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Fist of the North Star : Ken's Rage 2 - Test du survivant

Salut à vous frêles combattants, mon nom est Kenshirô, héritier du Hokuto Shinken. Si Krinein m'a demandé de venir, ce n'est ni pour vous enseigner mon art martial, ni pour vous vanter le confort de mes combinaisons en cuir. Non, je suis ici pour vous parler de mon nouveau jeu vidéo, Fist of the North Star : Ken's Rage 2. Une bonne occasion de célébrer le trentième anniversaire de mon manga et revivre l'intégralité de mon épopée.


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On prend les mêmes et on recommence

Mais je vois déjà quelques regards de guerriers circonspects, craignant une sensation de déjà-vu après avoir joué au premier épisode relatant plus de la moitié de mes aventures. Si c'est votre cas, voyez cela comme une chance, celle de revivre certains évènements et de se remémorer ainsi les bons moments passés manette en main... Enfin... Bons moments... Evidemment, c'est une sacrée aubaine pour les nouveaux qui ne manqueront rien, car Ken's Rage 2 est bien l'histoire complète de mes aventures alors que Ken's Rage 1 se contentait de raconter des aventures de mon histoire… Compris ?

Un contenu énorme, peut être plus gros que mes biceps. Le mode Légende offre ainsi l'opportunité de découvrir l'intégralité d'Hokuto No Ken, soit Fist of the North Star : Ken's Rage pour nos amis ricains, ou encore Ken le survivant pour vous français, voire Ken : la force du Caribou pour les québécois. De quoi passer près de vingt heures à taper comme un malade avec mes poings et ceux d'autres combattants sur les truands et boutons des manettes.
Une durée de vie à donner la mort étirable grâce au mode Rêve, proposant des histoires inédites de mes différents compagnons de route et de moi-même. Généralement, le principe est de combattre des hordes d'ennemis jusqu'à capturer cinq bases et faire apparaître un boss que vous devrez vaincre. Une expérience à partager en écran scindé à deux ou jusqu'à huit en ligne (quatre contre quatre), sous condition de trouver du monde évidemment, les salons étant malheureusement aussi déserts que les terres de mon pays.

Passons sur les anecdotiques autres modes permettant de visionner les cinématiques ou illustrations débloquées au cours de l'aventure pour en revenir au principal, le mode Légende.


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La légende de Ken

Le terme est d'ailleurs bien choisi, et ce n'est pas les maîtres du Nanto qui me contrediront. Il s'agit en effet de revivre ma légende, mais aussi de traverser un univers vidéo-ludique au graphisme datant d'une époque légendaire et révolue. La mécanique du jeu, très répétitive, est aussi taillée dans la même roche. Il n'y a pas eu de grande évolution depuis le premier opus. Le mieux est de vous résumer un épisode type.
Tout commence par une introduction sous forme de bande-dessinée, mais sans le charme du manga. On nous oblige alors mes amis et moi à prendre la pause dans des vignettes et parler sans bouger les lèvres, le tout en japonais sous-titré et 3D pour faire plus moderne. Fin de la cinématique, je vais enfin pouvoir me dégourdir les jambes. J'avance alors un peu dans des décors assez laids et désertiques et tombe sur une faction ennemie de clones. Oui, car au passage, je ne sais pas si c'est une conséquence de la catastrophe nucléaire, mais tout le monde se ressemble, les truands ont tous la même tête et il est de même pour les villageois. Tous jumeaux ou consanguins…

Bon, revenons à nos bastons. La zone est donc condamnée par un portail fermé. J'extermine alors tout ce qui bouge, tue au passage quelques guerriers un peu plus récalcitrants, et atteins ainsi un quota me permettant d'avancer. J'entre alors dans une nouvelle zone et revis la même scène. Portail fermé, crétins qui se jettent en nombre sur moi, sang, violence, tripes qui volent, cris, un commandant un peu plus fort qui vient parfois se mêler à la boucherie, puis plus personne et un portail qui s'ouvre. Je répète alors l'opération plusieurs fois dans des décors identiques jusqu'à arriver au boss. Le tout étant bien entendu saupoudré de quelques rencontres et magnifiques séquences en manga du pauvre. L'adversaire final, protagoniste important par nature, a alors un meilleur traitement de faveur avec sa large jauge de vie généralement divisée en trois. Chaque portion vidée étant synonyme de petite cinématique, avec le chargement qui va bien, jusqu'au moment fatidique du KO, ou le combat s'achève avec quelques QTE facilement exécutables car très lents.


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Massacres à répétition

Je vais d'ailleurs en profiter pour vous faire une petite démonstration, afin de vous expliquer comment venir facilement à bout de vos adversaires. Le point important à ne pas oublier est que Ken's Rage est un beat em all, donc on tabasse tout ce qui bouge, on avance, on tabasse tout ce qui bouge, et on avance. Le tout bien entendu en appuyant à un rythme effréné sur les mêmes boutons.
Les ennemis ne sont pas coriaces et servent juste de punching ball, donc dès qu'ils m'entourent, j'enchaîne quelques attaques normales (touche carré sur PS3), puis je finis par une ou deux attaques plus puissantes (triangle). Un beau massacre qui me permet de récupérer de l'aura pour décimer encore plus rapidement mes adversaires à l'aide de coups spéciaux (touche rond), aux puissances et orientations décrites par un petit diagramme sous la jauge d'aura.

Mais si malgré la facilité du titre (en difficulté normale), vous vous retrouvez en mauvaise posture devant vos ennemis, il vous faudra alors jouer de l'esquive (touche croix) et de la contre-attaque (carré après croix), voire vous éloigner un peu le temps que l'une de vos portions de santé (au nombre de trois) se recharge, avant de repartir au charbon.
Enfin comme je vous l'ai déjà dit, vous serez rarement en difficulté, surtout avec mes techniques s'améliorant considérablement au cours de l'aventure, et principalement les coups spéciaux après chaque élimination d'adversaire puissant. L'autre possibilité de débloquer ou améliorer des compétences est de s'équiper des parchemins ramassés le long du périple et de former des liens entre les symboles de ces derniers.


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Conclusion

Voilà chers assassins virtuels, je vous ai livré une partie de mes secrets et techniques. Ce Fist of the North Star : Ken's Rage 2 raconte donc l'intégral de mes aventures, marchand sur les plates bandes du premier épisode. La jouabilité et la réalisation n'ont d'ailleurs que légèrement évoluées, ce qui est dommage car Ken's Rage 1 avait peu de qualité. Le jeu est répétitif, aussi moche qu'un de mes adversaires après la bagarre, et ralenti par de nombreux chargements entre des zones vides ou des cinématiques peu réussies. Pourtant, il trouve grâce à mes yeux à l'aide de son contenu complet retraçant toutes mes aventures, et le plaisir de charcuter du truand par dizaines. Un défouloir certes un peu pauvre d'un point de vue réalisation, mais qui trouvera un public auprès de mes fans. Au fait, avant de vous quitter, je dois vous informer que je viens de frapper certains de vos points vitaux. Vous serez dorénavant encore plus accrocs à Krinein...

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