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5/10

Confessions d'un automate mangeur d'opium

Confessions d'un automate mangeur d'opium, voici un titre plutôt alléchant. Avec Fabrice Colin et Mathieu Gaborit à la plume, fers de lance dans la jeune garde de la fantasy française, ce roman promettait d'être une bonne surprise.

Sur un récit partagé en deux temps, Colin et Gaborit nous font découvrir un roman d'aventure steampunk, ou la reprise d'un univers cyberpunk, non pas servi par les nouvelles technologies et le capitalisme sauvage, mais par la révolution industrielle du 19ème siècle... et le capitalisme sauvage. Univers steampunk donc, dont la pierre angulaire est la découverte d'une nouvelle source d'énergie, appelée sobrement l'éther et qui permet à l'industrie de concrétiser ses rêves les plus fous : fiacres fendant les cieux, téléchromo, usines titanesques et... automates.

Dans une Paris folle avant l'heure, Margaret Saunders, comédienne de talent, apprend la mort de sa meilleure amie, le soir d'une représentation. Celle-ci aurait chuté d'un aéroscaphe, son corps désarticulé gisant sur le parvis de l'Opéra Garnier, un étrange poème blotti au creux de son poing.

Encore sous le choc, et ne voulant pas croire à la mort de son amie, Miss Saunders s'en remet à son frère Théo, accessoirement médecin dans un asile d'aliénés, pour l'aider à éclaircir cette sinistre affaire.

Frère et soeur vont alors s'enfoncer dans une Paris brumeuse et finalement malsaine à la recherche d'un éventuel assassin. Leurs investigations les mèneront bien curieusement à percer le secret de l'éther, jusqu'à recueillir les Confessions d'un automate mangeur d'opium.

Sur une idée originale, Fabrice Colin et Mathieu Gaborit n'arrivent malheureusement pas à satisfaire nos attentes. Alors qu'ils se permettent de nous livrer un écrit tout à fait honorable, les deux auteurs semblent manquer singulièrement d'inspiration. Parfaitement structuré, le récit sert une enquête pour le moins improbable. Théo et Margaret manquent clairement de charisme, la mise en scène... d'action. Colin et Gaborit se sont probablement échoués sur l'écueil d'une écriture en duo, leur réputation de conteurs d'univers n'étant plus à faire. Légère déception.

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9 commentaires

  • Rebesch

    01/08/2006 à 14h20

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    Ce bouquin était chaudement recommandé sur un post-it apposé par le libraire. D'où ma déception au fil de ma lecture.
    Pourtant, la toile de fond d'inspiration punksteam,et l'intrigue de départ étaient engageantes. Et puis rapidement, on découvre une psychologie des personnages faiblarde, avec tout particulièrement Margo, dont on aurait pu espèrer qu'elle en rajoute coté diva et qui s'avère en réalité bien puérile malgré sa trentaine supposée.
    J'attendais également plus du lien "frère-soeur" qui m'est apparu passablement "cucu la praline".
    Quant à l'intrigue, elle souffre énormément de n'être qu'à peine développée, alors qu'il y aurait eu matière à quelque chose de palpitant. Au lieu de ça, on a l'impression de voguer d'une invraissemblance à l'autre jusqu'à la scène finale qui en atteint le paroxysme.
    c'est bien dommage..

  • KaSuGayZ

    01/08/2006 à 17h58

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    Deux auteurs pour un livre ?

  • Kei

    01/08/2006 à 20h30

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    Cela n'a rien d'exceptionnel. On peut citer par exemple le duo Gaiman/Pratchet sur "De Bons Présages".

    Et c'est sans conter les miliers d'autobiographies écrites par des nègres non mentionnés sur la couverture.

  • KaSuGayZ

    02/08/2006 à 13h29

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    Je sais bien que ça n'a rien d'exceptionnel, mais un tel livre ne sera jamais, lui, exceptionnel.

  • Wax

    02/08/2006 à 14h14

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  • KaSuGayZ

    02/08/2006 à 14h20

    Répondre

    Wax qu'est ce qu'il y a d'aigri ou je ne sais quel terme à la mode d'usenet, à affirmer qu'un livre est l'émanation d'une pensée unique ? Après rien n'empêche ce livre d'être sympa...

  • Wax

    02/08/2006 à 15h18

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    Ton affirmation n'a effectivement rien d'aigrie, mais la forme de tes posts et ce ton que tu emplois sont particulièrement désagréables. Serait-ce trop te demander d'avancer un minimum d'arguments ou alors nous ne sommes pas dignes que tu te fasses suer à écrire plus d'une ligne?
    Là il t'a fallu 3 posts pour arriver à te faire dire que selon toi "un livre est l'émanation d'une pensée unique". C'était quand même pas compliqué d'être clair dès le départ.

    Pour en revenir au sujet, je te conseille "Etoiles Mourantes" par le duo Ayerdhal / J-C Dunyach. Je ne sais pas s'il est exceptionnel comme bouquin mais je l'ai trouvé assez génial.

  • Fiddler

    02/08/2006 à 18h12

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    Personnellement, j'avais beaucoup aimé ce livre à l'époque. Je me rends compte maintenant que cela doit bien faire.... près de 10 ans. (c'était naguère, mes enfants....)

    Peut-être parce que l'univers steampunk était assez nouveau pour moi et que c'est un style que j'aime bien (ce n'est pas pour rien que j'apprécie grandement Arcanum sur ordi). Et aussi parce que j'aimais ce principe d'écriture à quatre mains, où chacun s'attache à écrire un chapitre, autour d'un perso en particulier, le frère ou la soeur, qui ne sont pas si dénués de charisme je trouve.
    Il y a également les nombreux clins d'oeil à la littérature populaire, Sherlock Holmes et compagnie (je crois me souvenir que le méchant faisait un peu Moriarty, avec en plus une référence à l'éditeur de Mnémos d'alors, Stéphane Marsan... mais je peux me tromper). Et puis, c'était assez bien écrit aussi.
    Mais je dis ça de mémoire. En tout cas, j'en garde un bon souvenir, peut-être le relirai-je à l'occasion.

  • Veterini

    03/08/2006 à 17h26

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    Mais Faites L'ETHER ! Savant fou et biledessé ! Tout cela est commun, et ne nous transporte pas beaucoup..

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