7.5/10

Dora cuisine - Test

A travers l'univers de la cuisine, Dora va nous apprendre à compter, classer, et répartir des quantités. Le jeu ne s'adresse évidemment pas à tout le monde, mais il y a du mieux depuis Dora Puppy.

Suite de notre « thématique » Dora l'exploratrice, une thématique pour les trois ans et guère plus. Après Dora Puppy, petit jeu d'éveil sans grande ambition, la gamine revient pour nous aider en cuisine. Oui, en cuisine, tout à fait, car c'est la catastrophe : des fourmis ont chapardé tous les bons petits plats réalisés par les membres du club local de cuisine ! Enchiladas, pizza, salade composée, aïe, va falloir tout refaire !


Inutile de penser que l'on va apprendre à réaliser des plats ou des manipulations culinaires, non, Dora a avant tout une vocation d'éveil et d'éducation primaire. Sur ce terrain, Dora Cuisine se place un gros cran au-dessus de Dora Puppy, pour des raisons multiples.
Premier point, le titre nous présente des jeux beaucoup moins basiques. Il faudra bien sûr identifier, de temps en temps, des formes et des longueurs, mais les mini-jeux sont très largement consacrés aux mathématiques simples qui va amener le petit joueur à additionner, répartir, classer, et fractionner. Fractionner ? Dora Cuisine ne taperait-il pas un peu trop haut ? Difficile à dire, mais il est assez évident que des fractions même simples peuvent mettre en difficulté les (vraiment) plus jeunes d'entre nous. De toute façon, le jeu ne considère pas l'échec, le petit joueur recommencera jusqu'à ce que Dora le félicite.
Quel intérêt dans ce cas-là ? Hé bien, nous arrivons au deuxième point d'importance,  la gestion de la progression. Si le jeu s'aperçoit que l'enfant a des facilités, il corse un peu la difficulté et propose des challenges un peu plus importants, dans le domaine du raisonnable.
On passe de nombres à un chiffre à ceux à deux chiffres, on mélange les formes et les couleurs, on demande de classer tour à tour par ordre croissant et décroissant, etc. Il existe également un menu progression qui « sanctionne » de manière toute relative les performances en attribuant des toques de couleur, celle en or étant la plus élevée. Rien à débloquer ici, il s'agira juste de satisfaction personnelle - ce qui, chez un enfant de trois ans, ne devrait pas le pousser trop loin. Des petits bonus n'auraient pas été inadéquats.
Entre deux épreuves de mathématiques, Dora demandera au choix de tapoter, glisser, ou tourner le stylet sur l'écran, histoire de rompre un peu le rythme éducatif.
Pas de texte, Dora énonce les règles de vive voix et même parfois en le répétant plusieurs fois. Sur certains jeux, c'est limite pénible, sur d'autres beaucoup moins. Hormis la petite au t-shirt rose, les protagonistes s'expriment quasiment tous avec un accent des plus prononcés, et alternent entre le français et l'anglais pour familiariser l'enfant aux langues étrangères. On commence à être habitué au concept, et également à la charte graphique qui reste primaire et coloré.

Plus complet et mieux pensé, Dora Cuisine est à préférer à Dora Puppy, grâce à sa gestion de la progression et le côté moins niais de ses mini-jeux. Nous restons néanmoins dans une catégorie de jeu dédiée aux très jeunes, qui ne présente certainement aucun intérêt pour les plus de quatre / cinq ans.

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