8.5/10

Dragon Age : Origins - Test

Difficile pour un amateur de jeux de rôle de bouder ce jeu. En effet, il est prenant, riche et ô combien intelligent et jouissif. Votre ruse sera-t-elle plus utile que votre épée ? A vous de décider et surtout de prendre votre pied.

Dragon Age Origins est l'un jeu vidéo de rôle qui va se voir adapter en jeu de rôle bien connu des aficionados du genre (ceux avec les dés à 128 faces et aux petites fiches en papier). EA relève donc un défi ardu : créer un jeu de rôle riche et complet dans un jeu vidéo qui séduira également les amateurs de RPG. Avec son Dragon Age labellisé « Origins », nous sommes donc conviés dans le monde de Ferelden. Il convient de mentionner tout de suite que le jeu est interdit aux moins de 18 ans. En effet, nous sommes en face d'un jeu pour adultes où la violence fait partie du quotidien. Si vous ajoutez à cela, un univers lugubre et malveillant, vous obtenez un monde où les gentilles fées et les petits lutins n'ont pas leur place. Quel sera votre destin dans ce monde de chaos ?

Origins.


Le point d'orgue de ce titre est le choix de votre origine. Selon votre race (humaine, naine ou elfique) ou votre profession (guerrier, voleur ou mage), vous serez amené à faire vos premiers pas dans une partie différente de Ferelden. Ainsi, que vous soyez noble ou roturier, mage ou affranchi, votre destin va façonner votre façon de voir le monde et la manière dont vous êtes perçu. Les elfes citadins par exemple sont vus comme d'anciens esclaves, une sous race. Néanmoins, les elfes Dalatiens qui vivent dans les forêts sont craints autant que respectés. Votre parcours de départ sera utile pour vous familiariser avec un univers très riche et avec les différentes actions possibles. Le nombre de personnages et de lieux font qu'un souffle épique digne de Tolkien règne sur ce titre. Votre implication dans les dialogues sera ainsi primordiale pour guider l'action. Ce didacticiel immersif est donc un franc succès. Il faut bien compter entre une et deux heures pour chaque mise en bouche. Au terme de celles-ci, vous deviendrez un garde des ombres, gardien de la justice ou protecteur du bien. Cette promotion sera un moyen également de réaliser vos projets (vengeance, rédemption, fuite...).

Les feux de l'amour.


Les premières quêtes donnent le ton : un monde vaste autant que corrompu. Les alliances se feront et se briseront au terme de vos choix. Si vous tuez un innocent, certains alliés partiront et d'autres vous rejoindront. Les amours seront également de la partie. Les dialogues seront donc une phase essentielle pour y voir plus clair lors de vos quêtes mais également pour vous faire une place au soleil. Vous deviendrez donc très vite parano tant le monde qui vous entoure est vil. Néanmoins, vous ne serez pas sans ressources lors des traquenards. Votre ami voleur désamorcera les pièges tandis que votre copine mage vous préparera des potions. Ils n'hésiteront surtout pas à donner leur avis ou à raconter (ou se raconter) leurs aventures et leurs points de vue.

Combat et Equipe.


Par conséquent, vous êtes rarement seul dans votre voyage, vous pouvez toujours compter sur un ou trois amis pour vous aider. Ces amis partagent le même inventaire que vous et vous déciderez de leur comportement (via les tactiques) , de leurs compétences (lors des prises de niveaux) et de leurs armes (le partage est essentiel non ?). Les combats se déroulent en temps réel en général. On choisit la cible et votre avatar se lance sur elle prêt à trancher dans une gerbe de sang les têtes ennemies. L'action se met en pause pour les sorts à aire d'effet ou les changements tactiques. On a donc affaire à un mode de combat classique mais très efficace. L'action gagne même en diversité lorsque vous décidez de passer d'un personnage à l'autre pour varier les plaisirs. Ainsi vous pourrez même commander votre chien (si vous en avez un). Les armes et compétences sortent toutes seules et on ressent la furie des combats.

Le ramage et le plumage.

Si du point de vue de l'ambiance, des quêtes et des combats, les reproches sont peu nombreux, il n'en est pas de même pour le graphisme. En effet, les graphismes sont corrects mais pas beaucoup plus. L'action est certes lisible et on a une bonne visibilité mais on ne nage pas dans la finesse la plus démente. De plus, le partage en zones du monde fait que le moindre changement (même d'étage) nous plonge dans un écran de chargement d'une dizaine de secondes. C'est dommage car le titre aurait gagné en profondeur. Nous saluerons tout de même l'utilisation du moteur du jeu pour les cinématiques. Ce petit effet renforce l'immersion même si la réalisation ne casse pas les trois petites pattes de notre ami le canard. Si l'on devait poursuivre l'écriture du cahier de doléances, nous mentionnerions le menu d'interface qui n'est pas instinctif ou encore la mini carte qui ne montre rien à part ce que l'on voit déjà avec nos yeux (et encore). Par contre l'utilisation de la carte générale du monde pour voyager renforce le côté Role Play du jeu. Sous son air antique, une efficacité indéniable s'y cache.

Dans vos Bag Age !


