A DECOUVRIR
7/10

Love Hina

A 30 ans, Ken Akamatsu semble toucher du doigt son rêve en émettant une série de mangas couverte de succès et désormais mondialement connue. Love Hina, premier grand titre du mangaka (après plusieurs courtes histoires comme « A Kid's Game for One Summer »), gagne très vite une importante popularité parmi la jeunesse japonaise et s'impose rapidement comme la nouvelle référence de la comédie romantique sur la scène manga, bientôt déclinée en série animée et même en jeu vidéo (sur Game Boy Color/Advance et sur Dreamcast, des jeux d'aventure réservés aux polyglottes et aux otakus) !
Love Hina
Love Hina
La sortie du dixième volume traduit en français, sur les quatorze que comporte la série totale, est une belle occasion de dresser un bilan de ce nouveau phénomène de la bande dessinée japonaise, et pourquoi pas de le faire découvrir aux potentiels amateurs du genre.

Alors qu'il n'était pas plus haut que trois pommes, Keitaro Urashima fit la promesse devant sa petite amoureuse qu'ils se retrouveraient tous deux à Todaï, la plus réputée des universités du Japon. Quinze années plus tard, désespérément sans copine, et à la suite d'un second échec à l'examen d'entrée, Keitaro est expulsé de chez lui. Pensant pouvoir être accueilli dans l'établissement de sa grand-mère, la pension Hinata, quelle n'est pas sa surprise de constater que le foyer s'est transformé en un dortoir exclusivement réservé aux filles. D'une maladresse maladive, Keitaro passe vite pour un pervers détestable, et manque de se retrouver à la rue. Jusqu'à ce que sa grand-mère le nomme à la direction de la pension...

Il est intéressant de constater que le succès de Love Hina ne se fonde pas sur l'originalité de l'histoire qu'elle présente, mais plutôt sur la justesse accommodante des inspirations de l'auteur. Le sujet n'est en effet pas sans faire penser à Maison IkkokuJuliette, Je T'aime » dans la langue de Bernard Minet), et le style humoristique lorgne assez du côté du Ranma 1/2, tous deux de Rumiko Takahashi. Ainsi, un jeune garçon régulièrement éconduit par la gent féminine devient propriétaire d'un pensionnat rempli de filles plus jolies et plus caractérielles les unes que les autres. Et le don incroyable de Keitaro consistant à se fourrer dans des situations très peu confortables à longueur de journée va vite lui poser problème. Il suffit parfois simplement qu'il entre dans une pièce pour se retrouver nez à nez avec une fille en petite culotte qui va moyennement apprécier de se faire reluquer par ce repoussoir à filles poignardé d'échecs scolaires. Catalogué comme un pervers irrécupérable, il n'est alors pas rare et même récurrent que le pauvre Keitaro subisse le tabassage en règle qui va devenir le principal gag au fil des épisodes.
Et la récurrence peut parfois payer ! Si le premier volume s'en retrouve un peu déconcertant, Keitaro empilant les gaffes avec une obstination des plus légendaires, la mayonnaise finit par prendre à partir du deuxième volume et le lynchage répétitif arrache enfin un sourire. L'évolution des relations garçon - filles, et le développement des personnages annexes y sont peut-être aussi pour quelque chose. Chaque pensionnaire affiche sérieusement un grain de folie qui ramène inévitablement aux références pré-citées, et en devient plus ou moins attachant. Je citerai de préférence Shinobu, la pré-adolescente un peu émotive, et Sû la jeune étrangère survoltée ; mais il est tout de même heureux de voir arriver de nouvelles têtes pour relancer l'intérêt alors que le côté réitératif du manga reprend le dessus. Ma pensée va à Mitsumi Otohime, l'alter-ego de Keitaro en terme de maladresse et de redoublement, fragile et naturelle tout en étant très directe, associée à la petite tortue volante (...) Tamago qui en devient une sorte de mascotte très étrange.

