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8/10

Apprenti assassin (L') - Tome 1 - L'assassin royal

Fitz est le fils bâtard du prince Chevalerie, aîné des fils du vieux roi Subtil, souverain du royaume des Six-duchés. Le roi a deux autres fils : Vérité, noble d'âme mais aussi de coeur, et Royal, avide de pouvoir et de puissance.
Lorsque Fitz est ramené au château de CastelCerf, capitale du royaume, par l'écuyer de Chevalerie, le roi Subtil le prend alors sous sa protection dans le but d'en faire son assassin personnel. Il est alors confié à Umbre, un bâtard lui aussi, qui va lui apprendre toutes les arcanes du métier.
Mais voilà, tout n'est pas parfait pour Fitz. En effet, de nombreuses personnes ne cessent de lui rappeler que bâtard né, bâtard il restera. Ainsi, il doit faire face aux attaques détournées et incessantes de Royal, mais aussi subir les foudres de l'infâme Galen : son maître de magie. Menacé et encerclé par ses ennemis, Fitz va devoir pourtant se montrer courageux et fort car il va devoir déjouer les complots de Royal visant le trône de plus en plus faible de son père mais aussi repousser la menace des pirates-rouges et leur étrange pouvoir qui tentent d'envahir le royaume.

En lisant cette série, la première chose qui me soit venue à l'esprit concerne le style de l'auteur. En effet, Robin Hobb a une écriture vraiment particulière que je n'avais jamais rencontrée dans des livres de Fantasy jusqu'à maintenant. Ici, point de super héros comme on en rencontre dans les livres de Tolkien et Eddings mais juste des intrigues de cour comme on en verrait dans Les rois maudits. Cependant, ne l'oublions pas nous sommes bien dans un monde de Fantasy et la magie, le fantastique et les prouesses guerrières sont loin d'être absentes de la trame de l'histoire. Au final, Hobb arrive à faire de L'assassin royal une oeuvre cohérente dans un univers très riche.
Deuxième atout de L'assassin royal : le charisme des personnages. On peut voir dès le début du roman que l'auteur a beaucoup travaillé dessus pour en faire le point central de l'histoire. Ainsi, l'auteur n'est en fait que la locutrice dans l'histoire et c'est Fitz, le héros, qui est le narrateur. Ce point de vue interne utilisé par l'auteur a pour effet de donner plus de consistance à l'oeuvre. De plus, cela permet de s'attacher plus facilement aux personnages et en particulier à Fitz. Par moment, on peut avoir l'impression que celui-ci se trouve en face de nous et est en train de nous raconter son histoire, sa vie. Donc, on devient plus sensible à ses aventures et péripéties. On se prend à vouloir vivre avec lui.
Enfin, outre le style si majestueux et unique de cette auteur, il ne faut pas oublier de revenir sur le fond de cette oeuvre si particulière. L'intrigue est vraiment bien ficelée et on ne sait vraiment pas ce qui va se passer dans les chapitres qui suivent tout au long de la lecture. De plus, la magie est vraiment bien abordée et se montre unique elle aussi. Ici, point de boule de feu ou de tremblement de terre, tout est beaucoup plus subtil, plus sournois, plus secret. Au final, on a l'impression d'être un habitant du Royaume des Six-Duchés : ignorant de cet art que l'on sait pourtant puissant. Quant à l'idée du vif utilisée par Robin Hobb, je la trouve magnifique, un model du genre. Le vif est la faculté qu'ont les humains de parler avec les animaux, en quelque sorte de devenir un animal (ce qui est aussi un désavantage vu que ceux dotés du vif sont tués dans le royaume). Ainsi, cela permet de donner une autre vision à certaines situations, de les voir sous un autre angle et cela grâce à la relation très bien construite de Fitz et de son compagnon Oeil-de-nuit.

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5 commentaires

  • Choucroot

    20/06/2006 à 19h43

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    Voila, c' est fini.
    Je viens de terminer le 13eme et ultime tome de cette passionante, merveilleuse, poignante saga.
    Toute fois, la deuxieme partie, apres le tome 6, qui a été ecrite plus sur l' insistance des fans qu' autre chose, manque de saveur.

