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Ecco The Tides of Time - Test

Plonger dans les profondeurs marines, poursuivre la Reine du Vortex qui veut détruire la Terre et sauver la planète depuis les fonds abyssaux.
Tout ça avec un seul pouvoir : le chant des dauphins.

Un jour ça m'a pris, j'ai remonté ma vieille console MegaDrive de la cave, je l'ai raccordée à ma belle télé toute moderne et j'ai regardé ma pauvre collection de jeux vintage. Et je me suis rappelé le plaisir que m'avait donné ce superbe titre, et comme je suis bonne camarade et que j'aime partager (oui, on est partageurs sur Krinein), je le fais avec vous.

A l'époque, je n'étais pas aussi férue de jeux vidéo qu'aujourd'hui (un coup d'œil à ma pitoyable ludothèque MegaDrive vous convaincrait) et je n'achetais mes jeux qu'au hasard des occasions. Et un jour, je suis tombée sur Ecco, The tides of Time. Je savais bien que c'était la suite d'un premier opus, mais je n'avais pas eu l'opportunité de l'avoir en main donc encore moins d'y jouer. Comme toujours, je me dis qu'il n'est jamais trop tard pour se rattraper et découvrir de belles choses, même si on est les derniers (finalement, on fait pas une course !)
Et cette belle chose, emplie de belles images bleutées et de fonds marins chatoyants, c'est un jeu atypique dans lequel on ne doit pas détruire mais protéger. On ne tue les autres animaux que pour se nourrir et reprendre des forces. Certains disent que c'est un jeu "écolo" mais je ne crois pas que ce soit vraiment le terme qui convienne ; ce n'est pas si "militant". Les concepteurs nous permettent d'incarner un des animaux préférés des hommes, celui qu'ils trouvent si sympathique depuis l'Antiquité, celui qu'on estime si proche de nous par son mode de vie et son intelligence : le dauphin. Le monde qui accueille nos aventures comporte certes des dangers, mais n'est pas non plus un monde hostile et même les vilains requins qui peuvent nous blesser ne sont agressifs que lorsqu'on passe à leur portée sur leur territoire.


L'écran-titre qui vous fera plonger...


Je ne me souvenais plus trop comment j'avais réussi à finir ce jeu, je savais bien
qu'il n'y avait pas de sauvegarde, j'avais oublié le système astucieux de mots de passe pour re-accéder aux stages "lifés" . En reprenant le jeu, la musique de l'écran-titre a ravivé de lointains souvenirs d'après-midi pluvieux passés devant l'écran, un petit bloc-notes à proximité pour pouvoir rapidement noter les suites de lettres incompréhensibles qui étaient la clé du retour vers les niveaux auxquels j'avais eu parfois grand mal à arriver.

En prenant en main Ecco, on se rend compte que ses possibilités d'action sont plutôt minimes dans un premier temps : accélérer, charger, chanter. Mais son chant gagnera en puissance au fur et à mesure du jeu et il faut noter qu'on peut se repérer dans l'espace grâce au sonar. Ce qui est très pratique mais qui, ne le cachons pas, ne vous empêchera pas de tourner en rond dans certains niveaux, le temps de comprendre ce qu'on attend de vous et de vous faire entraîner parfois par du courant (plusieurs fois de suite pour ma part, parce que je comprends vite mais faut m'expliquer longtemps!).
Le GPS intégré

Explorer les lieux en long, en large, en travers mais surtout en profondeurs...c'est beau, c'est sûr mais quand on a envie d'avancer dans l'histoire et dans le jeu, on aimerait bien que quelques indices nous guident (je veux dire de manière plus explicites que les gentils dauphins qui nous "chantent" quelques phrases souvent sibyllines). C'est le reproche principal que je fais au jeu, mais bon ne soyons pas trop sévère...

Ne croyez pas non plus que le jeu soit facile, et que juste parce que le héros a l'air tout mignon et que l'univers est tout beau, vous allez pouvoir finir l'aventure les doigts dans les évents...
Certains niveaux sont pervers : pour tout exemple je ne vous citerai que le niveau 6 nommé "Tube of Medusa", occupé par une méduse aux longs bras, tellement longs qu'on se demande si c'est pas un poulpe plutôt qu'une vulgaire méduse, et pour la commodité du récit je vais donc baptiser cet ennemi Paul.
Donc, imaginez, vous êtes dans des tubes d'eau qui traversent le ciel (on se demande qui a eu une idée comme ça, mais bon ça permet de voir autre chose que du plancton) et déjà c'est pas facile de rester bien calé, vu que les tubes c'est moins spacieux pour se mouvoir et pour sauter afin d'éviter les trous...
Bon, vous surnagez tant bien que mal, et là Paul le poulpe (Médusa la méduse) vient vous ventouser avec ses longs bras gluants (qu'on préfèrerait manger en beignets) et tente de vous balancer hors des tubes. Cet espèce de gros mollusque finit par arriver à ses fins, et là....vous vous retrouvez 2 niveaux plus bas, obligé de vous farcir la remontée dans les tubes du niveau 5 que vous étiez bien content d'avoir enfin passé.


On est tranquille sans les requins, hein ?

Et c'est en me faisant balancer par dessus bord par la méduse que j'ai compris pourquoi le niveau 5 avait semblé si frais dans ma mémoire, au point que j'avais pris d'instinct les "bons" tuyaux quand j'ai recommencé à jouer...forcément j'avais dû le faire tellement de fois à cause de Paul que ce passage s'était imprégné durablement dans mon crâne ! Peut-être mon goût culinaire pour le calamar vient-il de mon désir de vengeance, qui sait ?

Il y a environ 25 niveaux pour terminer l'aventure, et j'ai appris en préparant la rédaction de cet article qu'il existait un "mode difficile", en cassant les coquillages présents en haut de l'écran d'accueil ; ça permet de débloquer 3 autres niveaux. Mais j'avoue que la difficulté de jeu était suffisamment gratinée pour moi.
Et dans certains levels, vous devrez vous transformer en un autre animal : un oiseau, une méduse, un requin.
Sauvez Willy...ramenez-le à sa maman !

Qui dit changement de forme dit changement de compétences, mais surtout modification de la maniabilité. Ce qui ne simplifie pas le jeu, mais varie les plaisirs. Le niveau qui m'était le plus resté en mémoire, parce que je l'avais trouvé vraiment mignon, c'est quand on doit ramener des petits orques à leur maman.

Bon je ne vais pas non plus déflorer toute l'histoire, et je n'irai pas plus loin. Sachez juste que c'est un jeu vraiment plaisant et - miracle de la technologie moderne - même si vous n'avez pas une vieille MegaDrive à la cave, vous pourrez goûter à l'ivresse des profondeurs sur les consoles Next Gen, grâce à Sega Mega Drive Ultimate Collection.
Alors, je vous dit bonne plongée et profitez bien de la vue des profondeurs.

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