Le fil conducteur, la relation entre Keitaro et le personnage féminin principal Naru, se perd très souvent dans des banalités ou des impressions de déjà vu, noyé parfois dans des histoires annexes s'intéressant davantage aux personnages secondaires que sont Motoko ou Sû, et peine à revenir dans un cadre plus sérieux. Concrètement, l'histoire n'avance pas beaucoup et menace à la longue de lasser le lecteur, le côté répétitif de l'humour et des situations n'aidant vraiment pas. Chaque volume se ressemble d'une façon ou d'une autre, et la légèreté du thème abordé, bien loin de la réalité, pèse encore sur l'intérêt très instable du manga. Bien heureusement, il parvient à rester à un niveau suffisamment élevé pour laisser persister l'envie d'aller jusqu'au dénouement, avec l'espoir d'un regain d'inventivité dans les derniers volumes.
Le style graphique, en progression constante au fil des volumes, ajoute encore aux arguments de rapprochement avec l'oeuvre de Rumiko Takahashi, par l'allure fantaisiste que prennent les violences « affectives et physiques » infligées à Keitaro, le jeune garçon se faisant régulièrement expulser dans les airs suite à un coup de poing digne des grandes séries de batailles fantastiques. Ce même coup découlant d'un petit acte maladroit mais néanmoins déplacé qu'une jeune fille du tempérament de Naru ne peut supporter, qui plus est surprise dans son plus simple appareil. Une fibre comique qui permet à l'auteur de multiplier les phases un peu dévêtues avec une certaine ténacité.

Une série sympathique et fraîchement conçue, qui ravira certainement les fans du genre malgré le côté répétitif de l'intrigue et la légèreté du propos. L'histoire affiche parfois une certaine peine à rebondir et s'égare assez régulièrement dans des considérations mineures peu intéressantes, mais promet un certain nombre de bons moments, grâce rendue à des personnages somme toute attachants bien que très profondément typés.

P.S. : Myû.

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13 commentaires

  • Hachiko

    23/08/2007 à 23h03

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    J'ai bien aimé en lisant le premier tome.. mais le plus étrange c'est qu'après avoir lu le premier tome.. j'avais pas tellement la motivation de lire la suite ..


     Beaucoup de gens, m'ont dit pendant longtemps : Love Hina c'est un des meilleures mangas.. Je peux vous dire que j'ai tiré une sale tronche .. et à force d'entendre ça, je commençais à encore moins aimé ce manga. QUi au départ me plaisait bien ! ^^


     

  • Orin

    24/08/2007 à 01h00

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    C'est un bon manga plutot rigolo mais j'ai du mal à m'y mettre vraiment j'ai lu les 4-5 premiers mais j'suis pas interessé pour lire les autres, c'est assez repetitif puis la fin est semble sans surprise.


    Cependant grace à ce manga j'ai converti ma copine à l'univers des amngas donc je lui mettrais quand meme une bonne note  

  • Anonyme

    28/08/2007 à 18h19

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    Je n'ai jamais lu le manga, mais la série anime est pour moi un véritable navet. Rien à voir.  

  • Anonyme

    31/08/2007 à 11h46

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    C'est la premiere serie de mangas que j'ai lu et j'ai tout de suite adoré !!!!Dès que j'en ai eu fini un il fallai que je lise la suite !!!


    C'est vraiment a ne pas manquer  et les dessin sont beau !!!

  • Anonyme

    19/11/2007 à 18h58

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    L'histoire est bien. J'adore, c'est une de mes premiéres série. Mais vers le diziéme tome j'ai commencé a le trouver long il aurai fait 20 tomes j'aurai abandonné alors que je déteste ne pas finir une série.


    Mais je me suis accroché et je ne le regrette pas. La fin était super et les mangas qui se finisent bien sont rare. Car personnellement j'ai horreur des mangas qui se finissent en queue de poisson.