La réalisation technique se fait aisément pardonner tant le jeu est riche en possibilités et en maturité. Sur console, l'occasion de jouer à un vrai jeu de rôle pour adulte n'arrive pas tous les jours. Ce jeu est donc une réussite et il vous captivera de nombreuses heures. Les différentes origines et les possibilités d'évolution variées au sein de vos professions feront que vous n'hésiterez pas à revenir encore et encore dans ce monde de magie et de barbarie. Un titre à chaudement recommander à tous les amateurs d'action et de jeu de rôle.

A propos de l'auteur

8 commentaires

  • kou4k

    16/11/2009 à 12h19

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    A préciser que sur Pc le jeu est encore plus addictif, avec la pause tactique et les petits avantages du développement privilégié.


    Non seulement DA permet à une génération de joueurs plus jeunes, donc néophytes et inhabitués de ce type de jeux, de découvrir le RPG sauce Baldur et Ad&d, mais en plus il le fait avec brio, renouvellant le genre tout en réconcilliant les amateurs avec ce style si particulier qui avait fait la gloire de Black Isle...


    On n'atteint malheureusement pas le petit frisson d'un Shadow of Amn et ses 300 heures de jeu intenses...


    Mais vivement les bijoux de la communauté !


    Donc une durée de vie presque infinie pour peu que les disques durs soient spacieux et les moddeurs amateurs motivés(et le toolset moins buggué et foireux que celui de NwN2) ^^.

  • Anonyme

    16/11/2009 à 20h40

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    Je plussoie Kou4K ! Il faut noter que l'aspect mature du jeu est aussi élégant et moins "cours de récré" ou "machiste" que The Witcher ( cf les gros mots et scène de sexe dispensables du titre de CDProjekt).


    Un tour de force et un pari osé REUSSI pour studio qui n'oublie pas ses fans. (parfois trentenaires )

  • Anonyme

    16/11/2009 à 20h44

    Répondre

    Désolé pour le doublon et les mots manquants... c'est l'émotion


     

  • hiddenplace

    16/11/2009 à 21h30

    Répondre

    Je n'ai pas joué à The witcher, mais je l'ai vu tourner, et je confirme le côté "machiste" (moui les fameuses cartes à collectionner de madames pas très habillées que le héros "consomme" impunément (les madames, pas les cartes ! ))


    Sinon je ne connais pas du tout le reste du scmilblick (Dragon age tout ça) donc je me retire discrètement de ce topic.

  • Anonyme

    16/11/2009 à 23h06

    Répondre

    Maintenant, je veux et j'exige le test de la version PC ( plusieurs crans au-dessus... 9/10, 9.5/10 ?)

  • gyzmo

    17/11/2009 à 09h49

    Répondre

    La chronique de la version pc arrive cette semaine... Malheureusement,
    elle ne sera pas aussi enthousiaste que celle de la critique de la
    version box^^


    Quant à la maturité de Dragon Age :


    Par rapport à The Witcher, le jeu de Bioware est ultra
    manichéen, premier degré à mort, peu original niveau scénario et bourré de fautes de goût
    (les éclaboussures de sang persistantes après chaque combats -
    totalement ridicule). La vision tactique (absente de la version box : MAIS POURQUOI, bordeleuh ???) est excellente, mais elle est cruellement limitée en visibilité (le comble : on y voit mieux sur le champs de bataille en vue normale !!! Oo). Et je parle même pas des pb de validation des
    codes bonus, étape carrément bordélique et mal foutue qui me reste
    encore en travers de la gorge...


    Puis bon. Le jeu est dépassé, graphiquement. A peine aussi réussi que NWN2. Heureusement, l'ambiance est terrible. Et les musiques, digne de  la BO de Jeremy Soul (le chef d'orchestre de laplupart des jeux de Black Isle !!!). Mais en mieux et varié, vu que c'est Inon Zur derrière. héhé.


    Mais bon, Dragon Age reste plutôt puissant niveau gameplay, à la difficulté corsée (mais bancale). C'est un
    bon rpg qui renoue avec les standards de l'époque Black Isle. La
    magie en moins. Rien en tuot cas pour faire trembler le célèbre Baldur's Gate 2 (et encore moins Planescape Tourment, indétrônable à mon sens !).

  • Canette Ultra

    18/11/2009 à 19h44

    Répondre

    Bonjour bonjour, la tête de métal qui est la mienne avait commis une erreur dans l'introduction de sa critique.


    En effet, il faut bien dire que c'est un jeu de rôle CONSOLE qui va être adapté en jeu de rôle "traditionnel". L'erreur est réparée dans la critique. Et veuillez pardonner une Canette bien humble.


    Pour rebondir sur Gizmo (par l'esprit ^^). j'ai bien aimé les tâches de sang persistantes sur les personnages. Questions de goût pour la confiture on dirait.

  • kou4k

    18/11/2009 à 20h04

    Répondre

    Des blessures(coupures, saignement à l'arcade, armure abîmée, ...) auraient été le must pour l'immersion.


    Et pareil, à quand un JDR dans lequel on verrait vraiment à l'écran et dans l'attitude de son personnage,ses tarres et bonus ? Un bras cassé, qu'il le tienne ! une jambe? qu'il boite !


    Pareil avec les animations des malus, marre des petites étoires comme dans les sims autour de la tête ect...


    J'aime aussi assez ce petit détail  des têches de sang qui "salit" les personnages, comme toujours trop propres et polis mais c'est vrai que c'est un peu limite et, au final, plutôt drôle.


     On peut le désactiver dans les options, 'toutes manières.

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