    Alors que la fin du tome 6, qui était sensée clore l' Assassin Royal en a mi plus d' un sans dessus dessous par sa force et sa terrible mélancolie, les 7 volumes sortis par la suite n' ont pas la même saveur.
    Surement a cause des changement qui se sont oppérés, assez prévisibles au demeurant, mais aussi parce que j' ai eu l' impression que R. Hobb ne fais plus avancer son histoire avec autant de naturel qu' avant, repoussant sans cesse les moments inévitables ( ou pas ? )...
    Sans rentrer dans les détailsn nous reserve un beau happy end, quoi qu' encore une fois un peu inachevé en ce qui concerne.... quelqu' un

    J' ai lu ce dernier tome d' une traite la nuit derniere, et, même si au final je ne peu renier le plaisir de suivre Fitz, j' ai bien envie d' appeler ca du gros FanService

  • gyzmo

    20/06/2006 à 20h11

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    Quoua ? La saga se termine avec le 13ième volume ???
    Remarques, il était temps, ça commençait à faire un peu "homme elastique" cette histoire^^ (volume 12 en prévision pour moi).

  • Zazooo

    28/07/2006 à 14h23

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    J'ai adoré cette série! J'ai dévorer tout les tomes!
    Je trouve que l'auteur décrit vraiment bien la vie de Fitz, cette série m'a vraiment passionnée!
    J'entreptrends maintenant de lire tout les livres de l'auteur. Surtout la série parralèlle "les aventuriers de la mer", qui me rappelle les débuts de Fitz.
    Moi j'aime cette saga!

  • Anonyme

    04/07/2008 à 17h01

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    J'en suis venu à lire cette série au milieu d'autres lectures de Fantasy et c'est plus la curiosité qui m'a emmené au tome 8 ou 9 (je ne sais plus). Et j'ai tout de même l'impression de m'être fait roulé dans la farine pendant cette longue attente d'un héros meilleur.


    Je trouve Fitz d'une imbécilité révoltante lorsqu'il possède une chance inouïe au  regard de "ses naissances". Le vif, l'Art, fils de prince, bras droit du premier assassin / conseiller en chef, meilleur ami de l'homme le plus mystérieux du royaume, confident d'une reine au dessus de tout et malgré toutes les conneries qu'il peut faire, son entourage continue à l'aimer.


    Ce héros ne sait pas réfléchir ni apprendre de ses erreurs. Chacun des protagonistes qui vont le rencontrer soulèvent de lourds panneaux avec des inscriptions très claires sur ce qu'il faut faire / pas faire et Fitz n'en fait toujours qu'à sa tête. On aperçoit une lueur d'intelligence dans le tome 7, lorsque les personnes qui viendront lui rendre visite le forceront à réfléchir et prendre du recul. Puis il retombe aussitôt dans ses travers dès qu'il repart en vadrouille.


    Je suis vraiment déçu qu'un tel héros soit aussi sous-exploité. Une palette de talents mis au service de son égoïsme. C'est gaché... Les différentes péripéties qu'il rencontre sont pourtant intéressantes, mais voir une sorte d'ahuri omnipotent les braver comme un manche, sans jamais progresser ni apprendre, je trouve cela décourageant et dommage.


     


    Je suis resté sur ma faim malgré ma longue patience...


     


    Déçu. 

  • Islara

    05/07/2008 à 11h17

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    Comme Choucroot, la 2ème partie m'a semblée moins savoureuse, mais seulement au début. Car après, je trouve que l'histoire avec les Outrîliens est extraordrinaire et il y a des moments d'une intensité exceptionnelle. Il y a peut-être eu un peu de fan-service là-dedans, mais il y avait aussi tant de choses qui étaient restés inexploitées sur la forgisation, les raisons de la guerre, l'origine de l'Art, les clans du Lignage... Et que ceux qui veulent en savoir plus sur le quelqu'un mystrieux, qui a semblé inachevé à Choucroot, aille lire les Aventuriers de mer. Je parle du fou bien-sûr.


    Et à l'inverse de coco, le personnage de Fitz m'a fascinée. Il est peut-être candide et un peu têtu, timide et maladroit en amour mais il est tout sauf égoïste. Courageux, droit et honnête. C'est juste que contrairement aux héros de bcp de livres, il n'est pas parfait et c'est bien.


     

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