     Et pour les DVD faut pas les regarder au début il suivent l'histoire mais la fin n'a RIEN n'avoir avec le manga. Et en ayant lu le livre j'ai été déçu de la fin du DVD; Alors faut pas regarder Love Hina mais le LIRE!!


     Donnez lui sa chance il le vaut bien.

  • Anonyme

    30/08/2008 à 17h11

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    Love Hina ... c'est pas mal mais je trouve que l'histoire s'éloigne un peu je ne le conseille pas comme première lecture de manga mais c'est pas mal quand même  ouais c'est ca le pictogramme correspond a ce que je pense du manga

  • Anonyme

    05/02/2009 à 16h28

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    J'ai toujours était manga animé et j'ai decouvert Love Hina par hasard et je ne cesse de les relire. Entre comedie, Amour, amitié, j'ai bien fait de commencer à me mettre au manga papier et d'avoir commencer par celui ci. Les prochains n'ont plus qu'a etre a la hauteur.

  • Anonyme

    01/03/2009 à 19h15

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    j'adore love hina, c'est passionant et sa ma fait découvrivre les manga!


    merci Ken !!


    =)

  • Anonyme

    19/06/2009 à 08h21

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    Boaaf ... Love Hina faut dire que je l'ai lu chez une copine parc'qu'elle aussi de son côté lisait quelque chose, donc bon. J'connaissais ce manga parc'qu'y'a pas mal de gens qui se balade avec, mais moi j'suis plus SHonen (Genre Saiyuki, Devil Devil ...) & pis je me suis laissée lire Love Hina mais après l'avoir fini, j'ai longtemps méditer dessus [img]http://www.krinein.com/forum/images/smilies/zzz.gif"%20border="0[/img]


    Mais c'est un divertisement, qui pour moi, se laisse lire en quelques secondes & pis si t'a rien à faire tu peux piquer le 2e volume. =)

  • Anonyme

    27/07/2009 à 11h50

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    Il faut lire love hina. Il ne faut pas regarder l'animé qui est mièvre mais bien lire les 14 volumes de cette série. Les derniers volumes partent dans un joyeux délire excellent. L'auteur a été bien inspiré de faire une histoire completement décalée et sort du registre romantique pour entrer dans celui de l'aventure humoristique. On ne s'ennuie pas un seul instant.

  • Anonyme

    19/08/2009 à 10h35

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    Heu ... au tout début de la critique .... Keitaro a 20 ans et pas 30 ...

  • Anonyme

    19/08/2009 à 10h36

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    dsl du messsage précédent ... dsl

  • Anonyme

    16/03/2010 à 15h31

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    Pour avoir chialé comme une petite fille quand je l'ai fini(pour ma défense j'avais treize ans), je peux dire que ça ne manque pas d'émotion. Rires et pleurs font chaque chapitre de ce manga qui ne renie ni l'humour sexuel-Le héros effrayé qui passe son temps à essayer de ne pas gaffer et se retrouve toujours à voir des jolies filles à poil-ni l'envie ni l'amour-toutes les filles ou presque finissent par l'aimer - et mérite vraiment d'être considéré comme un chef-d'oeuvre du romantisme comico-dramatique. Il est sans réel défaut mais sans grande ambition non plus, c'est juste un autre manga  au héros mec éffeminé et trouillard entouré de filles excitantes, mais bien mieux réalisé que dans un autre.


    L'histoire est bien faite mais récurrente et avilie à chaque tour: dans les tomes 1à 3 il y a des problèmes puis un voyage, les tomes 4 et 5 sont une pause, les tomes 6 à 9 sont un autre voyage, et bis repetita, mais la repetita n'est qu'un peu moins bonne à chaque fois. En quatorze tomes, cette histoire ne manque pas de charme grâce à des bons personnages féminins dénudés et une histoire assez romanesque pour intéresser au moins un peu, mais oubliez-là si vous voulez autre chose des filles et de l'eau de rose.

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