8/10

Fuel - Test

Fuel est un très bon jeu avec des défauts qu'on lui pardonne car ses qualités sont... immenses. Pour les fans du passage de temps dans les terres désolées.

Fuel fait partie des nombreuses sorties de Codemasters qui semblent s'être toutes agglutinées autour des mois de mai et juin. Sous ses faux airs de Motorstorm Pacific Rift revisited, le soft a toutefois de nombreux atouts pour sa pomme et semble promettre de nombreuses heures de glande ultime en freeride dans son environnement de plus de 14 000 km² de pistes en tout genre.

A la suite d'un cataclysme climatique qui nous pend au nez, mais qui dans ce présent virtuel est déjà une réalité, les grandes plaines des USA se transforment en
no man's land pour la plus grande joie de fous furieux à la recherche de fuel qui s'affrontent en environnement hostile pour leur ressource naturelle si précieuse. Vous êtes un de ces Mad Max casqués qui sillonent les routes jonchées d'épaves pour trouver un peu de liberté au-delà du dôme du tonnerre. Et le tonnerre gronde d'ailleurs au loin quand il ne se transforme pas subitement en pluie torentielle sur votre tronche. Mais lorsque la pluis s'arrête, le beau temps fait son apparition accompagné d'une tornade qui approche telle celle que voyait au loin Sarah Connor à son arrêt dans la dernière station service avant le désert Mojave.

Et il faut bien avouer qu'on s'y perd assez facilement au milieu de tout ça. Cependant dès qu'on arrive sur l'interface du soft on se sent à la maison.  On
devient instinctivement un chevalier de la soif en recherche de carburant. Ici pas de nitro ou de boost exagéré, juste des épaves en patchwork metalien à conduire et des sorties de route à provoquer comme s'il n'y avait pas de lendemain. Les premières courses s'enchaînent instinctivement dans un esprit arcade assez fun au milieu d'un magnifique panorama un peu défraichi et qui sent bon la chaleur et la destruction. Les suivantes s'enchaînent tout aussi bien d'ailleurs et malgré un niveau de jeu qui augmente on ne sent pas d'énorme différence avec les autres pilotes, pas dans les premiers niveaux en tout cas. Puis on s'essaye au freeride et c'est alors qu'on découvre le bonheur d'être libre dans cette savane moderne post traumatisée où les troncs coupés trainent dans ces forêts décapitées et où les dunes cachent de petits ruisseaux où l'on peut se noyer... entre autres.

Alors oui effectivement les décors sont très jolis et font bien voyager comme Motorstorm sur son volcan au bord de l'éruption nous le permettait déjà il y a
quelques mois. Le flou artistique qui sert de périphérie rétinienne et de cache misère quand à la légère pauvreté graphique paraît parfois un peu énorme mais quand on se rend compte de l'etendue du terrain de jeu on pardonne facilement ce léger faux pas plutot bien dissimullé. Reste la lune qui ressemble à un sprite de Duke Nukem 3D et donne envie de crier comme un loup sollitaire sur son quad. Mais la balade est tellement agréable et les changements de jour à nuit et de beau fixe à pluie sont si envoûtants que tous ces défauts disparaissent bien vite. Il ne reste alors plus que la route et ses carcasses anonymes, vestiges d'un passé révolu auquel vous avez survécus. Une ambiance délicieuse s'en dégage et rappelle parfois des moments assez étonnants de films qui ne s'y prêtent pourtant pas tels que le générique de Lost Highway.

Le jeu fait également penser à Burnout Paradise en plus vaste et plus ouvert car les objectifs disposés sur la carte nous donnent une impression de déjà vu plus que
concrète. Le système a déjà fait ses preuves quoi qu'il en soit donc on ne s'en inquiète pas plus que ça au bout du compte, on se dira même que c'est plutôt un gage de qualité. Au programme, des motifs pour vos vehicule à collecter, des objectifs fuel a parcourir pour recuperer le fameux breuvage, des points de vue panoramiques à decouvrir le long des vallées et des lacs qui les bordent, et de nombreux barils qui se baladent sauvagement dans la nature à récupérer. Tout ceci vous permettra d'acheter de nouveaux bolides dans les quatres catégories  qui composent les quasi 80 modèles en feraille du garage (motos, voitures, quads, buggys).Si vous en avez marre de parcourir tous ces miles en temps réel, ce qui semble inimaginable tellement il s'agit de l'essentiel de la jouissance de ce jeu, vous pourrez prendre l'helico pour vous rendre sur les sites de courses ou encore vous rendre d'un camp à un autre (19 au total et chacun d'une superficie certaine).

Vous l'aurez compris, Fuel est un très bon jeu avec des défauts qu'on lui pardonne car ses qualités sont... immenses. Pour les fans du passage de temps dans les terres désolées.

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1 commentaires

  • Canette Ultra

    12/07/2009 à 09h32

    Répondre

    Oui voilà enfin un jeu pour les valeureux chevaliers de la soif !

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