7.5/10

Etrian Odyssey IV : Legends of the Titan - Test 3DS

90% - tablons même sur 95% - d'entre vous êtes probablement passés à côté de cette sortie, même si vous suivez l'actualité du jeu vidéo et plus précisément celle de Nintendo. Etrian Odyssey n'est pas le genre de jeu hyper sexy qui va vous affoler le porte-monnaie, et l'éditeur ne compte d'ailleurs pas sur un succès en masse. Les textes n'ont même pas été traduits en français, pour vous dire à quel point tout le monde à bien conscience de la cible restreinte que vise la série. Pourtant, il s'agit bien d'un RPG, mais d'un hybride : un peu rétro, un peu moderne. Et un peu chronophage.

Après trois épisodes réservés à la Nintendo DS, Etrian Odyssey passe la génération supérieure et propose désormais son univers labyrinthique à la 3DS. Le jeu appartient à un sous-genre du RPG, communément appelé "Dungeon-RPG", où le joueur va passer la majeure partie de son temps à explorer des labyrinthes et à dresser des cartes. L'équipe d'explorateurs sera au préalable créée via un éditeur très très light où est surtout possible de choisir une apparence préformatée et une classe de personnage. Une bonne vingtaine de sous-fifres pourra être enregistré, mais cinq seulement pourront sortir dans le même mouvement pour arpenter le terrain. On trouve un peu de tout, du mage, du guerrier, du soigneur, à vous désormais de faire une équipe relativement équilibrée pour survivre aux nombreuses embûches. Etant donné qu'il y a des combats, les personnages devront être placés soit sur la ligne de front soit sur la ligne arrière, ceci afin de faciliter leurs attaque ou leur défense. En somme, si vous mettez tous les épéistes au second plan et les personnages de support en première ligne, vous ne finirez pas le premier combat victorieux. Essayez, je suis sérieux.

Dans les faits comment ça se passe ? A la manière d'un vieux Ultima, vous avancez de case en case avec une vue First Person. Nous sommes face, globalement, à un système de tour par tour, puisque les ennemis que vous pouvez éventuellement rencontrer sont sou mis à la même règle. Un peu de stratégie est donc nécessaire pour éviter les bestioles trop puissantes (il y en a tout le temps, juste pour entraver votre progression) et un peu d'orientation est vitale pour se repérer. Le jeu vous y aide : il y a un plan bien complet. Seul bémol : il faut le dessiner soit-même. De nombreux outils sont à votre disposition pour vous constituer une jolie carte colorée criblée de points de repère pour éviter de vous paumer - ou retrouver une endroit important facilement. On peut essayer de se faire des petits suspenses en zappant la partie carte, mais je ne vous le conseille guère : rien de plus problématique que de se retrouver avec une moitié d'équipe dans les vapes et de ne pas retrouver la sortie. Les combats, eux, suivent un tour par tour traditionnel, on choisit l'action de chaque membre (attaquer, défendre, utiliser une habileté, etc.) et le jeu les effectue dans un ordre semble-t-il aléatoire. 

Le sentiment d'insécurité, vous allez probablement le rencontrer plus d'une fois. Déjà, par con concept, Etrian n'est pas un jeu à la portée de tous, il faut y apporter de la motivation. Mais la difficulté est également assez relevée et une erreur d'inattention dans l'exploration peut coûter cher, même sur un combat aléatoire. Et en mode normal, on dit adieu à la progression de la quête en cours ainsi qu'à l'expérience / l'équipement récupérés pendant la mission - alors que le mode facile vous ramène en ville avec tout le barda. Je dis bien LA ville, car il n'y en a qu'une et une seule, sorte de hub permettant d'accéder aux différentes contrées et à leurs donjons. Celle-ci n'est qu'un ensemble d'écrans fixes et de menus permettant d'accéder rapidement et facilement aux fonctions vitales de ce genre de bourgade, entre autres la sauvegarde, les magasins, les quêtes. Les contrées sont elles explorées grâce à une sorte d'aéronef soumis aux même règles que l'équipe : déplacement case par case avec évitement de monstres.

Bref, tout ça n'est pas mal du tout, plutôt bien réalisé, mais se place directement comme un jeu élitiste. Il faut maîtriser l'anglais, aimer l'exploration, le danger permanent et le leveling sauvage. En tout cas, il s'agit d'une autre perle de RPG offert en grâce à la 3DS qui commence à se former un catalogue bien conséquent sur le sujet, et très diversifié. 

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1 commentaires

  • Islara

    12/09/2013 à 15h28

    Répondre

    Quand je dis que l'Europe est le parent pauvre de Nintendo, ce jeu qui a pourtant l'air excellent le confirme une fois de plus.Mais bon, au moins, il a quand même passé les frontières, ce qui est déjà pas mal, car la 3DS étant zonée, il aurait pu passer à la trappe. ^^'

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