8/10

Fight Night Champion - Test

Si Fight Night Champion n'est pas exempt de tout défaut, il demeure tout de même une solide référence en la matière. Si l'on délaissera le online - sauf entre amis - on restera des heures et des heures sur le mode palmarès.

Après une démo qui nous avait mis l'eau à la bouche, Fight Night Champion est arrivé. Au programme de cet opus, de la boxe, de la boxe mais également de la passion. Les présentations techniques ayant été effectuées précédemment, nous allons pouvoir nous plonger pleinement dans le fond du jeu. En effet, entre la démo et le titre final, on ne peut pas dire que le gameplay ait profondément changé. On retrouve donc le full spectrum control ou les boutons, la fatigue par zone ou le système de blocages et de réflexes. Par contre, nous avons dorénavant accès à l'intégralité du contenu. Chez Krinein, c'est donc une nouvelle opportunité de résoudre les problèmes liés à toute équipe qui se respecte : qui aura la dernière bière ?


Frost jettera un froid sur votre carrière !
Dès le lancement du jeu on se retrouve plongé dans le mode champion. C'est donc sous les traits d'André Bishop, un jeune boxeur, que l'on rejoint un match sans gants dans un combat en prison. A peine a-t-on le temps de savourer notre première victoire que la vie nous rattrape, et on se fait méchamment tabasser. Alors André nous raconte et nous refait vivre son parcours digne d'un film Hollywoodien. Une histoire de boxe, de frère et de promoteur véreux. Il y aura également le vieux coach, le retour vers la lumière et la fille du promoteur qui est beaucoup plus agréable que son paternel. Ce scénario vous fera traverser des matchs plus ou moins scénarisés dans lesquels il faudra se battre en protégeant un œil blessé, ou seulement avec la main gauche. Un mode sympathique mais qui ne vous occupera que deux heures. En même temps, ce qui nous intéresse, ce sont les combats, donc on salue l'initiative qui est comme un didacticiel et nous nous ruons sur la suite.


Les soigneurs ont du boulot devant eux ...
Au milieu des combats immédiats et de sa cinquantaine de boxeurs, nous avons un mode entraînement (vraiment accessoire), le classique palmarès et le monde du online. Dans le palmarès, vous créerez ou utiliserez un boxeur existant afin de le mener des circuits amateurs jusqu'à la ceinture de champion. Le style de son combattant, ses fringues, sa garde, tout cela va déterminer votre parcours et votre entraînement. Cet argument de vente n'est qu'en partie vrai puisque l'entraînement se limitera surtout à du sparring. Les mini-jeux n'apportent pas assez d'expérience et de fun pour être valables. On enchaîne donc quelques séances avant le jour J pour lequel on essaie de briller. Par contre, le style de son combattant est quelque chose de primordial pour gagner, car même si vous pouvez booster votre avatar dans certaines directions, il est important de respecter un minimum ses capacités afin d'en tirer le meilleur. Ainsi un boxeur "de loin" sera au top si vous l'utilisez à distance avec de bons jabs, tandis qu'a contrario un boxeur de près sera un spécialiste des mouvements de tête, des crochets et des uppercuts. Sans être révolutionnaire, ce mode de jeu à de quoi tenir en haleine les amateurs du noble art.


Opposition de style !
Le jeu en ligne reprend les ingrédients qui ont fait le succès de la licence, comme l'évolution de son personnage ou bien des serveurs performants. Il apporte également la possibilité de créer son gymnase afin d'avoir une écurie de champions potentiels et de défier les autres joueurs. Mais il ne faut pas se voiler la face, les principaux défauts de l'épisode précédent se retrouvent dans cet opus. Ainsi, nous constatons qu'à part quelques humains, nous affrontons des mutants : des géants à l'allonge démesurée. Le système d'achat d'expérience et de choix de match par « niveau » biaise le jeu puisque l'on peut se retrouver avec un joueur de niveau 78 (la base) face à un monstre ayant une note de 93. De plus, de nombreux joueurs refusent les affrontements s'ils n'ont pas la certitude d'avoir un avantage de niveau. Ainsi, malgré un bon bagage technique, il faut trimer pour tirer son épingle du jeu et réussir à trouver des adversaires présentables. Mon « matraqueur » de taille normale a dû parfaitement exploiter sa moindre allonge et son côté corps à corps pour abattre les monstres génétiques qui lui tombaient dessus. Côté style, il est donc fréquent de tomber sur des fous de la manette qui seront même prêts à quitter le match intempestivement en cas de revers. Cependant, entre amis, le jeu demeure un excellent moyen de parler combat et de faire parler les poings.

Cependant, Fight Night Champion reste la référence en terme de simulation de boxe. La partie carrière est toujours aussi bonne mais le online bancal et le manque de réelles nouveautés laissent des ouvertures aux concurrents du MMA, comme la licence UFC Undisputed, ou encore aux futur challengers comme Supremacy MMA.


Laissez la police faire son travail ...

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