8.5/10

Dodonpachi Daiôjô - Test

Il s'est avancé d'un pas sûr vers sa console dans cette pièce noire. Sa rutilante Playstation 2 attendait sagement son retour, la diode rouge de veille allumée servant d'éclairage à la chambre et semblant proférer quelque appel démoniaque à son propriétaire.
Très décidé, ce dernier savait à quoi il avait affaire : un manic shooter sans concession comme on n'en fait plus. Il s'est alors rapidement remémoré les bases du manic shooter : à la base, on pilote un petit vaisseau sur un plan 2D au dessus d'un décor qui défile verticalement tout en tirant sur tout ce qui bouge. Ca c'est le côté « shooter », un petit diminutif de shoot'em up, un genre qui compte dans ses rangs des légendes comme la série des 194x... Il a commencé à avoir peur en se souvenant de ce qu'était le côté « manic » : des hordes d'ennemis et de boss surpuissants mais surtout des salves immenses de projectiles avec parfois plus d'une centaine de missiles à éviter en quelques secondes ! La série des Donpachi était la quintessence de ce genre et ce quatrième opus était certainement le plus abouti.

Ce fut donc d'une main tremblante qu'il mit le jeu et s'empara de la dualshock. Le voilà dans le menu principal, assez chargé d'ailleurs. Un petit tour dans les options lui permit d'apprécier le soin apporté pour contenter chacun : on pouvait jouer en version originale (comme sur borne d'arcade mais il faut retourner la télé), en 4:3, en 16:9, avec ou sans anti-aliasing, carte et wallpaper. De retour dans le menu principal, il a démarré une partie. Il a pu choisir entre deux vaisseaux et trois configurations de tir par vaisseau. Il en a pris une au pif et a lancé le jeu. Au bout de quelques minutes, il a réalisé qu'il avait atterri en enfer.

Dès les premières secondes, les ennemis (uniquement des machines du genre tanks, hélicos, tourelles, énormes canons ou plate-formes de guerre) arrivaient sans répit sur lui en le bombardant de tonnes de projectiles. Une seule solution s'est alors imposée à lui : éviter et riposter. Eviter semblait impossible au départ tant le flot était impressionnant mais il a vite compris que ces salves obéissaient à un schéma très précis et qu'elles permettaient toujours de s'en sortir en trouvant la faille. Il suffisait d'être très attentif, concentré et habile. De plus, seule une petite partie de son vaisseau était mortelle. Par contre, le jeu obéissait à la loi éternelle du "une balle, une vie en moins". Sachant qu'il n'en avait que trois par continue et qu'en gagner une avec les points était très dur, il valait mieux faire gaffe.

La solution était donc d'anéantir toute résistance. Rien de plus simple pour cela. Il suffisait de marteler le bouton carré pour le tir normal et de maintenir appuyé ce bouton pour le tir soutenu, plus puissant mais qui faisait ralentir son vaisseau. Heureusement, certains ennemis lui offraient des power-up pour augmenter sa puissance de feu et il disposait de super-bombes très destructrices qui annulaient de surcroît tous les tirs présents à l'écran.

Il a mis du temps mais a fini par comprendre tous les mécanismes du jeu. Et là, il a commencé à s'éclater comme un fou. Totalement pris au jeu, il slalomait entre les projectiles, essayait de ne rater aucun ennemi ni aucun bonus. Il faut dire qu'il a persévéré et a joué pas mal d'heures. Le jeu ne comportait que cinq niveaux mais lui, il trouvait ça suffisant. Par contre, il n'était pas sûr que ça plaise à tout le monde. En effet, le but premier de ce jeu était de taper le meilleur score. Déjà, il fallait entrer dans le tableau des high scores ce qui constituait un exploit car il fallait finir le jeu sans perdre un continue ! La difficulté était progressive et atteignait des sommets avec le cinquième stage. Heureusement, les continue étaient illimités et lui ont permis de s'entraîner le plus possible. Refaire encore et encore ces cinq mêmes niveaux, tel était devenu sa raison de vivre.

Heureusement, les développeurs ont pensé à lui en lui proposant une 2D de très grande classe rappelant l'âge d'or de la Neo-Geo. Les décors n'étaient pas somptueux mais de toute façon, il n'avait pas eu trop le temps de les voir. Il était trop absorbé à détruire tous les sprites présents à l'écran. Ceux-ci étaient très détaillés et très bien animés, du plus simple hélico au plus gros boss. Pas spécialement originaux mais très impressionnants, ces derniers lui foutaient une trouille bleue tant il redoutait leurs salves dévastatrices. Il a été étonné de voir le jeu ramer à certains moments mais il a compris que c'était intentionnel de la part des développeurs. En effet, si le jeu ne ralentissait pas, personne ne pourrait éviter les tirs !

Ca lui a été confirmé dans le mode Death Label, un des nombreux mode de jeu bonus. Dans ce mode, on affronte juste les boss à une vitesse accélérée par rapport au mode normal. Là, il a vraiment compris sa douleur et est parti se réfugier dans la partie galerie, qui lui montrait les images qu'il avait gagnées à chaque fois qu'il avait fini le jeu. Ca lui permettait aussi d'oublier la faiblesse de la bande sonore, dont les musiques étaient très loin d'égaler celles d'un Ikaruga ou d'un Giga Wing. Qu'importe, DoDonpachi Dai-Oujou était sûrement l'un des meilleurs titres du genre, un des derniers représentants d'un genre presque disparu qui pourrait pourtant plaire à tout le monde vue la facilité de prise en main et la dose de fun présente.

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