5.5/10

Fairytale Fights - Test

Le conte de fée vire au gore à grands coups de tatane. Du old school remis au goût du jour qui laissera le joueur un peu ennuyé, voire carrément furax de se répéter autant.

Le Petit Chaperon Rouge, arrivant à la maison de Mère-Grand, se trouva fort dépourvu d'y voir, si tôt, le chasseur faire fuir une meute de loups. Pas d'histoire pour la capeline rouge. Pas de célébrité, pas de reconnaissance. C'est la même déconfiture pour Jack, le semeur de haricots, le Roi Nu ou encore Blanche-Neige. La vie est dure pour les héros de contes.

Bien décidés à se venger de l'usurpateur, les quatres s'associent, tentant tant bien que mal d'aider la populace et de mettre à mal leur ennemi.
Une dizaine d'heures plus tard, c'est chose faite. Le méchant est retourné chez sa mère, tandis que les hérauts sonnent les trompettes.


Il faut dire que des arguments de poids ont été soumis à bon escient. Une paire de ciseaux, une épée, un lampadaire, une tronçonneuse en bois, un sac, etc. Tout est bon pour frapper et couper les vagues d'ennemis rencontrés.
Dans des décors directement repensés à partir de cross over de contes de fées, avec une touche cartoon bien lisse, bien propre, la violence se déchaîne sans cesse.
Sur la manette, le stick de gauche permet de contrôler la course, celui de droite de lancer les coups. On saute avec un bouton tandis que les gâchettes permettent de saisir de nouvelles armes imprévues ou d'en changer.
C'est plutôt simple et efficace, et malgré ce qu'on pourra lire ici et là, c'est tout à fait maniable, tant que l'on parle de combats. Par contre, dès que le jeu se tourne un tant soit peu vers la plateforme, on finira toujours au fond du gouffre, dans la mare de lave, ou que sais-je encore. Il est bien difficile de se situer où il faut, quand il faut... C'est bien triste car ces séquences de répits entre affrontements devraient être reposantes, et pas une sorte de challenge vain.
En contrepartie, quand on meurt une tombe apparaît, explose et faire ressurgir le personnage du néant. On progresse donc de manière régulière dans le jeu, quelle que soit la difficulté sélectionnée.

Quoiqu'il en soit, ici, c'est bien les coups qui pleuvent qui nous intéressent. Soit on usera d'une arme contondante afin d'assommer les ennemis pour finalement les tuer, soit d'un instrument tranchant, ce qui donnera lieu à des finish him voyant l'adversité se couper en deux pour nous faire plaisir. Ce sera drôlement répétitif et très gênant pour la visibilité de la scène, puisqu'un gros plan couvrira l'action. On l'a compris, Fairytale Fights joue la carte du décalage avec les contes de fées. Au delà, c'est carrément dans le mini-gore que le jeu souhaite s'installer. Le sang gicle de partout, fait des mares au sols, s'accroche aux chaussures et peut même entraîner de l'aquaplanning. Sous des couverts bon enfant, c'est bien un public averti qui appréciera l'oeuvre.

Malheureusement, malgré une direction artistique franchement sympathique et un côté plaisant et rétro de tataner dans tous les sens, Fairytale Fights est bien monotone. On s'y ennuie dès la première heure, ne trouvant le plaisir de jeu que dans la découverte de nouveaux décors et puis... c'est tout.

A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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