7/10

Dishonored - Les Lames de Dunwall (DLC)

Après une chasse à l'homme originelle forte en émotions et un premier pack d'extension pour fana du scoring (City Trials), Dishonored revient sur le devant de la scène avec un contenu additionnel centré sur le personnage de Daud – disciple de l'Outsider et véritable assassin de l'Impératrice : Les Lames de Dunwall. Le titre démarre d'ailleurs par la mise à mort de l'Impératrice, mais en se plaçant du côté de ses assassins. Rien de mieux en terme de mise en scène pour placer le joueur au cœur de l'action. Ensuite, c'est parallèlement à l'histoire de Corvo que nous est conté l'enquête de la guilde des assassins autour d'un mystérieux nom : Delilah...


DR. L'assassinat de l'Impératrice, vu à travers les yeux de Daud

Entrecoupé par de courtes cinématiques 2D parfaitement dans le ton de l'univers Dishonored, le DLC se déroule en trois missions, dont deux prenant place dans des décors inédits et parfaitement construits (supérieurs à ceux du jeu original, c'est dire !). Sans rien dévoiler du contenu de ces superbes environnements, sachez qu'une surprise de taille – que certains trouveront peut-être bouleversante – attend sagement d'être zyeuté par vos rétines dans le tableau débutant le périple. Comme il n'y a pas de hub où papoter avec des protagonistes pour récupérer les missions ou acheter du matériel, chaque tableau commence avec la possibilités d'améliorer son équipement et d'utiliser son réseau d'espions pour accéder à des faveurs (informations cachées, items supplémentaires). Les alternatives d'infiltration si chères au jeu de base sont une fois encore d'actualité : nombreux chemins de traverse, verticalité des décors, actions non létales disponibles, quelques quêtes secondaires pour grappiller des runes supplémentaires, gestion du chaos. De quoi largement favoriser l'envie de fouiller les moindres recoins, et aborder les multiples possibilités. Ce qui, en terme de durée de vie, peut conduire un maître assassin consciencieux qui vise l'exploration totale et la validation du mode fantôme (ne jamais se faire repérer) à profiter de l'extension pendant des heures... Là où le joueur hyper pressé ne mettra qu'une poignée de minutes en ligne droite pour en voir la fin. En mode facile, et sans se lancer dans un second run, il va sans dire.


DR. Les mines foudroyantes en action

La difficulté du titre semble avoir fait l'objet d'une rehaussement. Sans doute pas au niveau de l'intelligence artificielle, sensible aux bruits émis par les joueurs et prompte à les repérer à des kilomètres (sauf en hauteur). Cela dit, Les Lames de Dunwall s'octroie la présence d'un nouvel adversaire (le Boucher) aussi redoutable à distance qu'au corps à corps et d'un système de ronde des gardes plus difficile à contourner sans attirer l'attention. Par rapport à Corvo (muet comme une carpe), Daud (doté d'une voix !) embarque également un nouvel attirail propre à sa fonction d'assassin qui aime la bagarre. Hormis les ustensiles inédits (arbalète cachée sous le poignet, poudre incapacitante, mine paralysante) propice à varier les approches, c'est principalement autour des pouvoirs de Daud que le jeu apporte quelques innovations. Ainsi, le pouvoir Nuée Vorace (horde de rats affamés) est remplacé par l'invocation de Harponneurs (assassins), lesquels peuvent profiter des compétences de Daud via le pouvoir Communion Occulte. L'aptitude de téléportation Clignement adopte une variante : en appuyant sur la barre espace pendant un saut, le temps se gèle, permettant de choisir tranquillement son point de chute. Ce blink élevé aux hormones ne plaira pas aux joueurs qui trouvaient déjà que les super pouvoirs de Corvo étaient abusés, rendant le jeu trop facile au bout d'un moment. Ils feront les mêmes reproches pour Daud qui, en tant que maître assassin et connaissance lointaine de l'Outsider, est encore plus puissant pendant les combats et lors de ses déplacements. La maniabilité du personnage semble à ce propos plus agréable à prendre en main, à la fois pêchue et souple.


DR. L'invocation d'un Assassin, nouveau pouvoir de Daud

Les Lames de Dunwall fait la part belle au récit, plus dynamique et accrocheur que jamais. Notamment grâce au lieutenant assassin qui accompagne Daud et ponctue de ses commentaires certains passages. Les nouveaux environnements se permettent non seulement d'offrir un espace imposant et inédit de jeu, mais approfondissent également le background de Dishonored. Le tout, sans oublier de faire de subtiles références aux actes de Corvo. Seule ombre au tableau : le final abrupt coupé en plein vol risque d'en décevoir plus d'un. Car même si pour 10€, le contenu est susceptible de générer bien plus de cinq heures de jeu, en terme de narration, Les Lames de Dunwall se révèle n'être que la première partie des aventures de Daud opposant sa Guilde des Assassins aux Sorcières de Belmore (axe du prochain DLC).

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1 commentaires

  • Islara

    28/06/2012 à 15h03

    Répondre

    C'est bien vrai ça, c'est un travail titanesque la création d'un jeu vidéo. Quand on pense que la moyenne, c'est 2 ans et demi de développement, ça fait réfléchir...http://jeux-video.krinein.com/-23437/du ... 19213.html

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