4.5/10

Dub Dash - Test PC

A la fin du trailer du jeu, il est écrit "The hardest game you ever played !" et semble-t-il les développeurs le revendiquent. Forcément, on n'adhère pas à cette surenchère à la difficulté.

Quel que soit le genre, on n'aurait de toute façon pas adhéré. En l'occurrence, Dub Dash est un jeu musical où il faut déplacer un pneu en rythme avec de la musique électro. Le concept ne date pas d'hier et certains opus ont pu largement nous convaincre dans le passé, dont les mémorables Elite Beat Agent

Plus précisément, dans Dub Dash, sur une espèce de circuit sphérique vu de haut, on déplace la fameuse roue à droite ou à gauche afin d'éviter des obstacles. Les musique électro et techno, collant parfaitement à l'univers hypercoloré, cubique et futuriste, donnent le tempo, un rythme bien rapide vous vous en doutez. Dès le premier niveau, on rame sévère et on recommence un nombre désespérant de fois, d'autant plus que les déplacements ne sont pas très synchronisés avec la musique, ce qui est quand même un sacré loupé sur un jeu comme ça, où le principe est justement d'utiliser son sens du rythme pour réussir le jeu, bref danser avec le jeu.


Une roue qui évite des obstacles en rythme avec une musique électro.

Les développeurs revendiquent cet aspect "hard", le fait qu'il faut recommencer sans arrêt et mémoriser les circuits, hyper longs dès le niveau 2. Cette revendication est totalement incompréhensible. Le dosage de la difficulté et surtout sa progressivité sont l'un des critères fondamentaux, une sorte de pilier, dans la création des jeux vidéo, à l'instar de la durée de vie, de la maniabilité des commandes et de l'immersion. Ici nada : ni dosage, ni progressivité ! Dès le deuxième circuit (sur les 9), la longueur et l'ajout d'un mode "vol" vu de côté et très peu maniable découragent très rapidement. Au bout des 20 tentatives pour réussir en simple mode "essai" (avec point de sauvegarde intermédiaires), on s'aperçoit que le circuit suivant n'a pas été débloqué et on se demande bien comment on va tout réussir sans mourir une seule fois. Bien des jeux proposent sur leur fin des niveaux extrêmement rudes, mais l'entraînement accumulé dans les niveaux précédents permet d'en venir à bout, certes avec douleur. Mais c'est un sorte d'apothéose finale que l'on savoure. Là est l'essence et la réussite de la progressivité : nous donner goût à la difficulté en nous ayant fait progresser petit à petit avec plaisir.


C'est encore pire de côté, les commandes sont hypersensibles.

Dans Dub Dash, le goût n'y est pas vu qu'on ne peut pas prendre le temps de s'aguerrir. Alors certes, un mode défi permet de gagner des vies en achevant un circuit aléatoire. Mais d'une part, ces circuits sont tout aussi affreusement longs et rudes que les circuits du mode normal, d'autre part ils ne permettent de gagner que 5 vies. Vu qu'on recommence environ 30 fois pour réussir, cela veut dire qu'il faut réussir 30/5 = 6 circuits en défi afin d'être sûrs d'avoir assez de vie pour réussir le niveau en normal. Décourageant !

Bref, un jeu à réserver aux fans du scoring, aux fous de la difficulté. J'ai connu l'époque des jeux oldies rudes et sans sauvegarde, et j'en ai bouffé. Cette époque ne me manque absolument pas mais peut-être manque-t-elle à certains. Alors, ceux-là trouveront leur compte dans Dub Dash, ses niveaux variés, ses différents obstacles et son mode multi qui a le mérite d'exister.


On peut aussi bien tournicoter.

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