8.5/10

Forza Motorsport 3 - Test

Parcourir à toute vitesse les circuits les plus fameux en pilotant des véhicules non moins célèbres, un challenge pour tous, amateurs de difficulté ou simplement de passage.

Forza, c'est la licence de jeu de courses que l'on associe le plus volontiers à la simulation. En effet, il n'est pas rare que lors des présentations au public, des sièges avec volants et pédales soient sortis. Une façon de faire comprendre que la manette c'est bien joli sur Xbox 360, mais que pour profiter vraiment de l'expérience de jeu il va falloir investir. La qualité intrinsèque est ainsi amplifiée, alors même qu'on n'a pas encore posé la main sur le volant.


Afin de faire comme la grande majorité des futurs joueurs de Forza 3, nous avons testé le jeu en utilisant la très classique manette de Xbox 360. Il est vrai que l'on peut sans doute faire mieux avec un dispositif ad hoc. Pourtant, on profite déjà pleinement du jeu et de ses qualités. Alors ne boudons pas notre plaisir Forza confirme son côté qualitatif. Tout d'abord en présentant des graphismes toujours aussi lechés. C'est réaliste, photo-réaliste, peut-on même oser. Les voitures sont particulièrement bien modélisées, les connaisseurs n'auront besoin que d'un coup d'oeil pour déterminer le modèle présenté.

Ensuite, c'est du côté du nombre assez élevé de circuits, chacun doté de variantes, de la qualité de leur reproduction numérique, et de la multitude de voitures proposés, que l'on ne pourra nier le soin du détail apporté à l'ensemble. Quand arrive enfin le moment de passer par la case garage, voir toutes les possibilités de modifier les bolides, et surtout leur impact sur le pilotage (on ne parle plus de conduite), on reste un petit moment circonspect. Que va-t-on pouvoir faire de tout cet attirail, tous ces réglages que l'on comprend à peine ? Au départ, en novice, on achète en se basant sur les prix. Mais quand on se retrouve à canaliser une bête nerveuse mais incapable de ralentir correctement, ou glissant dans tous les virages, on se ravise. Customiser sa voiture, dans Forza, demande une certaine réflexion.


Ce côté, un peu difficile à aborder, se révèle, après quelques heures de jeu, indispensable. On se sent impliqué dans la saison de courses, en essayant de toujours améliorer sa voiture, sans pour autant pousser trop loin les limites.
Les plus jeunes, ou les moins assidus ne seront pas pour autant laissés à la traîne : Forza dispose de différents niveaux de difficulté. Cette dernière, réglée pour les débutants, fait du jeu une succession de circuits à la portée de tous. Les adversaires sont peu farouches, les lignes de trajectoires guident la conduite, et, cerise sur le gâteau, l'automobile ralentit dans les virages, de façon automatique. A ceci s'ajoute la fonctionnalité de réglages automatiques des voitures entre chaque circuit, qui permet d'obtenir une conduite équilibrée, bien que sans brio particulier.

Très vite, on désire augmenter la difficulté et on peut ensuite rester de longs moments en mode intermédiaire. L'intelligence artificielle est alors un peu plus agressive et les dispositifs d'aide à la conduite sont moins présents. Le challenge commence alors, surtout si l'on tente de jouer à l'apprenti sorcier avec les équipements des voitures.


Encore plus tard, ou si l'on dispose déjà d'une forte expérience de jeu sur les autres Forza, on essaiera d'augmenter encore la difficulté. Sans disposer d'un pédalier et d'un volant, ce n'est pas gagné. Devoir embrayer sur une manette, c'est assez contre-nature. Et puis, avouons-le, ce n'est pas à la portée de tout le monde de gagner des championnats en difficulté maximale.

Tout le monde peut ainsi trouver son compte avec Forza Motorsport 3 en le configurant à sa guise. Souhaite-t-on jouer davantage arcade que simulation ? Tout est possible. Le jeu à deux, en écran splitté, permet même d'avoir des aides à la conduite différentes pour chacun des joueurs. Le pro de Forza pourra ainsi rivaliser avec le rookie, à partir du moment où il acceptera de s'attacher du handicap.



Dans tous les cas, quelle que soit la difficulté, on apprécie l'impression de vitesse, le sentiment de réellement diriger un bolide. Le plaisir de la conduite est bien présent, et même s'il oscille entre le fun et le très technique, on y trouve toujours son compte. Il faut seulement savoir adapter ses capacités de jeu à la bête.

Les plus désespérés s'attacheront à la fonctionnalité rewind qui permet, durant la course, de voyager dans le passé, et ainsi corriger une trajectoire malheureuse. En cas de course vraiment trop difficile, l'embauche d'un pilote, associée à une bonne voiture, sera salvatrice.

Pourtant, le sans faute n'est pas là. Les menus, manifestement conçus pour dégager une certaine classe, se révèlent trop propres, sans personnalité, d'autant plus qu'une terrible musique d'ascenseur fait trépigner en seulement quelques minutes. Heureusement, on peut supprimer les musiques du jeu ! Mais le menu, lui, reste toujours sans âme, et alors qu'on est encore subjugué par l'adrénaline de la course, la descente inter-courses est bien triste et casse profondément l'ambiance.

Forza se révèle ainsi un excellent jeu de voitures dont la prise en main est instantanée, et qui saura, avec le temps, ravir les plus exigeants des pilotes.

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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