7/10

Dragon Ball Raging Blast - Test

L'inévitable attaque des Super Sayens se fait cette année sous la forme d'un nouveau tenkaichi. Nos héros ont-ils conservé leur superbe en passant à la HD?

Depuis qu'existe la licence Dragon Ball on ne compte plus le nombre de jeux exploitant les combattants surpuissants nés de l'imagination de Toriyama Akira. Normal à vrai dire, tant les affrontements démesurés offrent à chaque fois l'occasion plus que propice d'en prendre plein les yeux sur terre comme dans les airs à coups de transformations en super Sayen ou de Kaméhas qui emplissent l'écran sous la forme de jeux de tape ou de RPG.

Devines Ki vient blaster?
Devines Ki vient blaster?
Et quand on parle de Dragon Ball en jeux de baston, on trouve deux grandes orientations, les budokais et les tenkaichis. Pour rappel, budokai correspond à un classique jeu de tape sur un plan, façon Tekken ou Street Fighter, alors que les Tenkaichis sont des Dragon Ball en full 3D prenant place dans des arènes ouvertes souvent destructibles. Dragon Ball Raging Blast appartient clairement à cette dernière catégorie et reprend à peu de choses près les éléments qui ont fait le succès de ses prédécesseurs sur PS2. A peu de choses près car le gameplay reste identique à celui des épisodes précédents. On a ainsi un système de jeu où les combattants pourront se tourner autour à grande vitesse et majoritairement se foutre sur la gueule avec des attaques spectaculaires à base de Ki. Car ici c'est résolument le grand spectacle qui prime. Ainsi les attaques au corps à corps représentent une portion bien plus congrue que pour un budokai. Mais ce n'est pas pour autant que le système de combat est moins riche, au contraire, mais cette richesse est d'avantage centrée sur le timing. En effet le cœur du jeu étant une représentation plus fidèle des rixes dantesques du manga et de l'animé, il faudra apprendre à maîtriser les nombreuses subtilités que représentent les contres, les esquives, les innombrables coups spéciaux, la recharge de Ki entre deux assauts et, dans le cas d'une partie en « tag battle », l'appel à l'aide d'un partenaire ainsi que la possibilité de faire capoter cette même demande de renfort quand elle est invoquée par l'adversaire.

You missed, sucka!!!
You missed, sucka!!!
Dans tous les cas il faudra réfléchir et réagir très, mais alors là très rapidement pour retourner une situation à son avantage. Autant dire que pour le joueur qui s'essaye pour la première fois à un tenkaichi le détour par les dojos d'entrainement du jeu se révèle absolument indispensable, et que le temps d'en avoir fait le tour il lui faudra prévoir de bloquer quelques heures sur son agenda, tant les subtilités à appréhender sont nombreuses. Et après ça il ne faut pas pour autant espérer dominer lors des premiers combats car la masse de stratégies précédemment digérée ne s'intègre finalement bien qu'après de longues et âpres luttes face à une intelligence artificielle qui ne laisse vraiment pas le temps de souffler. Mais quand ça commence à rentrer et que naturellement on arrive enfin à retourner la situation en sa faveur le jeu prend alors une autre dimension et devient captivant à souhait, rendant alors totalement justice à la démesure des fights surréalistes de la saga Dragon Ball

Mais ça, les précédents tenkaichis le faisaient tout aussi bien. En effet il est à déplorer que cet opus n'innove que très peu par rapport à ses grands frères. Les décors sont certes vastes et colorés, mais pas plus qu'auparavant ce qui est regrettable pour de la next gen. Il est aussi dommage qu'ils se révèlent une fois de plus limités par des murs invisibles faisant toujours tâche quand l'horizon au loin appelle à y projeter l'adversaire avec une bonne grosse mandale. Il y a aussi toujours ce problème de caméra qui perd l'ennemi de vue très souvent, ce qui bien sûr plombe la bonne lisibilité des combats. Rageant quand on se fait surprendre alors qu'on n'avait aucun moyen d'anticiper la menace !

Force orange
Force orange
Le contenu du soft reste néanmoins très riche pour les amateurs, avec une tonne de bonus cachés et de persos à débloquer (pour à l'arrivée obtenir une quarantaine de combattants plus leurs transformations, ce qui n'est pas mal du tout. A noter qu'ils sont tous issus de la série « Z », dommage donc pour ceux qui préfèrent GT), et un mode sympa, l'option « what if » permettant de se livrer à des combats fantaisistes par rapport au déroulement de la série, du style Vegeta Vs Gogeta, vient s'ajouter aux modes « tournois », « versus » et bien sûr « online », ajout de grand intérêt pour ce volet.

Au final ce Dragon Ball Raging Blast reste un jeu qui comblera les fans et rassure sur le sérieux dont fait toujours preuve le studio Spike quant à la maîtrise de son sujet, même si on ne pourra s'empêcher de déplorer que les développeurs n'aient pas essayé de mieux tirer parti de la puissance de la HD…et n'aient toujours pas solutionné ce foutu problème de caméraméra !

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