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Ghost Recon Advanced Warfighter 2 - Test

Des terroristes, des armes de destruction massive, une organisation militaire secrète, ça sent le Tom Clancy à plein nez.

 

Tom Clancy est l'auteur de nombre de romans de fiction autour du terrorisme. Grand fan de Pif Gadget, il a toujours mis en avant une technologie de pointe utilisée par des organisations militaires secrètes. Evidemment, c'est le genre de scénario qui peut s'adapter facilement à un jeu vidéo, et ça a commencé en 1998, avec Rainbow Six.

L'iron sight, indispensable.
L'iron sight, indispensable.
Pour cet énième jeu « Tom Clancy's », la recette scénaristique est toujours la même. Tout d'abord, on prend un terroriste, on le met à la tête d'une armée et on lui fait acheter une ou deux ogives nucléaires sur eBay. Puis on prend un groupe d'intervention secret, équipé jusqu'aux dents de gadgets technologiques dernier cri, le genre de matériel que même MacGyver ne pourrait pas substituer avec tous les trombones et les élastiques du monde. Une fois qu'on a tous ces éléments, on les mélange à une dose énorme de patriotisme américain, et on obtient un magnifique scénario à la Tom Clancy.

Suivant ce schéma, on se retrouve dans la peau du Capitaine Mitchell, à la tête d'un groupe d'intervention appelé Ghost. Comme leur nom le suggère, ils vont sauver le monde d'une menace nucléaire née d'une armée terroriste du Mexique dont on n'entendra jamais parler.

Bloom, marron, next-gen.
Bloom, marron, next-gen.
Cette équipe est composée de quatre membres, et c'est à nous qu'incombe de choisir les trois Ghosts qui vont nous accompagner, ainsi que l'équipement de chacun. Pour ceux qui sont perdus, une composition d'équipe prédéfinie sera proposée au début de chaque mission. Pour certaines de ces missions, on pourra même choisir le point d'insertion, c'est-à-dire l'endroit où on sera déposé avant de commencer les hostilités. Là encore, on nous expliquera l'avantage et l'inconvénient de chacun des points.

Une fois sur le terrain, il faudra être prudent. Inutile d'espérer faire front à une dizaines d'ennemis en esquivant les balles. On avance doucement, et on donne des ordres à ses équipiers, via une carte tactique, ou directement via une liste sur le réticule si on se retrouve dans l'urgence. Cet aspect stratégique aurait été bien plus intéressant si l'IA des ennemis était plus évoluée. Ici, ils visent assez bien, mais ils n'ont absolument aucune autre notion. Vraiment dommage, car dans un tel jeu, le gameplay en prend un sacré coup.

Un sniper surgit hors de la nuit.
Un sniper surgit hors de la nuit.
L'arsenal disponible est assez vaste, et on pourra à loisir ramasser des armes sur les cadavres des terroristes. Les gadgets sont peu nombreux, mais sur l'un d'entre eux reposent beaucoup d'élements du gameplay. Il s'agit du Cross Com 2.0, qui est un HUD très évolué. Il nous permet de voir au travers des yeux de vos équipiers, de voir des losanges sur les positions des cibles amicales et ennemies, et il ajoute une petite touche bleu ciel à votre uniforme, ce qui est très important vu que tout le reste est terne (et marron).

Dans la veine des jeux dits « next-gen », Ghost Recon Advanced Warfighter 2 nous offre quelque chose de joli, quoiqu'un peu trop terne, et avec une dose de bloom elle aussi un peu trop forte. Au niveau sonore, rien à redire, les musiques comme les sons sont très sympa et contribuent à l'intensité de l'action. Dommage que les différents personnages n'aient rien d'intéressant à dire, car les doublages français sont corrects.

Interdiction de stationner.
Interdiction de stationner.
Les Ghosts constituent une équipe d'intervention rapide, et les développeurs ont cherché à nous le faire comprendre au travers de la durée de vie du jeu. Moins de sept heures pour en venir à bout, c'est très peu. On ne s'ennuie pas, c'est vrai, mais on n'a pas tellement le temps non plus.

Le multijoueur arrive à la rescousse pour réhausser cette durée de vie. Outre un classique « Ghosts contre terroristes », on notera la présence d'un mode coopératif, donnant à la campagne un second souffle.

Ghost Recon Advanced Warfighter 2 n'est pas un mauvais FPS, mais les lacunes sont de taille : la durée de vie est bien trop faible, l'IA est complètement dépassée, et le scénario est tartiné de grandes couches de patriotisme américain.

Configuration de test : Intel Core 2 Duo E6600, 2 Go de DDR2, GeForce 8800 GTX.

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