5.5/10

Dragon's Dogma - Test Xbox 360

Dragon's Dogma, dernier bébé de chez Capcom, arrive sur nos consoles. La tâche n'est pas facile pour ce jeu puisque le terrain a déjà été bien creusé lorsque l'on parle de dragons. En effet, rien que le titre évoque Dragon Quest ou Dragon Age. De plus, avec le géant Skyrim qui a débarqué il y a moins d'un an, le joueur lambda a eu sa part de combat de lézards cracheurs de flammes. Cependant, avec la présence de Kobayashi, à qui l'on doit Resident Evil, et le travail de petits gars de Breath of Fire, Capcom entend bien se tailler une part dans le gâteau des jeux de rôles médiévaux fantastiques. Ça tombe bien, sur Krinein, on a une certaine affection pour les lances, les sorts et les méchants dragons !


Je vois ma maison !
Tout commence « classiquement » lorsqu'un dragon débarque dans votre monde et vous, humble petit pêcheur d'un village côtier, vous décidez de défendre vos toits en chaume et les belles damoiselles qui habitent près de vous. Pas de bol ! Votre statut de pêcheur ne vous a pas appris à lutter contre un dragon et à la différence de Persée dans La colère des Titans, vous vous prenez une rouste. Pire ! Le dragon vous arrache le cœur et vous lance un sort qui vous garde en vie (avec une belle cicatrice cela dit). Sans raisons apparente, le lézard vous défie et maintenant que votre village vous considère maudit (on les comprend), vous partez à l'aventure. Rassurez-vous, vous ne serez pas seul mais nous y reviendrons.


Le feu ça brûle !
Avant de parler de cela, parlons de ce qui fâche un peu : les graphismes. En effet, si les ambiances musicales sont plaisantes y compris l'écran titre façon pop médiévale héroïque japonaise, le reste n'est pas forcément à la fête. Certes votre personnage est paramétrables de fond en comble et le géant taciturne est un choix aussi réalisable que la frêle gamine aux tâches de rousseur ou que le moustachu rondouillard. Mais cela ne suffit pas à cacher la misère. Et pourtant, l'architecture de la ville de Gran Soren ou ses alentours n'ont pas été oubliés. Non, ce qui fait tâche, c'est le moteur du jeu qui accuse un retard évident par rapport à la concurrence. Textures dégoulinantes, brouillard d'un autre temps, pixels ou collisions douteuses sont votre quotidien. On dirait que le jeu s'est trompé d'époque malgré les monstres géants qui semblent être les seuls à s'en tirer avec les honneurs (et encore).


Planquez-vous je tire !
Capcom
est connu pour ses jeux dynamiques (Street Fighter, Devil May Cry) mais aussi pour une certaine rigidité (Resident Evil). Ici, vos premiers combats sont semblables à une douche froide. Rigidité, mollesse et interface calamiteuse sont au rendez-vous. Je vous passe les pensées qui m'ont assaillies lors d'une mission annexe où il fallait attraper un brigand grâce à la touche de saisie (Infecte fût le mot le plus chaste). Surtout que le jeu n'a rien de facile. Lorsque vous perdez de la vie, une partie disparaît jusqu'à ce que vous passiez une nuit dans une auberge ou ingériez certaines plantes et potions. Une forme de difficulté qui, avec ses graphismes, rappellent Dark Souls. Les ennemis d'ailleurs seront retors et si votre groupe n'est pas prêt, vous vous ferez dessouder en cinq minutes. La stratégie sera donc primordiale pour vous en sortir et le rôle de chaque personnage devra être bien connu. N'espérez pas trop frimer au corps à corps avec votre mage avant que les guerriers n'aient attiré l'attention. De même, vous pouvez vous accrocher aux ennemies façonShadow of the Colossus, mais si vous le faîtes à mauvais escient, vous allez vous faire écraser lamentablement.


La vie d'un gobelin est ponctuée de coups d'épée dans le ventre !
Néanmoins, Dragon's Dogma parvient à surprendre malgré cette avalanche de reproche. Tout d'abord, les Myrmidons ou Pions. Ces derniers sont vos agents, vos mercenaires personnels auxquels vous pouvez invoquer pour combattre à vos côtés. Le pion principal est le vôtre que vous paramétrez comme votre personnage principal tandis que les deux autres pions sont les agents que vous croiserez sur les routes ou dans la faille. Ce système est important puisque ces deux derniers pions ne peuvent pas grimper de niveau tant qu'ils sont avec vous. Vous devez donc souvent remanier votre équipe pour survivre. Si vos amis jouent aussi au jeu, vous pourrez emprunter leur pion principal et lui donner des petits cadeaux.


Houston ! On a un problème !
Autre atout, la profondeur du jeu qui, dès le début, vous donne les clés de votre destin et vous lance dans l'aventure. Choix des armes, des classes, système de combat rigide mais rigoureux donnent à Dragon's Dogma un charme qui saura récompenser les joueurs patients. C'est simple, le premier contact n'est pas glamour mais si vous persévérez, vous pouvez clairement être satisfait. C'est un peu comme le vilain petit canard qui se transforme en cygne (ou le lézard en dragon).

Pas très beau, pas ergonomique, pas facile ou pas avenant, Dragon's Dogma ne part pas avec toutes les cartes en mains. Cependant, il demeure une bonne surprise et un jeu très prenant si l'on décide de s'y accrocher. Ainsi, grâce à sa richesse de jeu, ses nombreuses quêtes et son côté tactique, il peut séduire les amateurs d'aventures. Un jeu à l'énorme potentiel mais qui risque de se faire bouder à cause d'une technique très limitée.


Même pas peur ! Bon, un petit peu quand même !

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