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Devil May Cry 4 Special Edition

Deux ans après le reboot de la série avec DmC : Devil May Cry et moins de trois mois après la sortie de sa Definitive Edition sur consoles new-gen, Devil May Cry revient sur ces mêmes consoles avec Devil May Cry 4 Special Edition, portage du dernier épisode de la saga « originale ». Cet épisode avait réussi à me séduire à sa sortie en 2008 mais voilà, ça fait déjà 7 ans …

Devil May Cry est né sur PlayStation 2 en 2001 et s'est vu offrir trois suites sur la plupart des supports modernes jusqu'au reboot de la série en 2013, sur consoles de l'époque et PC. Le jeu nous mettait aux commandes de Dante, beau gosse désinvolte aux cheveux blancs (trop choupinou) et patron de l'agence d'exorcisme/annihilation de démons, la bien-nommée Devil May Cry. Et pour exorciser, il exorcise le petit Dante ! Lui-même fils d'un démon, Sparda, et d'une humaine, Dante est allé casser du méchant-pas-beau-tout-diabolique à tour de bras à l'aide de sa grosse lame Rebellion ainsi que de ses gros flingues, Ebony et Ivory. Ses aventures l'ont ainsi amené à se frotter à Vergil, qui se révélera être son frère jumeau que l'on peut contrôler dans l'épisode trois, mon premier contact avec la saga.

 
Belial, le premier boss du jeu et ancien collègue de boulot de papa Sparda.

L'histoire de DMC 4 nous fait démarrer dans la ville côtière de Fortuna qui est le point névralgique d'une religion nommée L'Ordre de l'Epée. Cette religion voue un culte au Légendaire Chevalier Sombre Sparda (oooooh, ça alors, le papa de Dante & Vergil !) qui a tourné le dos à ses copains démons pour faire ami-ami avec les humains parce qu'on est cools et que nos meufs, elles sont bonnes et elles se laissent engrosser par les démons ! L'histoire originale nous fait commencer dans la peau de Nero, jeune membre de cette église amoureux de la belle Kyrie qui aime bien chanter dans les lieux de culte. Malheureusement pour nous, la jeune péronnelle  ne peut aller au bout de son activité favorite car Dante, le malotru, fait irruption en plein récital et tue Sanctus, le chef de l'Ordre. Nero prendra donc Dante en chasse afin de lui rendre la monnaie de sa pièce à coups de bourre-pifs dans la tronche, non mais oh ! Sans tout spoiler, Nero devra aller à un certain endroit avant que le joueur ne prenne le contrôle de Dante pour tout faire en sens inverse … Originalité, bonjour !


En enchainant les coups spéciaux, on peut atteindre le Smokin' Style du badass ultime
 

L'édition spéciale vous permettra aussi de contrôler le couple Lady/Trish, respectivement l'assistante de Dante et une madame à gros flingue apparue dans Devil May Cry 3 et jouable pour la première fois de la saga dans cette édition, ou le couple Vergil/Vergil (ben oui, il est seul), le frère jumeau de Dante. J'avoue, j'ai voulu faire mon test avec Lady mais après 10 minutes, c'était trop mou/lourd/chiant (rayer la mention inutile) et j'ai switché sur Vergil, tellement plus classe avec son katana. Premier point négatif pour ce jeu, mais comme vous le savez bien, les goûts et les couleurs, bla bla bla … Cependant, ça commence mal pour cette édition dont la plus grosse nouveauté, outre les graphismes « remis au goût du jour », reposait dans la jouabilité de Lady. M'enfin, même si Lady n'a pas su me séduire, j'ai pu constater que chaque perso avait son skillset qui lui est propre et est suffisamment différent de celui des autres pour aboutir sur des persos uniques, en plus d'avoir une vidéo d'intro spéciale justifiant la présence des nouveaux protagonistes. Tant qu'on est à parler du skillset, il repose néanmoins sur certaines constantes : une arme blanche (épée, katana, …) dans la main droite, une ou des armes à feu, la possibilité d'agriper les ennemis avec un pouvoir spécial selon le perso choisi (Devil Bringer pour Nero, Grim Trick pour Vergil, grapin pour Lady …) et on enchaîne les combos pour casser du méchant tout en ramassant des points pour le style et divers orbes pour la monnaie, l'XP, etc.

