8.5/10

Final Fantasy - Dissidia - Test

Final Fantasy, tout le monde connaît. C'est une de ces vieilles sagas qui sonnent facilement aux oreilles de nos générations médiatisées. Si 2010 sera la sortie tant attendue des épisodes XIII et XIV, les gars de chez Square Enix nous offrent un petit truc à se mettre sous la dent pour patienter de longs mois d'hiver. Et au bout du compte les scénarios de l'aventure RPG fantaisiste s'y prêtent bien, car quoi de mieux que l'éternel combat du bien contre le mal pour un jeu de baston ? Dissidia c'est donc des gentils contre des méchants pris de-ci de-là dans les épisodes un à dix (voir liste ci-dessous). La déesse de l'harmonie appelée Cosmos et Chaos, le dieu de la discorde se font la guerre depuis si longtemps dans un affrontement d'un tel équilibre que le monde continue d'exister jusqu'au jour où Cosmos essuie une grande défaite qui bouleverse l'ordre établi. Les héros du Chaos s'en prennent alors aux héros de la déesse et les éliminent un par un. Alors qu'il n'en reste plus qu'une maigre dizaine, vous rentrez dans cet ultime combat pour battre un dieu et restaurer la lumière à la dextérité de vos petits doigts musclés de gamer. Tout un programme.

La première remarque à faire sur ce jeu de baston est que ce n'en est pas vraiment un. Si au tout départ du mode arcade on aura l'impression d'appuyer sur des boutons pour augmenter sa jauge de Ex et effectuer du combo magique pour trucider son ennemi, l'avenir sera un peu plus compliqué que cela. Pour commencer, le système de combat expliqué dans un didacticiel assez clair et rapide, est assez intéressant pour qu'on s'y attarde. Vous assenez des coups de bravoure à vos adversaires, lesquels se transformeront en points d'impacts lorsque vous les frapperez de manière un peu plus concrète à l'aide de votre attaque standard. Plus la volonté de votre adversaire est basse, plus vous risquez de lui déclencher une syncope ce qui signifie en général la fin pour lui ou pour vous d'ailleurs. Ensuite vous aurez le choix entre un certain nombre d'actions qui vous permettrons de courir, d'escalader, de tirer à distance ou de faire de la magie (selon le personnage). Engagnant des niveaux dans le mode histoire, vous débloquerez encore plus de ces éléments sans compter le nombre incalculable de potions et d'items à ramasser ainsi que des compétences d'avant combat qui peuvent affaiblir votre ennemi, entre autres choses. Comme vous pouvez le lire c'est un peu touffu, mais nous on appelle ça complet.

La différence est là, Dissidia est un jeu complet car il mélange les genres et si les composantes bastons sont présentes il ne s'agit en aucun cas d'un mode arcade à la StreetFighter ou à la SoulCalibur. Car chaque rencontre avec un personnage du large bestiaire du Chaos (dans un premier temps puisque seul le Cosmos est disponible à l'origine)  fait partie d'une carte façon stratège sur laquelle vous faites évoluer le mode histoire d'un personnage en choisissant ses batailles et son chemin dans l'aventure. Ajoutez à cela tous les éléments RPG cités plus haut et vous comprendrez que le jeu est un mélange de FF Tactics et de tatanage de tronche. Il existe donc initialement dix campagnes qui correspondent à chaque personnage de la liste que vous trouverez ci-dessous. Vos héros gagneront des niveaux, des compétences et même des bonus, s'équiperont d'invocations, de coups spéciaux, de maîtrises d'armes. Et là où l'on remarque une finition particulièrement bien pensée, on en découvre une autre encore plus subtile. Au final, on enchaîne les quelques premières heures dans un esprit de découverte du soft et les premières histoires du mode de départ sont un espèce de vaste didacticiel pour les dizaines d'heures qui vous attendent. Notez d'ailleurs que l'accomplissement de ces chapitres vous donne des crédits ou PJ à dépenser à la boutique du jeu. Si vous pouvez craquer pour une nouvelle tenue pour Cloud, vous pouvez aussi y acheter le mode histoire de Séphiroth, par exemple, histoire de compléter votre panoplie FFVII. Le seul bémol tient au scénario peu passionnant qui anime cet ensemble. Sympas mais pas transcendantes, certaines parties de l'histoire semblent perdre de leur saveur devant tant de tactique de guerre. Mais l'effort reste considérable surtout quand on sait à quel point les histoires ne sont pas liées entre elles.

