Fanday Blockbuster 3 : Alone In The Dark 5 & Cie

Mardi dernier, nous faisions un saut au loft Xbox 360 afin d'assister à une soirée de présentation de jeux blockbuster sur la console Microsoft. Au programme : Ninja Gaiden 2, Alone in the Dark 5Lego Indiana Jones, Top Spin 3 et Dragon Ball Z Burst Limit.

Prendre des photos était presque impossible, puisque la plupart des jeux ne sont encore que vaguement annoncés, et donc autant protégés que des chiots par leur mère.
Quoiqu'il en soit, nous tenons à partager nos premières impressions sur ces jeux fortement attendus.

La voie du Ninja

Un fanday réussi = du sucré à foison
Un fanday réussi = du sucré
à foison
Prenez Ninja Gaiden, premier du nom, améliorez le graphisme, ajouter du sang en pluie constante, un design un poil SM et un gameplay davantage arcade et... welcome to Ninja Gaiden 2. Présenté de cette façon, cela semble un peu surfait, pourtant on est bien content de se retrouver dans la peau d'un combattant de l'ombre.

kamehameha

Dragon Ball Z Burst Limit, bien qu'injouable à l'improviste pour le pauvre scarabé que je suis, si peu adepte des précédents Dragon Ball, montre un pelage pour le moins attrayant. Le jeu est à mille lieues du dessins animé, il est bien plus beau, plus flatteur à l'oeil. Les coups spéciaux s'accompagnent d'effets visuels un peu répétitifs mais splendide et la fluidité est au rendez-vous.

Fouette-moi

Peut-être avez-vous, au détour d'une page web, aperçu la vidéo de teasing dans laquel Indiana Jones était poursuivi par une énorme boule de lego ? Le fake était avéré, les legos ne recouvraient que la partie visible de l'iceberg. Dans Lego Indiana Jones, on se moque un peu de savoir si la densité de la boule suiveuse est normale. On est déjà bien trop occupé à vouloir s'en écarter.

A l'image de Lego StarWars, Lego Indiana Jones reprend une franchise connue et éprouvée et propose son adaptation en briques plastiques. C'est plutôt graphiquement sympathique, même si les décors moins anguleux de la tétralogie se prêtent peu à une adaptation carrée. Quoiqu'il en soit, le moteur de rendu est suffisamment ambitieux pour permettre de faire apparaître de l'eau à peu près réaliste, et des cavernes texturées.

De quoi certainement ravir les plus jeunes joueurs, mais laisser sur la touche les plus vieux qui auront du mal à retrouver l'esprit Jones, trop malmené par une adaptation difficile.

Spin up ? 

Si aux premiers abords Top Spin 3 réjouit par son graphisme presque photoréaliste, il entame sérieusement le moral dès lors qu'on sort les manettes. Difficile de ne pas tiquer devant la lenteur du bestiau et la prise en main un peu à l'avenant. On parie qu'après quelques heures de jeu on saura placer avec précisions toutes les balles, mais c'est loin d'être le cas lors des premières minutes, où l'on s'escrime surtout à s'amuser. L'inertie est assez forte et l'on est décontenancé de constater une différence entre l'impression de vitesse ressentie et l'affichage digital du compteur de vitesse. Pourtant, on notera avec joie qu'en fonction du type de terrain, cette impression fluctue avec bonheur.

A clone in the Dark

Certainement le jeu le plus marquant de cette soirée Blockbuster : Alone in the Dark 5. Impossible de prendre les manettes, on ne pourra qu'observer les développeurs y jouer. Difficile de jauger la difficulté du titre dans ses conditions. Peu importe, c'est du teasing, on prend ce qu'on nous offre.

Alone in the Dark 5 se déroule de nos jours, avec pour élément central Central Park (l'espace vert, pas le lieu de villégiature). Carnby se réveille à la première personne, avec un gros mal de tête et des yeux qui papillotent. Il faut cligner des yeux pour y voir correctement, ou à défaut tout devient flou.
Ca commence mal, kidnappé par des bandits, on se sent bien impuissant. Quelques minutes plus tard, on sera libre, grâce à l'intervention d'un phénomène étrange qui semble manger tout ce qui s'approche trop de lui et qui a la faculté de se mouvoir dans les murs. Rien de bien rassurant...

Après avoir rencontré un miroir, le jeu permettra de switcher entre vue subjective et vue à la troisième personne. Soit dit en passant, le héros a de faux airs de Keanu Reeves, la cicatrice facile et la peau tanné. Le baroudeur de série télé idéal...

Racedriver Grid ? Oui, mais on en parlera directement dans une critique prochaine
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directement dans une critique prochaine
D'ailleurs, si j'évoque ici le monde des séries, ce n'est pas pour rien. En effet, les concepteurs du jeu on souhaité que le jeu soit découpé comme une saison de série TV. C'est à dire que l'on devra traverser 8 épisodes, divisés eux mêmes en chapitres. A chaque fois, un "previously" remémorera les événements passés, et on peut s'attendre à des cliffhanger de fous à la fin de chaque session. 

Le concept est tellement poussé à l'extrême qu'un système de menu DVD permet de jouer les séquences dans n'importe quel ordre. Si l'on bloque, on peut passer à la suite sans vergogne. Une idée étrange pour un gamer assidu, mais qu'on nous vend comme indispensable aux 75% de joueurs qui ne finissent habituellement pas les jeux auxquels ils jouent.

Finalement, c'est une idée comme une autre, peut-être même qu'elle se révélera bonne. Pourtant, on se demande légitimement si ce n'est pas une façon de palier aux faiblesses d'un gameplay trop ardu. Il faut dire que certains passages semblent tellement scriptés que si l'on emprunte la mauvaise direction on perd la vie...

Les développeurs étaient forts contents de souligner que le feu jouerait un rôle à part entière dans Alone in the Dark 5, pas simplement comme acteur, mais comme élément de gameplay. On peut emflammer des objets, les jetter, générer des incendies, etc. Parfois il faudra utiliser un extincteur pour sortir d'un batîment en flammes, parfois il sera nécessaire de bouter le feu sur ses adversaires. Postal avait montré combien le feu comme arme était une chose intéressante, on peut donc s'inquiéter.

Alone in the Dark se veut tellement immersif que tous les menus ont disparus. Pas d'inventaires dans le sens propre du terme : on baissera la tête en ouvrant son imperméable (sic) afin de saisir directement ce qu'on a d'apparent dans ses poches. De même, on reste étonné de la fluidité avec laquelle on fouille une voiture : on passe de sièges en sièges en utilisant ses yeux, puis ses mains pour saisir les objets laissés à l'abandon.
Ces séquences sont spectaculaires car on ne sort jamais du jeu en tant que tel. L'immersion est complète. Pourtant, on s'interroge. Ne va-t-on pas se lasser à devoir fouiller 4 sièges de voitures alors qu'on pourrait se contenter d'appuyer sur un bouton ? Ce n'est pas certains que se farcir des tâches ingrates et répétitives soient une bonne façon d'améliorer le gameplay...

Finissons tout de même sur une bonne note. Même si le jeu semble scripté de A à Z, laissant peu de liberté - malgré la présence de Central Park comme zone libre - on reste scotché face à ce qu'on voit. Les immeubles qui s'effondrent, le feu qui rampe, les pierres qui tombent, les trottoirs qui se soulèvent, etc. C'est très hollywoodien. Reste à savoir si on se situe plus près du jeu vidéo que la série TV.

A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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