style est prometteur mais il limite malheureusement les capacités du héros qui doit se limiter à celles se rapportant au style choisi. Sachant qu'en plus pour débloquer toutes les capacités spéciales propres à un style il faut faire les trois quarts du jeu et qu'on peut changer de style uniquement à certains endroits spécifiques, on ne profite vraiment pas de toutes les actions dont est capable Dante. Des statues sont donc toujours présentes et permettent d'acheter des items, des nouvelles attaques et de changer de style ou d'armes.

Les nouvelles armes rajoutées sont vraiment agréables à manier, notamment le nunchaku et les deux sabres, et permettent d'adapter son jeu en fonction de ses envies : l'épée pour un bon compromis puissance/vitesse de frappe, le nunchaku pour des combos de fou, les gants pour une grosse puissance de frappe... Par contre, comble du délire, on a droit à une guitare électrique comme arme qui, en plus d'être désagréable à manier, est vraiment de mauvais goût. Les armes à feu ont droit au même traitement de faveur et on peut switcher entre deux d'entre elles pour des guns-fights survitaminés.

Ouille, c'est dur

Graphiquement, les décors ressemblent beaucoup à ceux du premier opus mais on a droit à quelques trouvailles esthétiques de fort bel effet dans les derniers niveaux. L'action de la majorité du jeu se situant dans une tour, les allers-retours sont trop fréquents et les endroits traversés trop répétitifs. La progression et les phases d'exploration peuvent ainsi être assez laborieuses et cassent la frénésie du jeu. De plus, les caméras souvent mal placées ont tendance à rendre l'action très fouillie.

Au niveau du bestiaire, l'originalité des ennemis n'est pas marquante et les boss proposent un challenge suffisamment relevé à l'image du reste du jeu qui, même en difficulté normale, est très ardu. On a facilement tendance à passer en mode easy au début du jeu puis à repasser en mode normal une fois qu'on maîtrise mieux le héros. La durée de vie est très correcte avec ses 20 missions, sa difficulté relevée et ses bonus à débloquer qui incitent à refaire le jeu plusieurs fois (on a accès à deux nouveaux styles et des modes de difficulté supplémentaires principalement).

Conclusion

Devil May Cry 3 est donc un excellent divertissement et un bon défouloir qui nous fait vite oublier la déception du deuxième épisode. Malgré tout, on ne peut s'empêcher d'être déçu de la mauvaise exploitation des styles de combat, du scénario qui n'apporte absolument rien aux fans et des défauts du premier opus, comme les angles de caméras mal placés, non corrigés. De plus, le rythme de l'action est mal dosé notamment à cause d'une progression souvent laborieuse qui contraste avec des phases de combat très nerveuses.

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1 commentaires

  • Anonyme

    30/05/2008 à 14h43

    Répondre

    la sualité de ce troisième opus est à cheval entre le premier et le 2.


    Si l'histoire n'est pas très recherchée et les monstres encore une fois peu charismatiques, on a au moins droit à boss qui mérite le détour: j'ai nommé Vergil, le frère de Dante.


    Dommage que l'histoire ne se focalise pas plus sur dante et Vergil, car ça aurait été un ptit chef-d'oeuvre.


    Au final, ce n'est qu'un jeu moyen-bien.

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