Au delà de cet amoncellement de bonnes nouvelles, on retrouve d'autre modes qui ne sont pas moins intéressants. La phase arcade vous proposera cinq affrontements prédéfinis par personnage (dans la liste complète cette fois-ci, soit vingt plus deux personnages bonus à débloquer issus de FFXI et FFXII). Elle vous permet également de gagner des PJ pour la boutique et consiste en un bon défouloir pour apprendre à se servir de chaque gentil et chaque méchant. Sachant que les bastons durent rarement plus d'une minute, rarement plus de dix secondes lorsque vous commencez à maîtriser tous les éléments d'un combat, il n'est même presque plus intéressant d'utiliser le mode jeu rapide si ce n'est pour affronter vos pairs et leur technique plus subtile qu'il vous fera plaisir de ressentir face à une IA parfois peureuse. Cela ne veut pas pour autant dire que le jeu est facile et ne vous fiez pas au cinq premières heures pour en déduire que le jeu sera bientôt fini. Car, s'il vous faudra plusieurs dizaines d'heures pour finir le premier tour de piste des dix illuminés, gardez des forces pour les personnages débloqués avec qui vous recommencerez au premier niveau. Et des forces, il vous en faudra, pour refaire certaines histoires et récupérer des objets de quête, des trésors ou des incantations. La durée de vie du soft est ainsi plus qu'appréciable, elle est phénoménal.

Et qui plus est, on ne n'ennuie pas à reprendre l'histoire, car chaque caractère est bien représenté et possède sa palette complète de coups spéciaux et d'attaques ainsi que sa façon bien spécifique de se servir des armes. Certains seront axés magie tandis que d'autres se verseront dans l'art des arcanes sacrées. La variété touche donc une fois de plus ce titre du bout de ses doigts de fée. Le décor y est lui aussi soumis et on se retrouvera dans des arènes de toutes sortes, avec sol ou sans, dans un palais de lave ou dans un firmament de glace. En plus de tout ceci, les personnages pourront interagir avec ce même décor, en cassant des piliers ou en volant de plate-forme en plate-forme voir en courant le long d'une poutre du ciel. Hé oui, on discerne une certaine poésie dans Dissidia, comme dans la plupart des FF d'ailleurs. On est bel et bien en présence d'un gigantesque crossover qui en reprend tous les codes ou presque. Même les chocobos se retrouvent de la partie, certes un peu discrets mais pourtant présents. Au niveau graphique c'est joli et très joli, dans les cinématiques bien sûr mais aussi in game. On reprochera peut-être une certainef roideur à l'ensemble mais la bataille qui fait rage dans une terre dévastée possède une attitude morne qui lui est toute relative. Le soft est en tout cas travaillé et on ne s'écorche vraiment pas les yeux, on s'amuse même à rentrer dans ce monde immersif. Même les temps de chargement sont de jolis nuages d'un blanc mêlé d'orages.

Final Fantasy Dissidia est donc un grand jeu de la PSP, long, fouillé, technique et tactique et absent de mauvais goût. La musique est peut être un peu pénible sur le long terme et les mécanismes de jeux finissent par se comprendre à merveille rendant la surprise un peu moins étincelante mais d'ici qu'on s'approche dece moment les deux prochains volets de la saga sur PS3 nous auront ouvert le ciel.


Liste des héros :

Du côté de Cosmos :

Guerrier de la lumière (FF)
Firion (FF II)
Chevalier Oignon (FF III)
Cécil (FF IV)
Bartz (FF V)
Terra (FF VI)
Cloud (FF VII)
Squall (FF VIII)
Djidane (FF IX)
Tidius (FF X)

Du côté du Chaos:

Garland (FF)
L'empereur (FF II)
Nuage de Ténèbres (FF III)
Golbez (FF IV)
Exdeath (FF V)
Kefka (FF VI)
Séphiroth (FF VII)
Ultiméca (FF VIII)
Kuja (FF IX)
Jecht (FF X)

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