A DECOUVRIR
9/10

1984

"Big brother vous regarde".... Dans un présent hypothétique, le monde en 1984 serait divisé en trois grands régimes totalitaires qui se font perpétuellement la guerre. Nous suivons Winston, un employé d'un centre de censure pas vraiment à l'aise. Travaillant à Londres au coeur d'un des plus importants ministères du Parti, Winston cherche à fuir ce monde qui l'étouffe, ce monde où Big Brother, chef charismatique type Staline apparaît à chaque coin de rue sur un écran télé, ce monde où penser est un crime, ce monde aux règles si strictes et compliquées, ce monde où on doit supporter à longueur de journée des discours de haine, ce monde où l'on est en permanence surveillé, ce monde où l'on contraint votre esprit à aimer Big brother. Winston rencontre Julia, elle aussi désireuse de fuir. Entre leurs rendez-vous amoureux secrets, ils chercheront à s'informer et à intégrer la résistance, personnifiée par Emmanuel Goldstein, celui qui connaît la vérité sur Big brother et le Parti. Cela sera vain, car on n'échappe pas à Big Brother...

Véritable livre culte, l'univers décrit par George Orwell est fascinant et vraiment inquiétant. Le modèle stalinien a dû lui servir de base mais Orwell a su ajouter des éléments de la vie moderne comme l'omniprésence des écrans. Ce livre est presque un essai sur le totalitarisme et le contrôle de la pensée. Beaucoup d'oeuvres s'en sont inspirées que ce soit au cinéma (Brazil) ou même dans les jeux de rôle (Paranoïa). Plus intéressant que Le meilleur des mondes de Huxley, 1984 est un incontournable et quand on regarde Ennemi d'Etat, on se demande vraiment où s'arrête la fiction et où commence la réalité.

Partager cet article

A propos de l'auteur

    7 commentaires

    • raven jean-daniel

      22/03/2003 à 00h00

      Répondre

      Tout en nous tenant en haleine jusqu'a la derniere page, ce livre est effrayant dans le sens où certains éléments évoqués par le narrateur nous semblent si contemporains que nous en venons a nous demander si nous sommes vraiment a l'abri dans le monde dans lequel nous vivons (un monde qui ne nous semblait pas si mal que cela avant que nous n'entamions ce livre).

    • Anonyme

      16/07/2003 à 00h01

      Répondre

      Je suis totalement d'accord avec cette critique il y a juste un point qui me dérange: étant folle des bouquins de Huxley qu'il s'agisse de la paix des profondeurs, marina di vezza ou le meilleur des mondes justement j'aurais tendance a dire que sur le plan littéraire ce dernier est largement au dessus de 1984. En plus je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais ce qu'avait prédit Huxley dans son roman est en passe de se produire.
      Dans le meme genre il y aussi les nouvelles de Philip K Dick qui sont tout simplement glaçantes.

    • Romzin

      17/09/2003 à 00h02

      Répondre

      Tout à fait d'accord avec mouche evanescente. Je dirai qu'Huxley soigne davantage l'histoire et l'écriture. Néanmoins 1984 est un ouvrage cultissime que tout bon lecteur se doit de connaitre bien avant Huxley. Je cherche le nom d'une nouvelle dont j'avais lu un extrait imposssible de retrouver le nom. Il parlait de personnes agées que l'on suicidait une fois qu'elles devenaient inutiles Quelqu'un connait ?

    • Anonyme

      27/11/2003 à 00h03

      Répondre

      Je pense au contraire que dans ce type de livres, le style passe au second plan. Ce qui compte avant tout, c'est le fond. Et plus même que l'histoire ou la trame littéraire du livre, ce qui est capital, c'est l'idée qui s'y dévelope. Ou plutôt faudrait-il parler des idées, car il y a chez Orwell un véritable foisonement de concepts, originaux ou empruntés à l'histoire, voire à la philosophie politique. Admirablements mis en scène, qui plus est.
      Certes on peut éventuellement lui repprocher un style un peu sec, mais après tout, les thèmes abordés justifient un tel traitement.
      Enfin, je voudrais souligner un point qui m'a toujours marqué dans ce livre, et qui me marque de plus en plus au fur et à mesure de mes relectures, c'est l'importance donnée au langage par l'auteur. Sans aller jusqu'à dire qu'il s'est inspiré des premiers philosophes du langage (Wittgenstein, Austin, et bien d'autres) qui commencaient à bien se faire entendre à l'époque, on ne peut qu'admirer les intuitions géniales de George Orwell.
      Assurément un livre culte, terrifiant et surtout incroyablement intelligent...

    • Anonyme

      04/05/2004 à 00h04

      Répondre

      Juste un commentaire. Pour ce qui est du concept, bien avant Orwell et Huxley, il y eut Nous Autres de E.Zamiatine, roman-journal bien plus intéressant (c'est mon avis) car le style y est indissociable du fond, donc terriblement pertinent.

    • nazonfly

      23/05/2008 à 13h19

      Répondre

      Je viens de le finir une nouvelle fois et c'est tout simplement flippant. L'omniprésence des écrans et des caméras de contrôle me fait penser à quelque chose, les justifications de la guerre perpétuelle se transposent assez facilement à notre monde, le pouvoir pour le pouvoir, le classement du monde en 3 "castes"... Bref, à de nombreux points de vue, 1984 ressemble à notre monde qui n'est heureusement pas encore dans l'état de celui de Big Brother. Car le modèle de l'auteur est assurément le communisme stalinien. Mais on frissonne tout de même.

    • Anonyme

      27/01/2009 à 14h26

      Répondre

       


         Au risque de passer pour un prétentieux,  j´aimerais vous  posez une question : la traduction que vous venez de lire est-elle à la hauteur du roman ? J´ai lu ce livre il y  a 10 ans, en francais,  et le style ne m´a pas marqué plus que ca. Je le relis aujourd´hui en anglais et 1984 me frappe comme un livre extremement bien écrit. L´écriture d´Orwell est un incroyable mélange de précision clinique et de poésie désolée. Je suis moins époustoufflé par la construction et la finalitée du roman qu´il y a 10 ans, mais le subtil est sublime.

    Participer à la discussion

    Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

    Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

    Rubriques