7/10

Eternal Darkness - Test

Anciens contre élus

Alexandra Roivas (Alex, pour les intimes) est une jeune étudiante, qui vivait paisiblement jusqu'à l'horrible meurtre de son grand père. Arrivée prestement au manoir familial où le crime a eu lieu (oui, les Roivas possèdent un manoir familial), elle décide face aux conclusions hâtives de la police de mener sa propre enquête. Une fouille de manoir réglementaire lui permet de découvrir une petite salle secrète dans laquelle un livre bien étrange trône. Livre fait de chair et d'os, écrit avec du sang semble-t-il. Alex se lance dans la lecture du livre, qu'elle complètera page par page au cours de l'aventure ; chacune des pages racontant la destinée -souvent tragique- de onze personnages à travers onze époques. Vous incarnerez alternativement pendant la quinzaine d'heure de jeu Alexandra et les onze élus dont l'histoire est narrée dans les pages du livre.

Malgré la faiblesse des graphismes, faiblesse sans doute due au fait que le jeu ai été initialement prévu sur Nintendo 64, et les combats un peu mécaniques mais pourtant intéressants, le jeu de Silicon Knights -à qui on devra en 2003 le remake de Metal Gear Solid sur GameCube- possède de nombreux atouts. Entre autre une histoire rondement menée qui nous fait découvrir petit à petit les mystères des Anciens (des dieux surpuissants ayant trouvé refuge sous terre) à travers la vie des élus (les fameux onze personnages du livre, et Alex, la dernière élue). Peu effrayant dans les faits, ce scénario est pourtant un des points les plus important du jeu, car de lui découle plusieurs facettes du gamplay.

Des idées aux petits oignons

Pour ceux qui ne l'auraient pas déjà remarqué, oui, c'est clairement pompé sur le mythe de Lovecraft, et d'ailleurs Eternal Darkness ne s'en cache pas, avec ses Anciens aux noms imprononçables (Chattur'gha, Ulyaoth ou Xel'lotath pour les plus importants, rappelant le fameux mythe du Cthulhu), et surtout avec son système de santé mentale, qui introduit dans le gameplay le point fort des livres de l'auteur suscité : la folie.

Comment représenter un tel élément dans un jeu ? La réponse trouvée par Silicon Knights est plutôt originale : une jauge de santé mentale se videra à chaque fois qu'un ennemi vous aura repéré. Plus cette jauge sera basse, plus votre personnage subira des hallucinations. Je ne vous les révèlerais pas pour ne pas gâcher la surprise, mais certaines d'entre elles sont assez drôles, et toutes sont surprenantes... Allez,je ne résiste pas au plaisir de donner en exemple juste une petite hallucination pour vous donner une idée : vous êtes en train de lancer le sort de soin, quand, tout à coup, votre personnage explose...(là, c'est le moment ou on panique)...et revient à lui en criant "This can't be happening !"

Autre point fort du gameplay justement, la magie. Elle se mêle adroitement au scénario et participe pleinement à la résolution de certaines énigmes. Pour faire simple, il existe quatre alignements principaux. Chacun des Anciens (Chattur'gha, Ulyaoth ou Xel'lotath déjà cités, et Mantorok, un Ancien à part) correspond à un alignement spécifique. Comme vous ne luttez que contre un seul Ancien suivant un choix effectué dans le premier chapitre, tous les sorts que vous créerez auront un effet plus ou moins important voire complètement différent selon l'alignement. Le sort de soin aligné avec Chattur'gha remplit votre jauge de vie, tandis que le même sort aligné sur Xel'lotath remplit votre jauge de santé mentale.

Trois chemins

Vous l'aurez compris, la durée de vie d'Eternal Darkness (15 heures environ, pour les étourdis) peut-être quasiment triplée pour les plus acharnés, en recommençant le jeu en passant une alliance avec un Ancien différent lors du premier chapitre. La trame restera globalement la même, seul les ennemis changeront (de couleur et de forme, pas d'emplacement) et la résolution des énigmes sera (très légèrement) différente. La difficulté sera aussi plus ou moins importante, chacun des trois scénario avantageant la santé physique, la magie ou la santé mentale.

Seuls les plus motivés se lanceront dans la résolution des trois scénarios. En bref, Eternal Darkness, ou le survival-horror grand public, facile d'accès, peu effrayant mais innovant grâce à son système de santé mentale, trouvera sa place dans la liste des bon jeux GameCube. Mais ne restera pas dans les annales. A vous de décider s'il mérite sa place sur votre étagère.

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1 commentaires

  • Anonyme

    28/07/2008 à 11h09

    Répondre

    Quel bon jeu de ''suspense''.J'ai adoré même après l'avoir terminé 3 fois.Ce n'est pas un jeu pour tous..C'a prend disons une certaine experience de vie pour bien savourer ce jeu.Les magies,la lucidité,l,histoire le rend très agréable! un petit peu linéaire cependant. 

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