 
Le character design des ennemis est sympa et la mise en scène réussie

Très honnêtement, le game system ne m'avait pas rebuté à l'époque de la sortie du jeu original et j'avais même réussi à venir à bout de l'aventure. Malheureusement, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et les jeux vidéo, ainsi que les consoles/PC, ont beaucoup évolué entre temps et cela ne se fait pas à l'avantage de ce DMC 4, Special Edition ou pas. Tout d'abord, je voudrais vous faire part de ma perplexité face à la sortie de ce portage HD : pourquoi maintenant ? Le reboot DmC date de deux ans déjà, son portage PS4/ONE date de mars et aucun nouvel épisode n'est prévu dans l'immédiat alors quelle est sa raison d'être ? On y a réfléchi avec Canette Ultra (bisous, ma Canette) et la seule raison qui nous soit venue à l'esprit est la suivante : l'envie d'amasser encore un peu plus de pognon sans trop se prendre la tête pour sortir un jeu original. Déjà, ça commence mal, mais si le jeu déchire, je dis pourquoi pas ! Là où le bât blesse, c'est que DMC 4 accuse bien son âge et ne tient pas du tout la comparaison face à ma référence du moment : Bloodborne, le magnifique. Chaque niveau est composé, au minimum, d'une dizaine de petites zones d'une centaine de mètres carrés et sont connectées entre elles par des portes et surtout des temps de chargement. En replaçant le jeu dans le contexte de sa sortie, je suis sûr que les limites techniques des consoles de l'époque justifiaient les nombreux temps de chargement mais tant qu'à porter le jeu sur nos consoles modernes, pourquoi ne pas améliorer l'expérience du joueur en retravaillant les transitions ? Premier mauvais point. Ensuite, chaque séquence de fight est marquée par une cut-scene montrant les accès bloqués par une « porte » rouge, porte que l'on ouvrira en butant tous les ennemis présents et que l'on verra ensuite se refermer. Des portes bleues existent aussi et sont soumises à des conditions particulières (activer un objet, en faire péter un autre, …). Ce système était peut-être valable à l'époque mais maintenant, c'est une véritable plaie : imaginez devoir vous taper une cut-scene avant ET après chaque baston, et elles sont nombreuses. Et si, au lieu de ça, ils avaient simplement peuplé les looooooongs couloirs d'un peu plus d'ennemis ? En effet, il n'est pas rare de parcourir des couloirs vides pendant 5 minutes avant de tomber sur une pièce où ils arrivent par 15. Bref, c'est très inégal ! Allez, on va arrêter de charger la mule mais je tiens à ajouter une remarque sur les environnements : c'est bien qu'ils soient variés avec la ville, le château gothique, la jungle et d'autres, mais passer du château en pleine nuit et en plein hiver à la jungle luxuriante option soleil aveuglant grâce à un tunnel de 100m, je trouve ça incohérent et ça renforce un peu l'impression de foutage de gueule qui émane de ce titre.

 
Non, non, vous n'êtes pas sur mon test de Bloodborne, c'est bien Devil May Cry 4

Devil May Cry 4 Special Edition n'est pas un mauvais jeu en soi : il n'est pas trop moche, les persos et leurs attaques sont variés et dynamiques mais qu'est-ce qu'il vient faire sur nos PS4 et Xbox ONE !? Certes, les trois nouveaux personnages et leurs différents costumes apportent un peu de nouveauté mais c'est bien la seule, et le gameplay accuse son âge. Le jeu est vendu 25€, ce qui est bien mais pas top et me parait un peu cher payé pour un portage de cette qualité. Je le réserverais aux fans hardcore de DMC ou aux curieux peu regardant sur les faiblesses précédemment citées. Les autres, moi inclus, devraient aller jeter un œil au reboot DmC dont j'ai entendu beaucoup de bien.

A propos de l'auteur

Métalleux confirmé // PlayStation lover // Bouffeur de manga // Cinéphile mais pas zoophile // Codeur professionnel // Lecteur électronique et câlineur de chatons since 1987.

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