6.5/10

Diddy Kong Racing - Test

Diddy Kong Racing version DS est plus ou moins (surtout plus) une transposition à l'identique du jeu éponyme sur Nintendo 64 (1997), qui avait su en son temps proposer une alternative très acceptable à Mario Kart 64. Autant dire que proposer un titre à peine revu serait un pur suicide face à une série aussi prestigieuse et aussi parfaite (à peu de choses près) que celle des Mario Kart - qui proposait sur Nintendo DS un épisode très difficile à concurrencer -, et c'est malheureusement ce qui arrive : Diddy Kong Racing, faute de nouveautés et de réactualisation technique, ne tient pas la route si l'on s'amuse aux comparaisons.

Diddy Kon Racing
Diddy Kon Racing
Mais point de comparaisons pour le moment, et revenons sur le principe, en occultant volontairement le scénario qui n'est ici qu'un douloureux prétexte. Diddy Kong Racing est, comme son nom l'indique, un jeu de course dans l'univers des Kong. Cet univers se résume grosso modo à une île, que vous pourrez parcourir en long, large et travers pour passer le temps ou dénicher des choses et des trucs. Très vite, vous tomberez sur une porte flanquée d'un nombre, qui représente le montant de « ballons » qu'il vous faudra récupérer pour passer l'obstacle, ballons que vous récupérerez auprès de Taj, moyennant une victoire sur un petit circuit tout simple, ou en arrivant premier aux courses. Et derrière cette porte, justement, se cache le premier monde de Diddy Kong Racing, lui-même composé de quatre ou cinq portes vous menant chacun vers un circuit de course. En arrivant premier, et seulement en arrivant premier, Taj viendra vous refilera un ballon, ce qui vous permettra d'ouvrir les portes des autres courses ou des autres mondes de l'île une fois le total requis atteint. Et une fois tous les ballons d'un monde collecté, un autre circuit spécialement dédié à un boss s'ouvrira, pour un duel de vitesse en one to one généralement pas simple.
Le monde ne sera pas complété pour autant, puisque le boss vaincu vous lancera un défi : refaire toutes les circuits en tapis volant (coincé sur un rail virtuel), usant du stylet pour crever les ballons ou ramasser des pièces. La grosse différence entre la version 64 et la version DS se situe là : exit le ramassage de pièces un peu fastidieux, place à la Touch Generation ! Les puristes regretteront peut-être que ce mode de jeu ne soit qu'une simple formalité une fois les rudiments acquis, mais le challenge est assez sympathique. Et obtenir un niveau doré (le bronze est requis pour compléter le circuit) est une vraie prise de tête que chaque hardcore gamer se devra d'essayer ! Plus qu'à revenir voir le boss, le rebattre, et vous voilà en possession de la première partie du panneau du vilain Wipzig !
Quatre mondes vous attendent, plus un cinquième un peu caché. En voir le bout n'est pas bien difficile (à l'inverse de la version 64), et le joueur aguerri en verra probablement le bout en moins de huit heures. Cela dit, le jeu ne sera pas complété pour autant, puisque que tout un tas de petits bonus cachés seront à débloquer, comme de nouveaux personnages, ou de nouveaux modes pour le multijoueur. Et il sera même possible de réenregistrer ses propres sons, de dessiner ses propres affiches pour égayer les circuits, et de tracer son propre circuit !

Diddy Kong Racing
Diddy Kong Racing
Diddy Kong Racing
vous propose d'enfourcher trois types de véhicules : un kart, un avion, et un aéroglisseur. Le kart se conduit plus ou moins comme n'importe quel véhicule de Mario Kart, à ceci près que son dérapage se révèle un peu plus anecdotique, et que vous devrez donc surtout compter sur votre dextérité pure au volant ; l'avion est de loin le plus fun à jouer, et le plus rapide à prendre en main ; tandis que l'aéroglisseur est certainement le véhicule le plus crispant à utiliser, tellement son inertie a été exagérée à l'extrême. En ramassant des pièces sur les circuits, vous aurez l'opportunité d'upgrader et de tuner chacun des véhicules, pour améliorer ses performances ou l'embellir, une très riche idée à ceci près que chaque option se révèle exorbitante, surtout que la plupart des arènes multijoueur et des options sont également proposés dans le même menu, via une somme rondelette. Collecter l'argent n'est pas aussi simple qu'on pourrait le penser, et la bourse ne grossit pas vite en conséquence. Un moyen de gonfler la durée de vie ? Peut-être, mais on est vite tenté de passer à autre chose...
Nous l'avons vu, le mode ramassage de pièces a été remplacé par un petit jeu de shoot au stylet. Mais ceci ne sera pas le seul apport de la Nintendo DS, et c'est le suivant qui serra le plus déconcertant : le turbo du départ. Prenons pour exemple le kart : au début de la course, un pneu apparaît sur l'écran tactile, avec une jauge. Armé de votre stylet (ou de votre doigt, moins efficace mais moins contraignant), il vous faudra frotter le pneu de haut en bas pour faire tourner celui-ci le plus vite possible et réaliser un départ canon. Il vous faudra alors vous débarasser du petit stylet pour reprendre les commandes du véhicule, sans s'envoyer dans le mur. Un petit coup à prendre, certes, puisqu'il est très rare que le début d'une course nécessite toute votre attention, mais le système ne se montre pas vraiment ergonomique. Celui-ci répond du même principe pour l'avion, mais l'aéroglisseur propose une variante en vous demandant de souffler dans le micro le plus fort possible.
Graphiquement, tout cela parait un peu dépassé. Diddy Kong Racing DS conserve la modélisation et les textures de son aîné 64, avec ses défauts : les formes sont assez carrées, les décors pixellisent pas mal, et les collisions sont pas forcément bien gérées. La musique, elle, a un peu quelque chose d'entraînant, de sympathique, et les bruitages se montrent assez mignons - tout du moins, tant que vous ne les aurez pas changé via le magnétophone pour les remplacer par des expériences sonores très proches d'une vache en train de vomir. Mais même avec cela, Diddy ne peut soutenir le regard de Mario juché sur son kart. A armes égales, version DS contre version DS, Mario Kart se montre plus intéressant sur tous les points, et principalement en termes de technique et de jouabilité. Egalité cependant pour le mode multijoueur, les deux jeux proposent un mode multi avec une seule cartouche et un réseau Wifi très sympathique, initiative que l'on aimerait revoir plus souvent.

Un jeu de course qui accuse un peu son âge, techniquement. Diddy Kong Racing, malgré sa durée de vie limitée, reste plutôt sympathique à jouer, et le mode multijoueur jouable avec une seule cartouche ou sur internet joue grandement dans son intérêt.

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